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Raison sanglante. Essais pour une critique émancipatrice de la modernité capitaliste et des Lumières
Kurz Robert
CRISE ET CRITIQ
18,00 €
Épuisé
EAN :9782490831104
Depuis le 11 septembre 2001, cest avec une arrogance jamais atteinte jusquici que les idéologues de "l'économie de marché et de la démocratie" invoquent leur enracinement dans la grande philosophie des Lumières. Oubliée la "Dialectique des Lumières" dAdorno et Horkheimer, oubliée la critique de l'eurocentrisme : il nest pas jusquà certaines fractions de la gauche qui saccrochent à une prétendue "promesse de bonheur bourgeoise" alors même que la mondialisation du capital ravage la planète. Robert Kurz sattaque ici aux "valeurs occidentales" contre le mainstream intellectuel et au-delà de la critique passée des Lumières. Dans des essais théoriques polémiques et fondateurs on voit sébaucher une nouvelle critique radicale de la forme-sujet moderne (déterminée de manière masculine) et ce non pas pour faire léloge dun romantisme réactionnaire mais afin de montrer que les Lumières et les contre-Lumières bourgeoises ne sont que les deux côtés de la même médaille.
Qu'y aurait-il de mal dans l'industrialisation de la culture ? N'y trouve-t-on pas des potentiels de liberté et de progrès pouvant être utilisés par tout le monde ? Versée dans les arcanes du monde médiatique, la gauche postmoderne, culturelle et "pop" , se croyait bien au-delà d'une pensée jugée "désuète" qui serait celle du prétendu "pessimisme culturel" de la Théorie critique. Depuis, ce milieu a pris de l'âge et risque de devenir lui-même conservateur. C'est précisément du fait de cette situation, qu'il est intéressant de jeter un autre regard sur le concept d'industrie culturelle et sur les reproches postmodernes qu'il a suscités. En se penchant sur la publicité, l'économie du savoir, l'internet, les réseaux sociaux, la culture de la gratuité, l'épuisement des ressources culturelles et la virtualisation de la réalité quotidienne, Robert Kurz montre toute l'actualité de ce concept à l'ère du capitalisme de crise
Résumé : Aucun principe du marxisme ne semble plus fondamental que la référence à la division de la société en classes sociales, à l'intérêt de classe et à la lutte des classes. "L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte des classes" . Mais les apparences sont trompeuses. L'oeuvre principale de Marx ne porte pas le titre de "La Classe" et ne commence pas par cette catégorie, mais plutôt par celle de la marchandise. Et au lieu de commencer par les classes, Le Capital de Marx, s'achève plutôt par la déduction systématique des classes. Dans un texte incisif et fondateur, Kurz et Lohoff prennent le parti de remettre sur ses pieds la riche critique marxienne de l'économie politique à partir d'un commentaire précis de l'oeuvre de la maturité de Marx et au-delà de son travestissement en un sociologisme superficiel.
Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout. Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution. Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n'est rien d'autre que la substance du capital, et ce qu'il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c'est donc s'interdire de remettre en question l'organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C'est oublier aussi que les luttes populaires n'ont jamais été aussi fortes que lorsqu'elles ont refusé la condition ouvrière. En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. A partir d'une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s'arrête pas à son écorce, mais l'attaque dans son noyau substantiel.
Résumé : Le sol de la démocratie victorieuse liée à l'économie de marché se révèle être un morne désert, et c'est sur ce sol même que le nouvel extrémisme de droite se développe. Comme Saturne, le totalitarisme démocratique de l'économie de marché dévore ses propres enfants. La logique de domination interne du système de marché démocratique s'extériorise de manière répressive et elle ne génère tout d'abord pas, en réaction, une nouvelle critique émancipatrice, mais un écho meurtrier d'elle-même. La démocratie et l'extrémisme de droite vont ensemble comme des jumeaux siamois, liés intérieurement par la circulation sanguine du processus de valorisation abstrait et de ses contraintes muettes.
Résumé : Ecrits dans un langage clair, dépourvu de tout jargon, ces dix "essais d'hérésie" , mettent à nu la nature essentiellement théologique du système économique. Dans ces dix "essais d'hérésie" , Luis Andrés Bredlow entreprend une analyse et une dénonciation des divers fétiches qui ont succédé au Dieu monothéiste dans notre monde : l'Etat et l'argent, le travail et le marché, le progrès et le futur, par la voie plutôt indirecte de l'attaque contre quelques-unes de leurs manifestations les plus immédiatement palpables et fâcheuses : la barbarie urbanistique , la manie de tout réformer et restructurer en permanence , la substitution de l'air par son succédané chimique , le fléau du tourisme (qui est le contraire du voyage) , le culte démentiel voué à la grande vitesse , la superstition de la majorité qui prend le nom aujourd'hui de démocratie , l'assimilation des traditions populaires vivantes au spectacle des identités culturelles.
Spécialiste de renommée mondiale de la pensée de Marx, l'historien nord-américain Moishe Postone (1942-2018), récemment disparu, a élaboré une réinterprétation de la théorie critique de Marx d'une grande importance pour une critique sociale à la hauteur de l'époque. Largement saluée et largement traduite, son oeuvre maîtresse, Temps, travail et domination sociale, s'est opposée à l'idée que Marx n'avait plus rien à dire dans une époque d'effondrement du communisme en Europe de l'Est et de consolidation du capitalisme néolibéral en Occident. Postone la considérait néanmoins comme une enquête préliminaire : se confrontant au rapport de Marx à Hegel ou encore aux analyses de Lukács, Derrida, Horkheimer, Habermas, Adorno, David Harvey, Robert Brenner et Giovanni Arrighi, il passa les vingt-cinq années suivantes à explorer dans divers essais enfin réunis en français, comment Marx fournit, selon ses propres termes, "une puissante théorie sociale critique du monde contemporain" .
Résumé : La véritable cause de la crise structurelle du capitalisme se trouve sous la surface financière, dans les profondeurs contradictoires du mécanisme capitaliste. Ce livre, en quelques pages, analyse aussi bien la logique du capital global que sa trajectoire historique et rend les outils de la pensée marxienne aptes à rétablir le lien logique entre la gigantesque bulle des marchés financiers, la dette croissante des Etats et des entreprises et la crise plus générale du capitalisme. Le lecteur sort ainsi du faux semblant - aux relents antisémites - des "? personnifications ? " actuelles de la crise, depuis les cris contre la caste des spéculateurs jusqu'aux délires du complotisme le plus impuissant.
Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel. Dans ce livre, Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, l'auteur démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail. C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais". Ce livre sera un point de référence crucial pour les débats contemporains sur le travail et ses origines.