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Le Muscat à petits grains
Monferran Florence
PRIVAT
19,90 €
Épuisé
EAN :9782708956438
Cépage emblématique du Languedoc et du Roussillon, connu depuis l'Antiquité en Méditerranée, le muscat à petits grains a été porté par son produit phare, le vin doux naturel. Cet ouvrage évoque ce vin historique, issu d'un territoire illustre entre Sète et Montpellier, et d'une si grande notoriété qu'il entraîne dans son sillage les autres productions du Languedoc. A l'heure de la mondialisation, le cépage aux grappes d'or, précoces et fragiles, aux arômes puissants emprunte de nouvelles voies. L'introduction de techniques pointues ou d'une culture biologique, voire naturelle, ouvre à de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Elles insufflent un air régénérant sur ce patrimoine viticole hors normes, qui se dévoile ici dans toute sa superbe : doux, sec, moelleux, rosé, effervescent... un cépage aux racines millénaires ancré dans les enjeux contemporains.
Oulipien, le XVIe siècle ? Reconnaissons du moins qu'il constitue pour la France une période singulière en matière de versification. On lui doit une part non négligeable des termes qui nous servent encore aujourd'hui à désigner des faits métriques (césure, décasyllabe, diérèse, hémistiche, quatrain, strophe...), comme l'introduction du sonnet, de l'alternance des rimes ou la "redécouverte" de l'alexandrin. Plus fondamentalement, on lui doit un grand nombre de débats, de réflexions et d'expérimentations de toutes sortes. Parmi d'autres, les poètes et les théoriciens cherchent ainsi à construire le partage entre vers et prose, à trouver les moyens pour la prosodie vernaculaire de conserver ou de restituer, par d'autres voies, les prestigieuses métriques anciennes. Ils cherchent encore à exploiter les possibilités expressives du vers et de la rime, adaptant ceux-ci, autant que faire se peut, au sujet ou au destinataire des poèmes par un processus mimétique qui veut que l'harmonie créée par les sons, les nombres et leurs rapports reproduise celle des objets du monde. Dans le prolongement de la lyrique médiévale et de son foisonnement, mais avec d'autres formes et d'autres cadres, le vers français à la Renaissance s'essaie alors tous azimuts. C'est ce moment, parfois sous-estimé, d'expérimentation et d'effervescence autour des possibles du vers et de la prosodie vernaculaire, dont les contributions de ce volume cherchent à rendre compte.
Elles avaient bien du charme, ces "amies d'Héloïse" qui valurent à Hélène de Monferrand le prix Goncourt du Premier Roman. Dans les lettres qu'elles s'écrivaient, toute leur vie passait. Et leur époque. Leurs amours "différentes" - dont elles parlaient sans baisser la voix ni les yeux - n'étaient plus avec elles un défi, une étrangeté, une anomalie, un cas, elles étaient l'amour même. L'amour, cette évidence. L'une d'elles, Suzanne, se donnait la mort au milieu du roman. C'est à elle que la romancière donne ici la parole. Du jour où elle se sait condamnée, Suzanne décide de tenir son journal et de rédiger ses souvenirs: pour Héloïse, la femme qu'elle a probablement le plus aimée, et pour elle-même. Avec une rare lucidité et sans complaisance, elle déroule le film d'une existence pendant laquelle elle a connu le désespoir, frôlé la mort, mais aussi donné et reçu beaucoup d'amour, passionnément aimé la vie et les plaisirs des sens.
En 1964, Claire et Héloïse achèvent leurs études secondaires. Leur amitié ne s'interrompt pas pour autant, et leurs lettres vont nous rendre témoins de leur vie. A Vienne, Héloïse rencontre Erika, qui lui révèle l'amour homosexuel. Bientôt d'autres femmes, jeunes ou moins jeunes, sages épouses ou amazones, apparaissent dans ce livre à plusieurs voix. Si l'amour entre femmes, évoqué librement et simplement avec ses joies, ses drames, ses plaisirs, est le thème dominant de ces pages, c'est aussi le roman de l'amitié, des passions, de la liberté, de la vie comme elle va. Et du monde qui change, de la décolonisation aux lendemains de Mai 68. Une chronique impertinente et brillante, pleine de personnages singulièrement attachants, couronnée en 1990 par le prix Goncourt du Premier Roman. Biographie: Née en 1947 à Saint-Mandé, Hélène de Monferrand passe son enfance en Algérie, à Sidi-bel-Abbès, jusqu'à l'âge de onze ans, puis rentre en France avec sa famille. Elle suivra des études de Lettres à Nanterre et à la Sorbonne. Musicienne, elle joue du piano et du clavecin. Les Amies d'Héloïse, son premier roman, a obtenu le prix Goncourt du premier roman en 1990. En 1991, elle publie journal de Suzanne, qui reprend les personnages de son précédent livre.
