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L'expérience du vers en France à la Renaissance
Monferran Jean-Charles
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840508953
Oulipien, le XVIe siècle ? Reconnaissons du moins qu'il constitue pour la France une période singulière en matière de versification. On lui doit une part non négligeable des termes qui nous servent encore aujourd'hui à désigner des faits métriques (césure, décasyllabe, diérèse, hémistiche, quatrain, strophe...), comme l'introduction du sonnet, de l'alternance des rimes ou la "redécouverte" de l'alexandrin. Plus fondamentalement, on lui doit un grand nombre de débats, de réflexions et d'expérimentations de toutes sortes. Parmi d'autres, les poètes et les théoriciens cherchent ainsi à construire le partage entre vers et prose, à trouver les moyens pour la prosodie vernaculaire de conserver ou de restituer, par d'autres voies, les prestigieuses métriques anciennes. Ils cherchent encore à exploiter les possibilités expressives du vers et de la rime, adaptant ceux-ci, autant que faire se peut, au sujet ou au destinataire des poèmes par un processus mimétique qui veut que l'harmonie créée par les sons, les nombres et leurs rapports reproduise celle des objets du monde. Dans le prolongement de la lyrique médiévale et de son foisonnement, mais avec d'autres formes et d'autres cadres, le vers français à la Renaissance s'essaie alors tous azimuts. C'est ce moment, parfois sous-estimé, d'expérimentation et d'effervescence autour des possibles du vers et de la prosodie vernaculaire, dont les contributions de ce volume cherchent à rendre compte.
Cépage emblématique du Languedoc et du Roussillon, connu depuis l'Antiquité en Méditerranée, le muscat à petits grains a été porté par son produit phare, le vin doux naturel. Cet ouvrage évoque ce vin historique, issu d'un territoire illustre entre Sète et Montpellier, et d'une si grande notoriété qu'il entraîne dans son sillage les autres productions du Languedoc. A l'heure de la mondialisation, le cépage aux grappes d'or, précoces et fragiles, aux arômes puissants emprunte de nouvelles voies. L'introduction de techniques pointues ou d'une culture biologique, voire naturelle, ouvre à de nouveaux goûts, de nouvelles sensations. Elles insufflent un air régénérant sur ce patrimoine viticole hors normes, qui se dévoile ici dans toute sa superbe : doux, sec, moelleux, rosé, effervescent... un cépage aux racines millénaires ancré dans les enjeux contemporains.
Jaillie de la nuit des âges, la vigne cultive par excellence un art du temps. Elle s'est forgée au cours des siècles par la lente constitution d'un terroir, l'élaboration patiente et tâtonnante de vins, mais aussi en tant qu'objet culturel, mis en relation dès l'Antiquité avec des arts, des lettres. Cet art du temps plonge dans nos racines viticoles, s'y abreuve, pour mieux nous interroger aujourd'hui sur la pérennité de la vigne et du vin." Florence Monferran nous propose de cheminer ensemble au milieu de vins et de cépages, de conduites biologiques pionnières, adossées à une histoire en perpétuel mouvement. Elle aborde la notion du vin et du temps dans différentes acceptations (temps historique, météorologique, prendre son temps, éprouver l'accélération d'évènements climatiques). Le propos oscille entre le particulier et la portée générale, l'exemple et la synthèse, qui se nourrissent les uns les autres. Ils apportent un éclairage sur l'évolution de la viticulture, à travers des chroniques parues au fil des jours, au plus près du vivant, au cours de la décennie 2012-2022. L'expérimentation qu'elle mène sur des pratiques d'excellence, retrouvées dans les archives, pénètre au coeur de patrimoines viticoles, les relie à un mode de production biologique comme deux versants d'une même préservation. Elles éclairent de concert l'apport de pratiques anciennes dans les nouveaux territoires du vin (biodynamie, nature, agroforesterie par exemple). De même, de la biodiversité ressurgit à une vinodiversité, l'intérêt se porte naturellement sur la réappropriation des cépages anciens, effacés dans la standardisation mondiale. Par ailleurs, un voyage dans les arts et lettres, et dans les vignes dans ce Languedoc qui lui est cher, complètent la recherche d'une culture multiforme. A l'heure d'enjeux cruciaux, l'ancienneté de notre viticulture comme la continuité de la pratique à travers les siècles nous confèrent une responsabilité : rechercher les voies d'un futur possible pour les générations qui nous suivent, à l'horizon 2030.
Alors que dans les études françaises de sémiotique structurale, les contes constituaient l'un des lieux privilégiés des échanges entre littérature et linguistique, ils font aujourd'hui l'objet de productions séparées. Le présent ouvrage, qui fait dialoguer des linguistes et des littéraires travaillant sur Perrault, entend produire l'analyse critique de ce cloisonnement disciplinaire. Prenant appui sur le corpus des Contes, il réfléchit aux conditions de possibilité d'un retour de l'interdisciplinarité. Les contributions ici réunies illustrent le tournant "discursiviste" des sciences du texte. La première partie de l'ouvrage rassemble les actes d'une journée d'études organisée à la Sorbonne en mai 2008 - soit quarante ans après le célèbre colloque "Linguistique et littérature" de Cluny - sur le thème: "Linguistique et littérature en dialogue. Le cas des Contes de Perrault". La deuxième enregistre l'intégralité des débats théoriques qui ont accompagné les communications. La dernière partie met à disposition du public deux versions en vers inconnues, anonymes et jusqu'ici manuscrites, des Souhaits ridicules et du Petit Chaperon rouge. Conservateur à la réserve des livres rares de la BNF, leur éditeur Intellectuel met au défi les analystes du discours de se saisir de ces "objets textuels non identifiés". Le présent ouvrage entend ainsi montrer que le dialogue entre les disciplines n'est pas (toujours? nécessairement?) "un conte de peau d'âne". II s'adresse à tous les spécialistes des sciences du texte intéressés par la recherche interdisciplinaire et, par-delà, à tous les amateurs de fables.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.