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L'immigration ou Les paradoxes de l'alterité. Tome 3, La fabrication des identités culturelles
Sayad Abdelmalek ; Perez Amin
RAISONS D AGIR
17,00 €
Épuisé
EAN :9782912107701
La France a une longue tradition d?immigration. En période d?essor économique, les immigrants ne font guère parler d?eux ; ce n?est qu?en situation de crise qu?ils viennent à occuper le centre du débat public. Ils ne sont plus seulement des travailleurs invisibles exerçant souvent les tâches les plus rudes, ou des héritiers de l?immigration identifiés par leur appartenance sociale, ils se transforment en un groupe social à part, dont l?identité, la culture propre mettent en cause la culture et la cohésion nationale. L?intérêt de ce nouveau recueil de textes d?Abdelmalek Sayad est de circonscrire la place et la fonction ambivalente de la "culture des immigrés" dans les années 1980, à la fois instrument de légitimation et de rejet de cette population. Dernier volet de L?immigration ou les paradoxes de l?altérité, cet ouvrage poursuit l?analyse des effets de l?émigration familiale, pour comprendre la transformation des préoccupations politiques : de la question de l?adaptation des "travailleurs immigrés" à la société française, on passe aux difficultés que rencontrent leurs enfants, français pour la plupart. Il se donne également pour objet les incidences que l?émigration et l?immigration induisent sur les usages que font les immigrés de leur culture. Sayad retrace, en particulier, les différents sens que prend l?Islam et il montre les transformations du rapport à la religion musulmane au sein de la population immigrée et dans la manière de percevoir cette population en France. Pour Sayad, la question est tout autant de restituer les défis que l?immigration pose au politique, que de saisir les moyens dont le politique se dote pour légitimer et dissimuler sa domination. Sayad revient sur l?émergence d?une nouvelle gestion de l?immigration qui met en avant les origines des immigrés et de leurs descendants. Il met au jour une forme de réification culturelle qui enferme les enfants en les figeant dans leur relation à leurs parents immigrés, et qui est aussi un moyen de les stigmatiser (aussi bien "beurs" que "travailleurs inassimilables"). Ce processus contribue à cacher les conditions sociales de vie et à ériger des catégories "identitaires" pour ces jeunes Français. Le discours sur l?"intégration" qui se constitue à cette période et qui est omniprésent de nos jours, est ainsi l?aboutissement des mécanismes décryptés par cet ouvrage : il produit la situation intenable propre à la condition "d?immigré de l?intérieur". Une présentation du texte proposée par Amín Pérez qui prépare une thèse sur l?oeuvre de Sayad, fournit au lecteur les éléments contextuels permettant de comprendre cette période politique singulière de l?histoire de France et montre l?originalité et la portée analytique du travail de Sayad dans les débats politico-médiatiques actuels.
Résumé : Une approche ludique et concrète pour aborder les premières notions de mathématiques en toute simplicité ! "Léa et Anatole jouent à l'élastique", "Léa et Anatole jouent au Tangram". Avec Léa, Anatole, et leurs amis, la géométrie devient un jeu d'enfant : on crée un losange, un rectangle ou un pentagone avec un simple élastique, ou bien on dessine un carré avec deux triangles ! On peut même inventer un bateau ou un chat en utilisant plusieurs formes. Finalement, la géométrie, c'est un peu de logique et beaucoup d'imagination !
La double absenceL?émigration et l?immigration sont deux phénomènes aussi indissociables que le recto et le verso de la même feuille et pourtant très différents en apparence, au point qu?on croit pouvoir comprendre l?un sans connaître l?autre. Abdelmalek Sayad dévoile les contradictions inscrites dans la condition d?immigré : absent de sa famille, de son village, de son pays, et frappé d?une sorte de culpabilité inexpiable, mais tout aussi absent, du fait de l?exclusion dont il est victime, du pays d?arrivée, qui le traite comme simple force de travail. Autant de choses qui ne sont pas seulement dites dans le langage habituel de la littérature critique, mais également dans la langue que les immigrés emploient eux-mêmes pour faire part avec beaucoup d?intensité et de justesse de leur propre expérience.Abdelmalek Sayad (1933-1998)Sociologue, directeur de recherche au CNRS, il a mené de nombreuses recherches sur l?immigration, et particulièrement sur l?immigration algérienne.