Jaillie de la nuit des âges, la vigne cultive par excellence un art du temps. Elle s'est forgée au cours des siècles par la lente constitution d'un terroir, l'élaboration patiente et tâtonnante de vins, mais aussi en tant qu'objet culturel, mis en relation dès l'Antiquité avec des arts, des lettres. Cet art du temps plonge dans nos racines viticoles, s'y abreuve, pour mieux nous interroger aujourd'hui sur la pérennité de la vigne et du vin." Florence Monferran nous propose de cheminer ensemble au milieu de vins et de cépages, de conduites biologiques pionnières, adossées à une histoire en perpétuel mouvement. Elle aborde la notion du vin et du temps dans différentes acceptations (temps historique, météorologique, prendre son temps, éprouver l'accélération d'évènements climatiques). Le propos oscille entre le particulier et la portée générale, l'exemple et la synthèse, qui se nourrissent les uns les autres. Ils apportent un éclairage sur l'évolution de la viticulture, à travers des chroniques parues au fil des jours, au plus près du vivant, au cours de la décennie 2012-2022. L'expérimentation qu'elle mène sur des pratiques d'excellence, retrouvées dans les archives, pénètre au coeur de patrimoines viticoles, les relie à un mode de production biologique comme deux versants d'une même préservation. Elles éclairent de concert l'apport de pratiques anciennes dans les nouveaux territoires du vin (biodynamie, nature, agroforesterie par exemple). De même, de la biodiversité ressurgit à une vinodiversité, l'intérêt se porte naturellement sur la réappropriation des cépages anciens, effacés dans la standardisation mondiale. Par ailleurs, un voyage dans les arts et lettres, et dans les vignes dans ce Languedoc qui lui est cher, complètent la recherche d'une culture multiforme. A l'heure d'enjeux cruciaux, l'ancienneté de notre viticulture comme la continuité de la pratique à travers les siècles nous confèrent une responsabilité : rechercher les voies d'un futur possible pour les générations qui nous suivent, à l'horizon 2030.
Le Caravage de Toulouse, c'est une histoire que l'on a du mal à croire. Dans un mystérieux grenier en Haute Garonne, un jour, on trouve un mystérieux tableau. Maître Labarbe, commissaire priseur à Toulouse est appelé pour estimer la toile. Une fois sur place, il passe un coton imbibé d'eau sur un regard qui l'a tout de suite frappé, celui d'une personne âgée au visage tout ridé. Là il a une révélation. Ce tableau n'est pas commun, il doit dater du XVIIe siècle. Il prend une photo et l'envoie sur le champ au cabinet d'Eric Turquin, expert parisien. Ainsi commence l'incroyable histoire du tableau attribué à Caravage, ce peintre maudit qui passera sa vie à fuir pour mourir, à 38 ans, sur une plage de Toscane. C'est à Naples en 1607, que le maître du clair obscur aurait peint cette scène dramatique, puissante et violente tirée de la Bible : Judith décapitant le général assyrien Holopherne sous les yeux de sa servante Abra. Abra, celle dont le regard avait frappé Maître Labarbe le jour où il vit le tableau pour la première fois. Tableau qui cinq ans plus tard sera vendu à un prix astronomique à un riche collectionneur étranger deux jours avant que ne se tienne la vente aux enchères attendue depuis des semaines comme un grand show à la Halle aux grains, lieu emblématique toulousain. Et ce tableau n'a pas encore livré tous ses secrets.Notes Biographiques : Patrick Bonazza habite à Toulouse. Après des études à Science Po et Science Éco à Grenoble, il a été amené à travailler pour L'Express et le Nouvel Observateur. Journaliste spécialisé en économie et auteur de nombreux ouvrages, il a travaillé pendant vingt ans comme rédacteur en chef de la section économie du Point avant de venir s'installer à Toulouse en 2015. Aujourd'hui encore, il collabore avec Le Point dans la rédaction d'articles économiques de portée nationale qu'il signe sous le nom d'André Trentin.
CONCORDE... Il y a ceux qui l'ont conçu, fabriqué, testé, exploité. Il y a ceux qui ont voyagé à Mach 2, sous les couleurs d'Air France ou de British Airways. Paris-New York en 3 h 30 ! II y a aussi les curieux fascinés qui allaient simplement le voir voler, pour le plaisir, pour le rêve, pour la beauté. Concorde a donné confiance A l'industrie européenne naissante en la persuadant qu'elle était capable de réussir des défis alors inimaginables et en l'imposant durablement. Si Concorde est aujourd'hui un avion de musée, son expérience passée, inégalée dans le monde, n'en inspire pas moins des projets novateurs, signes précurseurs de l'avènement possible d'une nouvelle ère du transport supersonique civil. Dans l'imaginaire de tous, Concorde est un avion d'exception. Entre nostalgie et futurisme, entre oeuvre d'an et summum de technicité, il constitue ainsi un des repères A la fois culturel et technologique de notre patrimoine. Pour se souvenir et pour rêver encore, toujours.
Porel Jacques ; Périer Jean-Marie ; Baudot Françoi
Réjane ou la Belle Epoque, c'est l'histoire d'un destin hors du commun : celui de Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane, l'immense actrice qui fascina la France et l'Amérique à l'aube du XXe siècle. Dans un récit autobiographique puissant de tendresse et d'esprit que nous a laissé Jacques Porel, son fils, se dessine ainsi le portrait d'une femme talentueuse, insaisissable et passionnée qui dédia sa vie au théâtre, depuis sa vocation précoce jusqu'à son dernier souffle. Réjane ou la Belle Epoque. En préambule, Jean-Marie Périer, arrière-petit-fils de Réjane, rend un vibrant hommage à sa famille complété par un texte de François Baudot sur cette reine du Boulevard et son époque.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.