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Charlie &Co - Il nous faut l'Amérique
Kwahulé Koffi
ACORIA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782355721854
Ce livre regroupe deux pièces écrites à des périodes différentes. " Charlie & Co " met en scène la quête hallucinatoire de Charlie, une jeune femme avec une paire de seins de feu et son amant Sharli. Ces deux clowns psychopathes recherchent un objet précieux qu'ils ont eux-mêmes du mal à définir. Ils rencontrent Charly qu'ils prennent dans un premier temps, en ce jour de Mardi gras, pour une femme. Charlie et Sharli soupçonnent Charly d'avoir caché l'objet quelque part dans son corps. Aussi Charlie et Sharli entreprennent-ils de torturer Charly afin que Charly avoue cacher dans son corps l'objet précieux dont Charlie et Sharli ignorent la nature. Avec " Il nous faut l'Amérique ", tout commence par un pain, un pain tendre, un bon pain que Topitopi et Badibadi, sa femme enceinte, partagent avec Opolo, l'ami de la famille. Faute de caler les ventres, le bon pain est prétexte à des palabres de " nègres dans un tunnel ". Mais voilà que Badibadi, en poussant la porte des toilettes, fait apparaître la lumière. Le miracle a l'odeur du pétrole. Oui ! Badibadi pisse du pétrole ! Auteur de plus de trente pièces, Koffi Kwahulé s'amuse à nos dépens de toutes nos illusions, nos inconstances et notre quête d'un bonheur indéfinissable.
La Dame du café d'en face, comédie écrite sous le signe du fou rire, et Jaz, monologue tragique dont la beauté appelle le couteau, ont en commun la splendeur de la langue. Une langue à la fois parlée et écrite, charnelle et poétique, action et silence. Une langue caméléon qui sait s'adapter aux situations, fluide et limpide. Avec ses personnages en creux, "corps innocents où le monde vient s'inscrire avec toute l'ampleur de sa violence".
Toujours est-il que je ne me sens à l'aise qu'avec les Blancs racistes; avec eux je suis confiant, je sais à quoi m'en tenir, je sais où je mets les pieds. Tout de suite je me dis:"Voilà un Blanc."En revanche, je me méfie de ceux qui ont un ami sénégalais ou camerounais, les Monsieur-moi-je-connais-bienles-Noirs, les Monsieur-moi-j'ai-passé-vingt-ans-en-Afrique, qui n'écoutent que Miles Davis ou Tiken Jah Fakoly, qui ne jurent que par la spontanéité et l'élégance naturelle des nègres; ceux-là je m'en méfie. Ils me foutent mal à l'aise. Je ne mets pas en doute leur sincérité, mais ils me foutent mal à l'aise, c'est tout." Voici un roman fou qui révèle, plus que les sages, notre monde, au premier, au deuxième, au trentième degré!... Cent histoires s'enchâssent, mille facettes composent ce roman-mosaïque qui se passe surtout entre Paris et un village africain où règne une désopilante folie. Roman-rhapsodie, Monsieur Ki chante et nous enchante pour caresser à rebrousse-poil notre temps...
Comme il ne dit rien, comme il ne fait rien, comme il ne fait que danser, je lui demande comment il s'appelle. Comme ça. Pour dire quelque chose. Il me dit Djê, Djê Koadjo, mais les copains m'appellent Babyface. Je demande Quoi ? Il répète Babyface, avec la voix de l'enfant qui s'attend à une punition, et, pour la seconde fois, je craque, je fonds, je coule... Babyface ! On dirait la caresse d'une houppette dans le creux des cuisses. Babyface ! Comment peut-on ne pas aimer un mec qui s'appelle Babyface ? "
Quelque part en Afrique, un groupe de femmes, Les Recluses, décide de se parler, première étape pour briser ensuite un silence imposé. Car elles ont en commun la blessure du viol de guerre. Par cette violence, tout s'est renversé : un voisin ou un juge sont devenus complices ou bourreaux ; certaines cachent ce qu'elles vivent comme une souillure à un futur mari ; d'autres travestissent la réalité pour contenir la folie d'un époux. Pourtant, c'est bien l'amour qui ouvre cette histoire. Et c'est encore un hymen célébré dans l'euphorie qui la clôt. Non que Koffi Kwahulé minimise la réalité qu'il montre à l'aide de témoignages. Mais il dégage ces situations dramatiques de tout pathos, s'autorise même l'humour. Il propose une pièce flamboyante, à l'écriture caressant une oralité indomptable, à l'image de ces femmes. Un texte dont on ne ressort pas indemne.
Quelle relation entretient le mythe avec l'écriture du tragique aujourd'hui ? Quels mythes constituent le tragique contemporain ? Tout en appartenant à des sphères culturelles différentes, le monde méditerranéen pour l'un et l'Afrique noire pour l'autre, Wajdi Mouawad et Caya Makhélé partagent un intérêt pour les tragédies et les mythes grecs qui ne cessent d'interroger la place de l'humain dans l'expérience de l'exil et des conflits du vaste territoire monde à l'aube du XXIe siècle.
Résumé : Nous sommes en Algérie, au sortir d'une longue nuit de violence. La société montre sa soif de vie. Portes et fenêtres s'entrouvrent. Tout redevient comme avant. Réellement comme avant ? De cela, la jeune Sarah n'en veut pas. Comme avant, signifie que le pouvoir, tout le pouvoir, resterait entre les mains des hommes. Pourquoi s'y résigner ? Grandie dans la tourmente, Sarah a vu tant d'hommes fermer les yeux et baisser la tête face à l'ennemi commun. Haïes, harcelées, pourchassées, violées, lapidées pendant des lustres par les fous de Dieu, les femmes devraient donc, la paix revenue, se soumettre à nouveau aux quatre volontés des hommes ? Sarah refuse la normalisation programmée. Aidée par son jeune frère Salim, admirateur et complice fragile, elle choisit la stratégie de l'affrontement. Son combat sera terrible et sans merci.
Une femme décide de dévoiler l'intimité de son existence, à travers un récit polymorphe qui nous entraîne au plus profond des détours de son âme. Elle se raconte dans une mise en abîme qui nous fait entrevoir les différents recoins des maux et des joies qui l'habitent. On va de surprise en surprise, jusqu'au point de se sentir interpellé. Chaque phrase de la narratrice nous dévisage, identifiant en nous des personnages plausibles d'un roman qui apparaît comme un jeu d'écritures subtil et vivifiant. Et si le destin de cette femme n'était que la métaphore des scarifications profondes que chacun porte en soi ? Les récits enchâssés dans une boîte à surprises, mènent de manière efficace, le lecteur vers un dénouement inattendu.