Ce livre présente la synthèse de vingt années de recherches, menées en France et en Algérie, sur l'émigration et l'immigration, deux phénomènes qui sont aussi indissociables que le recto et le verso de la même feuille et pourtant très différents en apparence, au point qu'on croit pouvoir comprendre l'un sans connaître l'autre. Abdelmalek Sayad restitue à l'immigration tout ce qui en fait le sens, c'est-à-dire le non-sens : par des entretiens admirables de délicatesse et de compréhension, il amène les immigrés à livrer le plus profond de leur intimité collective, les contradictions déchirantes dont leur existence déplacée est la conséquence. C'est par exemple l'immense mensonge collectif à travers lequel l'immigration se reproduit, chaque immigré étant conduit, par respect pour lui-même et aussi pour le groupe qui lui a donné mandat de s'exiler, à dissimuler les souffrances liées à l'émigration et à encourager ainsi de nouveaux départs. Ce sont les contradictions de tous ordres qui sont inscrites dans la condition d'immigré, absent de sa famille, de son village, de son pays, et frappé d'une sorte de culpabilité inexpiable, mais tout aussi absent, du fait de l'exclusion dont il est victime, du pays d'arrivée, qui le traite comme simple force de travail. Autant de choses qui ne sont pas seulement dites dans le langage habituel de la littérature critique, mais également dans la langue que les immigrés emploient eux-mêmes pour faire part avec beaucoup d'intensité et de justesse, de leur propre expérience. On ne pourra plus, après avoir lu le livre, regarder de la même façon les immigrés que l'on croise distraitement dans le métro ou dans la rue, ni écouter avec la même indulgence les discours dont ils font l'objet et qui, même les mieux intentionnés, les enfoncent dans leur étrangeté.
Résumé : Faites vos premiers pas en arabe en vous familiarisant avec l'alphabet et les mots de la langue arabe et découvrez cette fascinante culture. Mémorisez pas à pas les lettres arabes. Initiez-vous à l'écriture grâce à des exercices de calligraphie. Entraînez-vous à la reconnaissance des caractères grâce à de nombreux jeux. Apprenez le vocabulaire de base indispensable au quotidien. Découvrez la civilisation arabe au travers de nombreux encadrés.
Que veut dire être gayfriendly ? Avoir des amis gais ? Soutenir. le "mariage pour tous" ? Envisager sans effroi que sa fille devienne lesbienne ? Sortir dans des bars gais et même renouveler ses propres pratiques sexuelles ? Il n'y a pas de "bonne" gayfriendliness, mais des attitudes différentes, en France et aux Etats-Unis, variables selon les âges, le sexe et les parcours de vie. L'acceptation de l'homosexualité, qui progresse indéniablement, n'est pas non plus réservée aux plus riches : ces derniers l'ont plutôt intégrée au sein d'une morale de classe qui leur permet de se distinguer des pauvres, des habitants des banlieues ou encore des populations racisées. Interviewer des hétérosexuels de milieu aisé montre que, dans des espaces de tolérance et de mixité comme le Marais à Paris et Park Slope à Brooklyn, le contrôle n'a pas disparu : la sympathie s'exprime avant tout en direction de gays et de lesbiennes de même statut socioéconomique, qui manifestent leur envie de couple et de famille, et mettent en sourdine tout autre revendication. La gayfriendliness a donc fait reculer la violence et les discriminations ; elle accompagne aussi l'invention, par les femmes surtout, de modes de vie moins conventionnels. Pourtant, si elle a mis fin à certains préjugés, elle ne s'est pas encore complètement affranchie de ce qui reste un élément structurant de nos sociétés : la domination hétérosexuelle.
Sayad Abdelmalek ; Tassadit Yacine ; Fassin Eric ;
Résumé : Edition présentée par Salima Amari et Eric Fassin Accompagnée d'un entretien avec Tassadit Yacine. Cet ouvrage donne à lire deux entretiens inédits d'Abdelmalek Sayad (1933-1998). Le sociologue algérien les a menés en France au tournant des années 1970-1980, avec deux Algériennes de générations successives. Ils font entendre la voix de femmes exceptionnelles, tant par leur force et leur lucidité que du fait de leurs parcours atypiques. Elles analysent elles-mêmes la condition qui leur est imposée, et contre laquelle elles s'insurgent. Confrontées à la domination masculine, ainsi qu'à la domination coloniale et postcoloniale, elles ne se laissent ni l'une ni l'autre assigner une place. Elles sont, de multiples façons, en rupture de ban. Ces entretiens mettent en lumière une dimension passée inaperçue de l'oeuvre de Sayad, sociologue de l'émigration/immigration : on prend conscience qu'il développait en même temps une sociologie du genre - sans le concept, bien sûr, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. En effet, Sayad ne se contente pas d'ajouter des femmes au portrait de groupe de l'émigration ; en dialogue avec elles, il explicite des mécanismes touchant les définitions de la masculinité et de la féminité, qui contribuent à la redéfinition des identités et des rapports sociaux en migration. Ce livre constitue donc une invitation à relire d'autres textes du sociologue et d'y retrouver l'importance de l'expérience de genre dans l'analyse de la migration.
