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Les recluses
Kwahulé Koffi
THEATRALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842603908
Quelque part en Afrique, un groupe de femmes, Les Recluses, décide de se parler, première étape pour briser ensuite un silence imposé. Car elles ont en commun la blessure du viol de guerre. Par cette violence, tout s'est renversé : un voisin ou un juge sont devenus complices ou bourreaux ; certaines cachent ce qu'elles vivent comme une souillure à un futur mari ; d'autres travestissent la réalité pour contenir la folie d'un époux. Pourtant, c'est bien l'amour qui ouvre cette histoire. Et c'est encore un hymen célébré dans l'euphorie qui la clôt. Non que Koffi Kwahulé minimise la réalité qu'il montre à l'aide de témoignages. Mais il dégage ces situations dramatiques de tout pathos, s'autorise même l'humour. Il propose une pièce flamboyante, à l'écriture caressant une oralité indomptable, à l'image de ces femmes. Un texte dont on ne ressort pas indemne.
Comme il ne dit rien, comme il ne fait rien, comme il ne fait que danser, je lui demande comment il s'appelle. Comme ça. Pour dire quelque chose. Il me dit Djê, Djê Koadjo, mais les copains m'appellent Babyface. Je demande Quoi ? Il répète Babyface, avec la voix de l'enfant qui s'attend à une punition, et, pour la seconde fois, je craque, je fonds, je coule... Babyface ! On dirait la caresse d'une houppette dans le creux des cuisses. Babyface ! Comment peut-on ne pas aimer un mec qui s'appelle Babyface ? "
Quelque part en Afrique, une guerre fratricide a détruit tout le pays. Les vainqueurs, deux clowns sanguinaires, ont réussi à prendre la brasserie qui a résisté au massacre. Cette source de revenus du nouveau pouvoir, plus avide de profit que de démocratie, dépend d'une Européenne avec laquelle il faut composer...Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néocolonialisme, en passant par le détournement de l'argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d'ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.Ce mélange des langues, des cultures, des genres dans cette Brasserie, révèle la musicalité de l'écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.Né à Abengourou (Côte d'Ivoire). Acteur, metteur en scène, dramaturge et romancier, il s'est formé à l'Institut national des arts d'Abidjan, à l'école de la rue Blanche et à l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle où il a obtenu un doctorat d'études théâtrales. Il est l'auteur d'une vingtaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes Sud-Papiers, Acoria et Théâtrales, et traduites dans plusieurs langues.
Big Shoot. Jeux du cirque médiatique où le bourreau se fait artiste et offre à la curiosité malsaine de la société le spectacle de son crime. Interrogatoire poussé, sévices psychologiques de détraqué, folie et sexualité... Tour à tour inquisiteur et tortionnaire, Monsieur invente Stan, sa victime, et fabrique l'"alibi" nécessaire à ses pulsions. P'tite Souillure est la parabole de l'inceste originel dont il faut bien, un jour, payer le prix ; le mystérieux Bcédia, messie pyromane, en incarne la conscience coupable. Celle d'une humanité qui refuse le souvenir et croit avoir enterre le feu de ses destructions. Somptueuses fables théâtrales en forme de paraboles où la magie de la langue et de l'imaginaire se confronte aux mythes de la modernité.
Dans un ancien couvent devenu prison pour femmes, une comédienne tente de monter un spectacle, mais les détenues ne s'y prêtent pas de bon coeur. Certaines sont là pour deal, pour meurtre ou pour vol, mais aucune ne renonce à sa féminité, à sa sensualité. Pendant que la parole se libère, une mystérieuse violoncelliste joue un "morceau à fendre l'âme", le Misterioso de Thelonious Monk... "Tout le théâtre de Koffi Kwahulé est une invitation à réapprendre à vivre dans un monde qu'il compare à un ascenseur en panne. Ce monde, c'est celui de Blue-S-cat, de cette jeune femme dont l'incapacité à assumer son propre désir conduira peut-être au meurtre." (Gilles Mouëllic) Avec ces deux textes, il nous livre un matériau choral magnifique, une véritable partition à jouer; les mots remplaçant les notes, le rythme se calant sur celui du jazz.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!