Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'écart absolu : Miguel Abensour
Labelle Gilles
SENS ET TONKA
22,50 €
Épuisé
EAN :9782845342774
Pourquoi "l'écart absolu"? Pourquoi "écart", et pourquoi "absolu"? "Ecart", d'abord, par rapport à quoi Pour Miguel Abensour, l'enjeu de toute pensée critique consistait à se situer à distance des "lignes culturelles et politiques" qui orientent et organisent le réel existant. Il est aisé de se dire "critique"; il l'est beaucoup moins de circonscrire un lieu - et de s'y tenir - où ces "lignes culturelles et politiques" sont tenues à distance, où la pensée se conjugue avec une liberté qui fait entrevoir d'autres chemins, d'autres voies. Un Ailleurs. Une "pensée libre" entendue en ce sens est ou n'est pas - elle ne peut se tenir que dans un écart "absolu" avec le réel existant. Cette pensée annonce obstinément le "retour des choses politiques", que le réel existant cherche à recouvrer, pour lui substituer la Nécessité économique ou la Morale. "Retour des choses politiques" lisible tout autant, suivant Abensour, dans la persistance de l'utopie ou du motif de l'héroïsme en politique que dans les écrits de penseurs et de philosophes contemporains qui, même quand ils ne se proposent pas explicitement de faire du politique leur objet, tissent néanmoins la trame d'une "philosophie politique" étrange, aux contours indéfinis, intempestive eu égard à la tradition, que l'on s'autorisera à dire "critico-utopique". L'écart absolu n'est pas I"'objet" de l'oeuvre de Miguel Abensour : plutôt que d'en parler, il serait plus juste de dire qu'elle l'incarne.
Le vieil homme interroge aujourd'hui l'enfant qu'il était hier avec son père, lors de leur séjour sur la ligne Maginot. Quelque temps après, ce fut l'exode de 1940 en Dordogne. L'adulte retrouvera-t-il les lieux fréquentés par le garçon de quatre ans? A partir de l'évocation des jours anciens, d'autres personnes, d'autres événements, lui reviendront-ils à l'esprit? Quelles surprises lui réserve ce parcours à contre-courant? Se comprendra-t-il mieux à la lumière de ce qu'il découvre? Quelles résonances vont provoquer l'écho qui lui parvient bien après coup? Pourquoi Sadillac? De nouveaux visages l'attendent-ils en Périgord? Lui, témoin de la seconde guerre mondiale, voit sa modeste histoire croiser la grande sur le chemin de la mémoire. Remontant plus loin encore dans les siècles, parviendra-t-il à éclairer l'histoire des liens de ses ancêtres du Maine avec ses cousins Labelle du Québec? Le lecteur est convié à entrer par touches successives dans les souvenirs d'enfance de cet homme dont les poèmes, composés au gré du temps, scandent la marche et ponctuent les étapes.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.
Il y a un peu plus de vingt ans, Marcel Gauchet livrait ses réflexions sur le long et lent processus de désenchantement du monde qui, de l?intérieur même de la compréhension religieuse du monde, a abouti à l?affirmation de l?autonomie humaine et à la prise en main par les hommes de leur destin collectif. Cette thèse a fait l?objet de nombreuses discussions et controverses qui portaient sur la validité de la reconstruction historique générale, sur la méthode guidant cette dernière, et enfin sur la vérité du diagnostic final. Ces questions ont leur intérêt et ont été déjà vivement débattues. Ce livre sur et à partir de la pensée de Gauchet sera toutefois différemment orienté. Il porte davantage sur les effets du désenchantement sur la démocratie elle-même que sur l?origine du désenchantement du monde. Il semble en effet que la démocratie contemporaine, en gros la démocratie des individus et des identités, subisse à son tour les effets du désenchantement et qu?elle tende à devenir une démocratie "contre elle-même". C?est du moins dans ce sens que l?on pourrait lire les ouvrages plus récents de Gauchet, La religion dans la démocratie (1998), La démocratie contre elle-même (2002) et La condition politique (2007). L?avènement de cette démocratie désenchantée ouvre tout un ensemble d?interrogations qui seront au coeur de cet ouvrage : un tel diagnostic est-il juste ? Jusqu?à quel point la démocratie peut-elle se retourner contre elle-même ? Un régime politique qui effacerait toute trace de croyable est-il possible ? Comment la démocratie doit-elle réagir devant les tentatives idéologiques de réenchantement du monde ? Quelles seraient les ressources internes à la démocratie pour corriger les excès provoqués par son propre désenchantement ?
