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La substance du capital
Kurz Robert ; Jappe Anselm ; Besson Stéphane
ECHAPPEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782373090598
Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout. Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution. Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n'est rien d'autre que la substance du capital, et ce qu'il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c'est donc s'interdire de remettre en question l'organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C'est oublier aussi que les luttes populaires n'ont jamais été aussi fortes que lorsqu'elles ont refusé la condition ouvrière. En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. A partir d'une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s'arrête pas à son écorce, mais l'attaque dans son noyau substantiel.
Kurz Robert ; Lamas Bruno ; Galtier Matthieu ; Hub
Résumé : L'ancien bloc socialiste de l'Est et les sociétés capitalistes de l'Ouest, malgré toutes leurs différences, n'étaient en réalité que deux variantes d'une même forme sociale qui, bien qu'en décomposition, est toujours la nôtre : la "société de travail" . Dans ce texte pionnier écrit fin 1989 alors que des milliers d'Allemands fuyaient le socialisme réel, Robert Kurz a souligné l'urgence d'une reprise de la critique de l'économie politique de Karl Marx et de l'approfondir radicalement à la lumière de la nouvelle situation historique : le capitalisme ne doit plus être critiqué du point de vue du travail, le travail doit devenir l'objet de la critique elle-même.
Globalisation, méga fusions des entreprises, fièvre boursière, deshumanisation du travail, lutte pour un ordre mondial, barbarie... Bon nombre de développements économiques et sociaux actuels ont déjà été prévus par Karl Marx. Robert Kurz, sociologue et participant actif au mouvement social en Allemagne, fait une nouvelle critique du capitalisme. Au-delà du "marxisme du travail", il présente et commente les principaux textes de "l'autre Marx". Ce choix fait apparaître Marx comme théoricien du fétichisme moderne, comme critique radical de la production marchande, du travail et de la politique. Kurz libère la théorie marxiste de son interprétation traditionnelle et pose ainsi les bases d'une lecture neuve qui s'attaque au système destructif et irrationnel des rapports entre le capital et le travail. Une lecture indispensable pour tous ceux qui veulent apprendre quelque chose de nouveau de Marx et comprendre la crise mondiale du XXIe siècle.
Qu'y aurait-il de mal dans l'industrialisation de la culture ? N'y trouve-t-on pas des potentiels de liberté et de progrès pouvant être utilisés par tout le monde ? Versée dans les arcanes du monde médiatique, la gauche postmoderne, culturelle et "pop" , se croyait bien au-delà d'une pensée jugée "désuète" qui serait celle du prétendu "pessimisme culturel" de la Théorie critique. Depuis, ce milieu a pris de l'âge et risque de devenir lui-même conservateur. C'est précisément du fait de cette situation, qu'il est intéressant de jeter un autre regard sur le concept d'industrie culturelle et sur les reproches postmodernes qu'il a suscités. En se penchant sur la publicité, l'économie du savoir, l'internet, les réseaux sociaux, la culture de la gratuité, l'épuisement des ressources culturelles et la virtualisation de la réalité quotidienne, Robert Kurz montre toute l'actualité de ce concept à l'ère du capitalisme de crise
Résumé : La véritable cause de la crise structurelle du capitalisme se trouve sous la surface financière, dans les profondeurs contradictoires du mécanisme capitaliste. Ce livre, en quelques pages, analyse aussi bien la logique du capital global que sa trajectoire historique et rend les outils de la pensée marxienne aptes à rétablir le lien logique entre la gigantesque bulle des marchés financiers, la dette croissante des Etats et des entreprises et la crise plus générale du capitalisme. Le lecteur sort ainsi du faux semblant - aux relents antisémites - des "? personnifications ? " actuelles de la crise, depuis les cris contre la caste des spéculateurs jusqu'aux délires du complotisme le plus impuissant.
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.
Heath Joseph ; Potter Andrew ; Saint-Germain Miche
Malgré tous ses efforts pour paraître subversive, la contre-culture n'a pas seulement été inefficace dans sa lutte contre le capitalisme, elle lui a fait faire ses plus grands bonds en avant : création de nouveaux segments de marché, triomphe de l'individualisme, dissolution des structures collectives, exaltation de toutes les formes de consumérisme, fabrication d'un conformisme rebelle... Les auteurs ébranlent de manière argumentée et précise, parfois provocatrice, nombre de certitudes sur la nature du capitalisme et le sens du combat contre celui-ci. Une lecture résolument à contre-courant.
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.