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La Tête-Plate. Conflits et alliances dans le Nord-Ouest américain
Chevalier Emile
CULTUREA
17,00 €
Épuisé
EAN :9791041822232
-Les Chinouks sont des femmelettes. Ils ne savent pas plus vaincre leurs ennemis que les torturer. Moi, j'ai tué deux fois quatre de leurs guerriers. -Tu as menti, Queue-de-Serpent, répliqua un des chefs, en frappant le prisonnier de son tomahawk. Un flot de sang jaillit de la blessure que celui-ci avait reçue au visage. Sans pousser une plainte, il continua : -Oui, dans ma cabane, pendent les chevelures de deux fois quatre de ceux que les Chinooks appellent leurs braves sont morts en pleurant comme des daims timides. Un nouveau coup de tomahawk l'atteignit à la poitrine. Les muscles frémirent, ses dents grincèrent et des gouttes de sueur perlèrent son front, mais la douleur ne lui arracha aucun cri, aucun mouvement convulsif. -Les Chinouks, poursuivit-il stoïquement, ont le bras aussi faible que l'esprit. C'est du sang de lièvre qui gonfle leur coeur. Comment pourraient-ils triompher des vaillants Clallomes, eux qui ne peuvent les renverser quand les Clallomes sont attachés ? J'ai enlevé ta femme, Oeil-de-Carcajou, et elle m'a servi comme esclave. A ces mots, l'indien qu'il interpellait bondit de fureur. Tirant de sa gaine un long couteau, il se précipita sur le captif pour l'en percer. Un de ses compagnons l'arrêta. -Non, ne le tue pas encore, lui dit-il ; nous lui montrerons comment les Chinooks traitent les hiboux de son espèce. Et, saisissant un bâton enflammé qui se consumait sur un brasier voisin, il flamba les jambes de sa victime, tandis que Oeil-de-Carcajou lui faisait de larges entailles dans le ventre en vociférant : -Si tu as rendu ma femme esclave, je rendrai la tienne veuve, et je mangerai ta chair pour en jeter le reste aux chiens. -Mange-la donc ; car tu en as besoin pour te donner le courage qui te manque, reprit froidement le Clallome.
L'INSURRECTION -Je vous répète, maître, que les hommes sont mécontents. Ils menacent de se révolter. -Est-ce pour cela que tu es venu me troubler ? -Mais... -Mais... qu'on donne la cale sèche aux plus mutins et qu'on fasse courir la bouline aux autres ! Par Notre-Dame de Bon-Secours, c'est moi qui commande à bord, et je veux être obéi, entends-tu, Louison ? -Sans doute, sans doute, maître. Cependant, si j'osais... -Quoi ? -Vous êtes plus savant que moi, maître, plus savant que nous tous, oh ! nous le savons bien ! ... -Au but ! -C'est, répondit timidement Louison, que les vivres commencent à manquer sur le Saint-Rémi. L'eau est à moitié gâtée, et encore ai-je été obligé de diminuer les rations ce matin. Puis, s'enhardissant, il ajouta d'un ton plus décidé : -Nos gens crient, voyez-vous, maître Guillaume. Ils disent, comme ça, que depuis trop longtemps nous tenons la mer ; que ce n'était point pour un voyage de découvertes, mais bien pour faire la pêche desmoluesqu'ils se sont embarqués ; qu'il n'existe aucune terre dans ces parages ; que, s'ils cèdent davantage à votre obstination, une mort affreuse les attend au milieu des glaces qui nous environnent, et... -Et tu partages leurs appréhensions ! interrompit maître Guillaume en haussant les épaules. -Oh ! essaya Louison avec un air de dignité blessée. -Ne nie point, par Notre-Dame de Bon-Secours, ne nie point ; je te connais, mon gars, tu es aussi couard que le dernier de nos novices. Mais, sois tranquille, je ferai, à mon retour à Dieppe, un bon rapport de ta conduite ! -Je ne croyais pas, maître, avoir manqué à mes devoirs, repartit Louison avec une humilité feinte, car il accompagna ces paroles d'un regard haineux, quoique habilement dissimulé sous la paupière. -Assez sur ce sujet ! s'écria Guillaume en frappant du pied. Comment nommes-tu les rebelles ? -Il y a d'abord : Cabochard, Brûlé-Tout, Gignoux Loup-de-Mer, puis... -Ce sont les meneurs, ceux-là, n'est-ce point ? -Je le présume, maître. -Alors, qu'on leur inflige la grand'cale ! -J'avais pensé que la cale sèche...