Avec l'accélération de la mondialisation, une opinion qui aurait, jusqu'il y a peu, été taxée d'incongruité, semble avoir gagné le statut d'évidence : le système étatique mondial serait menacé et appellerait à une profonde redéfinition des attributs, des structures et du rôle traditionnellement dévolus aux Etats. Malgré un échiquier géopolitique modifié, où les frontières s'évanouissent et où les cultures et les traditions nationales s'amalgament jusqu'à l'extinction, il faut cependant reconnaître que la mondialisation n'est pas (encore) venue à bout des Etats, des sociétés qui les composent et des divers problèmes que crée la cohabitation au sein de leurs institutions traditionnelles. Bien au contraire, la mondialisation a souvent contribué à enclencher en série des situations qui se répercutent sur les plans social et étatique. Dans toutes ces situations, c'est aux Etats, à leur gouvernement et à la société entière qu'il appartient de restaurer, voire de réinventer, la trame des communautés politiques. Non pas en érigeant des barrages à la mondialisation, mais en contribuant à la création des institutions d'une gouvernance globale juste et efficace. Rassemblant des collaborateurs de l'Europe, du Québec, du Canada anglais et des Etats-Unis, ce livre questionne, sous des angles différents, la pertinence théorique de la notion de communauté politique lorsqu'il s'agit de penser le pluralisme résultant de l'immigration internationale. II pose aussi un regard critique sur le rôle que cette notion joue dans les approches courantes des phénomènes liés à la diversité. Car plusieurs questions se posent maintenant, dont celle, au premier chef, de la capacité des appareils d'Etats contemporains de cimenter des communautés politiques dans un contexte de mobilité spatiale accrue et de transnationalisme croissant.
Faut pas prendre les enfants du cardinal pour des enfants du Bon Dieu ! Connectez-vous sur CM-Free, le premier syndicat virtuel ! Joyeux Noël ! Et ce mardi 15 décembre 1998 à 11 h 30, la bombe explose. CM-Free était sur tous les écrans. J'entendais des bribes de paroles, " d'où ça peut venir ? ", " Ça vient de l'extérieur ", " oh putain... ", " Georges c'est le pseudo du mec ", " Ils y vont pas de main morte ", " ils ont raison sur toute la ligne ", " ils sont sûrement plusieurs ", c'est super ! ". J'entrai dans la cafétéria raide comme un automate. Elle était vide. J'allumai une cigarette et m'efforçai de respirer calmement.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Ecrit du mois de mars 1999 au mois de mars 2000 - d'où son titre -, cet ouvrage constitué de courtes satires fait référence à la cruauté et à l'absurdité de l'Homme désarmé, malgré tout, face à son propre désarroi. Tu lui dirais alors noblement oui de l'estocade tu meurs c'est beau et le taureau sonderait fier le regard qui ternit le souffle qui s'éteint sous le ciel imparable du soleil sévillan il couperait alors les oreilles et la queue - les couilles du héros en bouquet dans sa bouche séchantes - de ces trophées muni dans son enclos enfin ferait le signe de la croix...
On est entré à Mélise par la porte du Souhait. es jardins de Mélise décident si tu es amant ou aimé et j'y ai vu une ville qui songe. Le troisième jour, j'ai visité les jardins de Mélise : jardin de regards, jardin d'odeurs, jardin d'histoire, jardin d'ombre et de lumière, ou jardin des passages, ils sont des parcours que l'on suit lorsqu'on a décidé, pour chacun de ses fleurs. J'ai décidé d'un jardin d'oubli, Dieu sait pourquoi. C'est un jardin à trois fleurs.