Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Misterioso-119 ; Blue-s-cat
Kwahulé Koffi
THEATRALES
13,50 €
Épuisé
EAN :9782842601874
Dans un ancien couvent devenu prison pour femmes, une comédienne tente de monter un spectacle, mais les détenues ne s'y prêtent pas de bon coeur. Certaines sont là pour deal, pour meurtre ou pour vol, mais aucune ne renonce à sa féminité, à sa sensualité. Pendant que la parole se libère, une mystérieuse violoncelliste joue un "morceau à fendre l'âme", le Misterioso de Thelonious Monk... "Tout le théâtre de Koffi Kwahulé est une invitation à réapprendre à vivre dans un monde qu'il compare à un ascenseur en panne. Ce monde, c'est celui de Blue-S-cat, de cette jeune femme dont l'incapacité à assumer son propre désir conduira peut-être au meurtre." (Gilles Mouëllic) Avec ces deux textes, il nous livre un matériau choral magnifique, une véritable partition à jouer; les mots remplaçant les notes, le rythme se calant sur celui du jazz.
Quelque part en Afrique, une guerre fratricide a détruit tout le pays. Les vainqueurs, deux clowns sanguinaires, ont réussi à prendre la brasserie qui a résisté au massacre. Cette source de revenus du nouveau pouvoir, plus avide de profit que de démocratie, dépend d'une Européenne avec laquelle il faut composer...Des tueries des libérateurs de pacotille aux rouages du néocolonialisme, en passant par le détournement de l'argent public et les fausses promesses politiques, la pièce nous entraîne avec beaucoup de dérision et d'ironie dans les horreurs de la guerre et les dérives de ses lendemains.Ce mélange des langues, des cultures, des genres dans cette Brasserie, révèle la musicalité de l'écriture et la liberté de ton de Koffi Kwahulé.Né à Abengourou (Côte d'Ivoire). Acteur, metteur en scène, dramaturge et romancier, il s'est formé à l'Institut national des arts d'Abidjan, à l'école de la rue Blanche et à l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle où il a obtenu un doctorat d'études théâtrales. Il est l'auteur d'une vingtaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes Sud-Papiers, Acoria et Théâtrales, et traduites dans plusieurs langues.
Big Shoot. Jeux du cirque médiatique où le bourreau se fait artiste et offre à la curiosité malsaine de la société le spectacle de son crime. Interrogatoire poussé, sévices psychologiques de détraqué, folie et sexualité... Tour à tour inquisiteur et tortionnaire, Monsieur invente Stan, sa victime, et fabrique l'"alibi" nécessaire à ses pulsions. P'tite Souillure est la parabole de l'inceste originel dont il faut bien, un jour, payer le prix ; le mystérieux Bcédia, messie pyromane, en incarne la conscience coupable. Celle d'une humanité qui refuse le souvenir et croit avoir enterre le feu de ses destructions. Somptueuses fables théâtrales en forme de paraboles où la magie de la langue et de l'imaginaire se confronte aux mythes de la modernité.
Perversion, harcèlement, domination. Aucun milieu social n'échappe à la violence faite aux femmes. Dans cette pièce, une relation mortifère règne au sein de deux couples et les attache jusqu'à la tragédie finale. Koffi Kwahulé écrit avec Nema un mythe d'aujourd'hui servi par une langue puissante, inspirée du profond et saisissant troisième mouvement de la Symphonie n°3 de Gérecki, Lento, cantabile semplice, qui étreint l'âme et la chair. Son théâtre, engagé, est conçu comme un moyen de dire le monde et de mettre au jour nos zones d'ombre. Saisissant. Ce dramaturge phare de la littérature et de la scène contemporaines offre une fois encore aux actrices et aux acteurs de sublimes partitions.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.