RESUME : "Jacques Cartier" d'Emile Chevalier est une biographie captivante qui plonge dans la vie et les explorations de l'un des plus célèbres navigateurs français du XVIe siècle. Le livre retrace les voyages audacieux de Cartier, qui a été mandaté par le roi François Ier pour trouver une route vers l'Asie par l'ouest. A travers ses expéditions, Cartier a cartographié le golfe du Saint-Laurent et a posé les bases de la colonisation française en Amérique du Nord. Ce récit détaillé met en lumière les défis qu'il a rencontrés, des conditions climatiques rigoureuses aux interactions complexes avec les peuples autochtones. Chevalier dépeint également le contexte historique de l'époque, où les ambitions territoriales et commerciales de la France étaient en pleine expansion. Le livre explore les motivations personnelles et professionnelles de Cartier, offrant une perspective enrichissante sur sa détermination et son ingéniosité. Par une narration rigoureuse et documentée, Emile Chevalier réussit à capturer l'essence d'un homme dont les découvertes ont profondément marqué l'histoire du Canada et de la France. Ce livre est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à l'histoire des grandes explorations et à l'héritage de Jacques Cartier. L'AUTEUR : Emile Chevalier est un auteur et historien français dont les travaux se concentrent principalement sur les figures emblématiques de l'histoire de France. Bien que peu de détails soient disponibles sur sa vie personnelle, son oeuvre témoigne d'une profonde connaissance et d'un intérêt marqué pour les explorateurs du passé. Chevalier est reconnu pour sa capacité à rendre l'histoire accessible et engageante, en alliant rigueur académique et narration vivante. Ses recherches sont souvent basées sur des sources primaires et secondaires fiables, ce qui confère à ses écrits une authenticité et une précision remarquables. En plus de "Jacques Cartier", il a écrit plusieurs autres biographies qui explorent les vies et les exploits de figures historiques importantes. Son style est apprécié pour sa clarté et sa capacité à situer les événements dans leur contexte historique plus large, offrant ainsi aux lecteurs une compréhension enrichie des sujets abordés. Chevalier continue de contribuer à la littérature historique française, inspirant tant les amateurs d'histoire que les chercheurs académiques.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.
Les Deux Gentilshommes de Vérone (The Two Gentlemen of Verona) est une comédie de William Shakespeare qui date du début de sa carrière. Elle présente la liste de personnages la plus réduite de tout le canon shakespearien et c'est dans cette pièce que Shakespeare met pour la première fois en scène une jeune fille se déguisant en garçon. La pièce aborde les thèmes de l'amitié et de la fidélité, mais elle doit une grande partie de sa saveur comique au personnage du clown Lancelot, serviteur du changeant Protéo, et à son chien Crab "le plus bel exemple de cabotinage de tout le théâtre shakespearien" selon un critique. résumé : Valentin et Protéo sont amis. Valentin veut voyager et voir le monde, Protéo, amoureux de Julia, refuse d'abord de l'accompagner. Mais le père de Protéo, qui souhaite que son fils acquière de l'expérience, l'envoie rejoindre Valentin à Milan. Julia et Protéo font des adieux déchirants. A Milan Valentin est tombé amoureux de Silvia. Par un étonnant revirement Protéo oublie Julia et tombe amoureux d'elle au point de calomnier son ami auprès du duc de Milan, le père de Silvia, qui bannit le malheureux. Valentin erre dans la forêt où il rencontre une troupe de gentilshommes bannis comme lui et devenus hors-la-loi. Ils lui proposent soit de mourir soit de devenir leur chef. Julia, sans nouvelles de Protéo et inquiète, prend l'habit de garçon et se rend à Milan. Là elle découvre son infortune et entre au service de Protéo comme page. En remettant une lettre à Silvia, elle apprend que celle-ci méprise Protéo et pleure la mort de Valentin (nouveau mensonge de Protéo). Julia est perplexe. Elle ne peut ni haïr l'homme qu'elle aime ni sa rivale innocente. Exaspéré par son dédain, Protéo essaie de violer Silvia dans la forêt mais Valentin intervient à temps pour la sauver. Il se fâche puis se réconcilie avec Protéo, allant jusqu'à lui offrir Silvia en gage d'amitié. La malheureuse Julia en perd connaissance ; son identité est révélée et cette découverte rallume soudain la flamme de Protéo. Chacun retrouve sa chacune, les hors-la-loi sont graciés et tout le monde retourne joyeusement à Milan.