Le rôle de l'industrie agroalimentaire dans la production des normes sanitaires est bien connu, comme par exemple lors du rejet d'amendements à la loi Agriculture et alimentation (dite Egalim) visant à équilibrer les relations avec les agriculteurs et à promouvoir une alimentation saine et durable. Cependant, ce rôle est rarement compris dans toute sa complexité et toutes ses ramifications, bien plus invisibles et prégnantes que l'on pourrait le croire. L'agro-industrie prend en effet le contrôle de la politique nutritionnelle qui devrait être du ressort de l'Etat, en prenant en main, d'abord la recherche, ensuite la formation et la mise à l'agenda de toute forme de politique publique dans ce domaine. Elle maîtrise la production d'informations, y compris scientifiques, elle se construit une image positive en participant à toutes sortes d'associations, d'événements, de financements de recherches et d'expertises, etc. Loin d'être une simple affaire de comportements individuels, de conflits d'intérêt des scientifiques, de cynisme des industriels ou de faiblesse morale des politiques, la prégnance des intérêts économiques est ici systémique. Ce livre montre qu'elle est le produit du travail de longue haleine d'une multitude d'organisations et de professionnels, dont c'est le métier. Leur travail façonne les espaces d'intervention des experts et des décideurs. L'industrie agroalimentaire fait prévaloir ses points de vue et intérêts en s'immisçant dans des espaces scientifiques, politiques et philanthropiques. L'enquête sociologique présentée dans ce livre offre - pour la première fois en France - une vision d'ensemble des interventions mises en oeuvre par l'agro-industrie, en décrivant par le menu les différents types de stratégies, leurs supports organisationnels et humains, ainsi que les espaces sociaux qui en sont le produit. Ces résultats permettent de se faire une idée plus juste de la place des intérêts économiques dans la décision publique en matière d'alimentation et de nutrition, et dans une certaine mesure de s'en prémunir.
Résumé : Des outils de compréhension produits par les sciences sociales. Des pistes de réflexion pour répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Actions efficaces dans ce combat. Bases et alliances. Positionnement face à la violence. Résistance dans la durée. Structuration (égalité, liberté et solidarité). La guerre des classes face au libéralisme autoritaire. Docteur en sociologie, Laurent Denave a interrompu ses recherches en novembre 2018 pour se consacrer entièrement au mouvement des Gilets jaunes. Cet ouvrage est le fruit deux années d'expérience et de réflexions sur cette lutte politique. L'auteur souhaiterait mettre à disposition des militants engagés dans ce mouvement (toujours en cours, même s'il est moins visible), ou engagés d'une manière ou d'une autre dans la guerre des classes, des outils d'analyse et de compréhension produits par les sciences sociales critiques. Eclairer ou clarifier certains problèmes rencontrés sur le terrain pourrait sans doute contribuer à les résoudre. Il s'agit de donner des pistes de réflexion pour tenter de répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Quelles actions sont les plus efficaces dans ce combat ? Sur quelles bases peut-on construire des alliances et avec qui ? Comment se positionner par rapport à la question centrale de la violence ? Comment résister à la répression et tenir sur la durée ? Comment structurer le mouvement afin de mettre nos pratiques en accord avec les principes que l'on défend (égalité, liberté et solidarité) ? Cet ouvrage s'adresse également à celles et ceux qui soutiennent la lutte sans y participer directement et qui aimeraient en avoir une meilleure compréhension. Il entend déconstruire (et donc délégitimer) certaines représentations négatives, portées par les médias et leurs intellectuels de service sur la diversité des protagonistes de cette lutte, ce qui peut avoir des conséquences sur la manière dont ils sont considérés, traités et criminalisés, par la police ou la justice. Il donne à voir, derrière les mobilisations des Gilets jaunes, la véritable guerre des classes que les classes populaires livrent en réalité contre le libéralisme autoritaire en marche.