Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
PENSER LA DEFAITE
LABORIE
PRIVAT
23,59 €
Épuisé
EAN :9782708905214
Aussi y a-t-il des pertes triomphantes à l'envi des victoires ", écrit Montaigne, voire des " succès désastreux à l'envi des défaites ", commente en 1940 Mgr de Solages méditant sur 1918. Au c?ur de cet ouvrage, l'idée et l'événement de la défaite, les formes multiples à travers lesquelles, depuis l'Antiquité, les sociétés sont parvenues ou non à les penser. On songe à la France, avec la récurrence dans son histoire des défaites et des héros vaincus mais fondateurs, de Waterloo à Sedan, de Vercingétorix à Jeanne d'Arc. Pourquoi avoir donné du sens à autant de pertes ? Pourquoi, en leur temps, les Hébreux en ont-ils fait de même ? Pourquoi L'Etrange Défaite, écrit à chaud par Marc Bloch, à l'automne 1940, est-il un des grands textes sur la France du XXe siècle ? La réponse tient peut-être à l'ambivalence même de la défaite, que l'on retrouve à toutes les époques et dans tous les pays. Certes, diverses communautés ont refusé de penser, voire de nommer, la défaite. Mais celle-ci a été souvent l'occasion d'un sursaut, d'un renouveau, d'une (re)fondation, d'où ont émergé de grands règnes et de grandes nations, telle la Prusse après Iéna. Et nombre de peuples ou de communautés ont fait d'une défaite plus ou moins mythique le noyau même de leur mémoire et de leur être. C'est dire la fécondité, et la " nouveauté ", d'une approche comparée des défaites et des usages que l'histoire et la mémoire ont pu en faire.
Résumé : L'arbre à pain, c'est le châtaignier, ce don de Dieu fait aux pauvres pour qu'ils ne meurent pas de faim. Sur le versant aride d'une montagne schisteuse nommée La Vieille Morte, le mas isolé du Castenet tient son nom de cet arbre. Il abrite, depuis des générations, la famille huguenote des Monteil. Le vieil Elie est le dernier représentant de cette longue chaîne de paysans pauvres des Cévennes. Avec stoïcisme, il assiste à la disparition de ce qui a fait l'essence même de sa vie. De ses trois petits-enfants, seul Isaac, l'aîné, lui apporte l'espoir qu'après lui le mas de ses aïeux a encore une chance de survie. Mais la guerre en décide autrement. Rien ne pousse sans effort ni sacrifice !
Le passé, le présent et l'avenir du nucléaire en Grande-Bretagne : tel est le thème qu'aborde ce neuvième numéro des Annales historiques de l'électricité. Au moment où partout dans le monde se pose la question du nucléaire, c'est l'occasion de revenir sur l'expérience d'un pays qui a compté parmi les pionniers, et qui vient de décider de relancer la construction de centrales sur son sol. Le sommaire permettra de découvrir des témoignages d'acteurs britanniques centraux et des articles sur des aspects méconnus de cette histoire. Ce numéro fait aussi la part belle à la traditionnelle rubrique " patrimoine ", en abordant les enjeux touristiques à travers des cas aussi divers que des équipements de recherche sur le solaire dans les Pyrénées ou la maison natale du fameux ingénieur électricien tchèque Krizík, en passant par le " pénibétisme " andalou.
Résumé : Comme chaque année, le jeune Mathieu regarde Antoine Chabrol, son père, partir pour l'estive sur les drailles de grande transhumance. A chacune des étapes d'Antoine, le troupeau s'agrandit pour atteindre quinze cents têtes à l'arrivée sur les hauts plateaux. La plupart des bêtes appartiennent à Auguste Donnadieu, le châtelain du pays, dont Antoine est l'un des métayers. Chaque été, Antoine reste cinq mois sur le causse. Pendant cette période, Adeline, sa femme, doit élever seule leurs quatre enfants. Rythmée par l'absence des hommes, la vie de ces protestants cévenols semble immuable. Cependant, des soubresauts secouent bientôt la région, une flambée de révolte soulève les paysans épuisés et miséreux. Les Chabrol ne seront pas épargnés... Ils devront combattre l'adversité en lui opposant l'obstination née de leur labeur et l'amour qu'ils se vouent les uns aux autres pour retrouver le bonheur.
