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Sur les traces de Mario Ruspoli. En Lozère ; Retour sur les Inconnus de la terre
La Soudière Martin de ; Fabre Daniel ; Monferran J
YELLOW NOW
13,00 €
Épuisé
EAN :9782873403324
Qui ne rêve des pays d'en haut ? La Lozère est de ceux-là. Haut plateau à la géographie difficile, aux paysages qu'on dit parfois lunaires en été et, en hiver, sibériens, elle sut attirer au début des années 60 un cinéaste italien, le prince Ruspoli. Fleuron du cinéma direct, un film inoubliable s'ensuivit : Les Inconnus de la terre, dédié à la pauvreté des paysans de montagne et à l'isolement en général. Une manière d'hommage et de respect, le même respect qu'il montra pour les malades dans Regard sur la folie, tourné la même année, qui, lui aussi, fit événement. Cinquante ans après Ruspoli, le réalisateur Jean-Christophe Monferran et l'auteur, flanqués d'une comparse sociologue, Françoise-Eugénie Petit, partent sur les traces des Inconnus. Loin de toute nostalgie, ils veulent mesurer avec les acteurs de 1961 le chemin parcouru. Histoires de vie, donc, histoires de lieux aussi : Aubrac, Margeride, Cévennes. Ce sera Traces, produit en 2012 par le CNRS. Saison après saison, participant à cette enquête cinématographique, l'auteur n'en demeure pas moins ethnologue et, à partir de son journal de terrain, il tenait à faire partager les rencontres, les ambiances villageoises, et surtout le souvenir que Les Inconnus a laissé localement. Pas strictement récit de tournage, au fil des portraits, l'ouvrage n'en dévoile pas moins les surprises, les déceptions aussi mais les petits bonheurs - les petits secrets de fabrication donc - et propose plus largement une réflexion sur la réception des films en milieu rural.
Résumé : Finaliste du prix Femina essais en 2019, ce vagabondage autobiographique de l'ethnologue Martin de La Soudière est une initiation à la campagne, à la montagne (les Pyrénées, en grande partie) et à la marche, tout en racontant ce que fut la nature pour les Gracq, Jacottet, André Dhôtel, et autre Pessoa. Une merveille.
Les voyages les plus étonnants ne sont pas toujours les plus lointains. Visiter Sainte Eulalie en compagnie de Martin de la Soudière est une expérience insolite et poétique. Attentif aux paysages et aux usages, l?ethnologue se fait en même temps chroniqueur des histoires de lieux et des histoires de vies. Celles des grandes heures et des grandes peurs d?hier, dans la forêt du Mont Mouchet, où l?ultime refuge d?un groupe de maquisards pendant la Deuxième Guerre mondiale côtoie l?endroit où fut tuée, deux siècles auparavant, la bête du Gévaudan. Et celles des territoires et personnages d?aujourd?hui; un couple étrange dans une ferme isolée, la figure marginale, attachante et familière d?un journalier sans famille ni passé, du moins jusqu?à ce que l?auteur ne s?en mêle, l?univers chaleureux d?Emma, ses pensionnaires, ses livres, ses grandes tablées et ses récits. Au rythme des saisons, au détour d?une route, au gré des rencontres et des conversations, Martin de la Soudière nous fait partager avec bonheur ses curiosités, sa géographie rêveuse et son goût, qui remonte à l?enfance, pour le charme secret des contrées modestes qui ne sont pas des coins perdus. Chemin faisant, il réfléchit à la façon dont, ici à Sainte Eulalie comme en n?importe quel bout du monde, un lieu prend forme.
Résumé : Du coloriage tout en arabesques et boucles qui demande calme et concentration aux enfants. Des blocs au format pratique, maniable : un format inédit dans la collection des ateliers du calme.
Autour du lieu Numéro dirigé par Aline Brochot et Martin de la Soudière Le lieu présente ce paradoxe d'être tour à tour d'une totale neutralité ou, au contraire, très précisément spécifié. Se prêtant de surcroît à des emplois métaphoriques, il renvoie à des registres multiples. Est cependant formulée l'hypothèse qu'il possède sa logique et son régime propres. Sommaire : Aline Brochot et Martin de la Soudière, Pourquoi le lieu ? Augustin Berque, Logique des lieux de l'écoumène Bernard Debarbieux, Imaginaires nationaux et post-nationaux du lieu Philippe Bonnin, Pour une topologie sociale Michèle Petit, Ici, y'a rien ! Anne Cauquelin, Parler du lieu Kenneth White, Lettre de Locquémeau Jean-Didier Urbain, Lieux, liens, légendes André Micoud, Le lieu comme figure exemplaire de l'ordre du territoire qui vient Patrick Prado, Lieux et " délieux " Serge Briffaud, Une montagne de paradis : le mont Aiguille Alexandre Gillet, La pierre et le cairn Gilles Lapouge, Sans nom et sans lieu Jean-Luc Piveteau, Lieu et territoire : une consanguinité dialectique ? Armand Frémont, A propos de l'espace vécu Marc Augé, Retour sur les " Non-Lieux "
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
Van Malleghem Sébastien ; Gailly Anne ; Autreppe E
Sébastien Van Malleghem entame des études de photographie au "75" (Bruxelles) en 2006. Il part un mois en stage à Cuba (la Havane) en 2008, est diplômé du "75" en 2009, fait un stage d'un mois en tant que photographe de presse chez Photonews en octobre 2009. Il intègre le collectif Caravane en juillet 2010, est sélectionné pour le Workshop "Eddie Adams" aux Etats-Unis en octobre 2010. Il devient assistant de Tomas Van Houtryve en janvier 2011et fait partie d'une résidence d'artiste en Norvège, août 2012 (Halsnoy Kloster) ainsi qu'en Allemagne, octobre-novembre 2012.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)