Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La fille des indiens rouges. Une aventure polaire au coeur du Groënland
Chevalier Emile
CULTUREA
17,00 €
Épuisé
EAN :9791041822041
L'INSURRECTION -Je vous répète, maître, que les hommes sont mécontents. Ils menacent de se révolter. -Est-ce pour cela que tu es venu me troubler ? -Mais... -Mais... qu'on donne la cale sèche aux plus mutins et qu'on fasse courir la bouline aux autres ! Par Notre-Dame de Bon-Secours, c'est moi qui commande à bord, et je veux être obéi, entends-tu, Louison ? -Sans doute, sans doute, maître. Cependant, si j'osais... -Quoi ? -Vous êtes plus savant que moi, maître, plus savant que nous tous, oh ! nous le savons bien ! ... -Au but ! -C'est, répondit timidement Louison, que les vivres commencent à manquer sur le Saint-Rémi. L'eau est à moitié gâtée, et encore ai-je été obligé de diminuer les rations ce matin. Puis, s'enhardissant, il ajouta d'un ton plus décidé : -Nos gens crient, voyez-vous, maître Guillaume. Ils disent, comme ça, que depuis trop longtemps nous tenons la mer ; que ce n'était point pour un voyage de découvertes, mais bien pour faire la pêche desmoluesqu'ils se sont embarqués ; qu'il n'existe aucune terre dans ces parages ; que, s'ils cèdent davantage à votre obstination, une mort affreuse les attend au milieu des glaces qui nous environnent, et... -Et tu partages leurs appréhensions ! interrompit maître Guillaume en haussant les épaules. -Oh ! essaya Louison avec un air de dignité blessée. -Ne nie point, par Notre-Dame de Bon-Secours, ne nie point ; je te connais, mon gars, tu es aussi couard que le dernier de nos novices. Mais, sois tranquille, je ferai, à mon retour à Dieppe, un bon rapport de ta conduite ! -Je ne croyais pas, maître, avoir manqué à mes devoirs, repartit Louison avec une humilité feinte, car il accompagna ces paroles d'un regard haineux, quoique habilement dissimulé sous la paupière. -Assez sur ce sujet ! s'écria Guillaume en frappant du pied. Comment nommes-tu les rebelles ? -Il y a d'abord : Cabochard, Brûlé-Tout, Gignoux Loup-de-Mer, puis... -Ce sont les meneurs, ceux-là, n'est-ce point ? -Je le présume, maître. -Alors, qu'on leur inflige la grand'cale ! -J'avais pensé que la cale sèche...
Existe-t-il en France, ou même dans le monde entier, une ville qui, relativement à sa population, puisse s'enorgueillir d'avoir enfanté autant de célébrités que Saint-Malo ? Quelle pépinière, quelle pléiade d'illustrations dans tous les genres ! Ses seuls marins fameux, on en pourrait compter cent, non compris les Jacques Cartier, les Porée, les Duguay-Trouin, Mahé de la Bourdonnais, les Surcouf, les de Coisy, et, comme dit leur excellent biographe, M. Ch. Cunat : "Tous donnèrent plus d'une fois sujet aux ennemis de la France de leur appliquer ce mot de Philippe, roi d'Espagne, en parlant de Turenne : Voilà un homme qui m'a fait passer de bien mauvaises nuits". Mais à ces beaux noms, consignés au premier rang dans les fastes de notre histoire nationale, ne se borne pas la liste des grands hommes qui ont honoré Saint-Malo par leur bravoure à toute épreuve ou leurs vastes talents. Des philanthropes, comme Jacques Vincent, seigneur de Gournay, Alain Magon de la Gervesais, Pierre de la Haye ; des savants, comme Nicolas Trublet, le P. Alain de Large, le physicien Maupertuis, l'érudit Joachim Porée, l'historien Nicolas Frottet, le médecin Broussais ; des administrateurs comme Pierre-Louis Boursaint, Féron de la Féronnays ; des poètes comme François-Marie Lescaut, Marie-Jeanne Bougourd (l'auteur de la Jeune Mère), Michel de la Morvonnais et l'immortel Chateaubriand ; des philosophes comme Offroy de Lamettrie ut Robert de Lamennais, vingt autres enfin, renommés dans les sciences, les arts et les lettres, viennent encore enrichir le catalogue des glorieuses, personnalités auxquelles la cité malouine servit de berceau.
Jacques Cartier est un navigateur, explorateur français et écrivain par ses récits de voyage. Né en 1491 à Saint-Malo, il y meurt le 1er septembre 1557. Mandaté par le roi de France François Ier, il aborde en 1534 le golfe du Saint-Laurent et explore le territoire alentour qu'il nomme Canada. Auteur de cartes, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à décrire et nommer ces eaux, leurs rives et leurs habitants. Il effectue un second voyage en 1535-1536 et un troisième en 1541-1542. Emile Chevalier lui consacre avec cet ouvrage une magistrale biographie, et l'une des premières éditées.
Halifax, colonie anglaise, dans l'Amérique septentrionale, est une jolie ville de vingt-cinq à trente mille âmes. Les navires à vapeur, affectés au service trans-atlantique, y font généralement escale, et s'y ravitaillent de charbon, eau, provisions diverses. Capitale de la Nouvelle-Ecosse (péninsule à la pointe est du Nouveau-Monde, et qui offre sur l'Océan un front de deux cent quatre-vingts milles environ d'étendue), Halifax a été bâtie, en 1749, au fond d'une baie, par trois mille huit cents émigrants anglo-saxons, sur l'emplacement d'un poste français célèbre, sous le nom de Chibouctou, dans l'histoire de nos guerres avec la Grande- Bretagne. Son port est beau, spacieux, commode, mais l'entrée on est encore difficile, quoiqu'on l'ait fort améliorée, dans ces derniers temps surtout. En 1811, à l'époque où commence notre récit, l'accès de ce port présentait une foule d'écueils redoutés par les marins qui, dans leur langage imagé, l'avaient baptisée l'Avenue du Diable (Old Nick's Avenue.) On y voyait des rochers énormes, à fleur d'eau, contre lesquels plus d'un vaisseau s'était brisé, et que les légendes terribles rendaient fameux dans tout le golfe de Saint-Laurent.
L'action se passe à Vérone et met en scène deux grandes familles ennemies, les Montaigu et les Capulet. A un bal masqué donné par les Capulet, Roméo, un Montaigu, tombe follement amoureux de Juliette, une Capulet promise en mariage au comte Paris, un jeune noble. Il la retrouve à la nuit tombée, sous son balcon, pour lui déclarer son amour. Eperdument amoureux, ils demandent le lendemain au frère Laurent de les marier. Mais leur bonheur sera bref...
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.