Résumé : L'événement que l'historien Pierre Laborie (1936-2017) nous aide à penser est celui, majeur, de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance, tel que les Français l'ont vécu au jour le jour, sans savoir ce que seraient les lendemains. Pour ce faire, il convient de se débarrasser au préalable d'innombrables idées fausses induites par les usages politiques et mémoriels de cette période et qui, à force d'être répétées, ont pris valeur d'évidences. Les mots de Pierre Laborie, forgés pour étudier l'opinion publique et les comportements des années 1930 et 1940, appartiennent désormais au langage commun des historiens : ambivalence, mental-émotionnel collectif, penser-double, non-consentement. Ils aident à retrouver les clés, les gestes, les paroles, les masques, les silences, les non-dits, l'implicite des expériences du temps perdu et dispersé des années "troubles". "Il y a des mots qui font vivre", écrivait Paul Eluard. Tel est bien le cas de ceux de Pierre Laborie, convaincu que "l'Histoire s'efforce, au-delà de la fragilité des émotions, de tisser quelques-uns des fils qui transmettent l'expérience pour que l'héritage serve à un dialogue de raison, qui font des fidélités maintenues une volonté de dépassement du néant".
Dans Le Rêve perdu de La sagesse grecque, Bertrand Vergely exprime ce qui fait l'essence de la Grèce, de sa beauté, de sa sagesse et du bonheur qu'elle dispense quand on a la chance de pouvoir y voyager, avec comme fil conducteur l'homme divin, modèle de l'homme idéal recherché autrefois par les Grecs. Une passionnante odyssée littéraire et vécue, philosophique et spirituelle, à la recherche d'une sagesse perdue qui nourrit et qui apaise. Le Rêve perdu de la sagesse grecque. Bertrand Vergely est philosophe. Ancien professeur en khâgne, à Sciences Po et à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il est l'auteur de nombreux ouvrages remarqués, dont Notre vie a un sens ! chez Albin Michel.
Cépage emblématique du Languedoc et du Roussillon, connu depuis l'Antiquité en Méditerranée, le muscat à petits grains a été porté par son produit phare, le vin doux naturel. Cet ouvrage évoque ce vin historique, issu d'un territoire illustre entre Sète et Montpellier, et d'une si grande notoriété qu'il entraîne dans son sillage les autres productions du Languedoc. A l'heure de la mondialisation, le cépage aux grappes d'or, précoces et fragiles, aux arômes puissants emprunte de nouvelles voies. L'introduction de techniques pointues ou d'une culture biologique, voire naturelle, ouvre à de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Elles insufflent un air régénérant sur ce patrimoine viticole hors normes, qui se dévoile ici dans toute sa superbe : doux, sec, moelleux, rosé, effervescent... un cépage aux racines millénaires ancré dans les enjeux contemporains.
Dans ce livre, Jean-Marie Périer nous ouvre les portes de la gigantesque galerie que fut le début de sa carrière de photographe dans les années 1960-1970. Il emmène le lecteur à la rencontre des icones naissantes de cette période aussi bien en France qu'à l'international. Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Françoise Hardy ou encore les Beatles ou Marianne Faithfull se succèdent à travers les pages et s'offrent au lecteur à travers l'objectif de Jean-Marie Périer. Près de 400 photos (dont 150 inédites), noir et blanc ou couleur, grand ou petit format, retracent une époque immortalisée par l'un de ses plus grands photographes. Le livre alterne photos et, pour la première fois, de longs textes qui se complètent et plongent le lecteur au coeur des deux décennies. Jean-Marie Périer y évoque sa vision de cette génération qu'il a connue et côtoyée et livre des anecdotes intimes sur des personnalités qui ont marqué une époque et sont entrées dans la légende.Notes Biographiques : Photographe emblématique de la période « yéy?, Jean-Marie Périer fait ses premières armes en tant qu'assistant du photographe Daniel Filipacchi pour les magazines Marie-Claire, Paris Match, Télé 7 jours et Jazz magazine. Mais c'est la création de l'émission radio Salut les copains en octobre 1959 suivi de peu par celle du mensuel éponyme qui lance la carrière de Jean-Marie Périer. Les jeunes chanteurs des années 1960 se succèdent devant son objectif. Il réalise notamment la célèbre photo de groupe qui réunit 46 vedettes du mouvement « yéy?. Dans les années 1970, il tente l'aventure cinématographique et dirige notamment son ami Jacques Dutronc dans Antoine et Sébastien et Sale rêveur. Jean-Marie Périer part ensuite aux Etats-Unis pour réaliser de nombreux clips publicitaires devenus iconiques. Il revient en France au début des années 1990 et travaille pour le magazine Elle en photographiant des mannequins et des défilés de grands couturiers. Dans les années 2000, il publie de nombreux ouvrages dont Enfant gâté (Fixot, best-seller) dans lequel il revient sur sa filiation. Depuis le début des années 2000, ses photos sont exposées très régulièrement en France (récemment à l'arche de la Défense à Paris) et à l'étranger. Il vit désormais à Villeneuve-d'Aveyron mais sa valise et ses appareils photo sont toujours prêts pour l'aventure.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.