Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ne travaillez jamais. La critique du travail en France de Charles Fourier à Guy Debord
Hemmens Alastair ; Jappe Anselm
CRISE ET CRITIQ
16,00 €
Épuisé
EAN :9782490831012
Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel. Dans ce livre, Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, l'auteur démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail. C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais". Ce livre sera un point de référence crucial pour les débats contemporains sur le travail et ses origines.
Phi Darren ; Dujardin Paul ; Hemmes Tamar ; Lechtr
L'artiste américain Keith Haring (1958-1990) manifesta une présence unique dans le New York des années 1980, jouant un rôle clé dans la contre-culture de sa génération et créant un style immédiatement reconnaissable. Surtout célèbre pour ses motifs iconiques - chiens aboyeurs, bébés rampants et soucoupes volantes -, l'oeuvre de Haring possédait un contenu politique et était mue par un engagement militant. L'artiste s'est déployé , en puisant dans divers héritages et influences, allant de l'expressionnisme abstrait au pop art, de la calligraphie japonaise aux travaux des greffeurs new-yorkais. Son style singulier, en apparence spontané, était traversé par les énergies de son époque, du voyage dans l'espace au hip-hop et aux jeux vidéo, ce qui lui permit de créer une oeuvre qui demeure aujourd'hui aussi importante qu'à ses premiers jours. Cet ouvrage accompagne une exposition majeure de la Tate Liverpool, également présentée au Palais des Beaux-Arts, Bruxelles (BOZAR) et au Musée Folkwang de Essen, et réunit plus de cent reproductions en couleur. Il propose également trois textes originaux, ainsi qu'une chronologie exhaustive et illustrée de la vie et de l'oeuvre de Keith Haring.
Dans cette cinquième livraison de la revue, on trouvera un dossier donnant à voir le chantier théorique permanent que constitue le débat critique de la valeur : une histoire des origines de Krisis entre 1966 et 1992 entre ruptures et continuités, le manifeste du nouveau projet théorique de la revue Exit ! , deux articles de Robert Kurz et Roswitha Scholz cherchant à pousser plus loin une "révolution théorique inachevée" , toute une série d'échanges critiques notamment autour de l'ouvrage de Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, La Grande dévalorisation. Un débat illustrant tout particulièrement les divergences qui peuvent exister quant à la théorie et à l'analyse de la crise contemporaine.
Résumé : La question de savoir ce qu'est le racisme a été posée à de nombreuses reprises. "? La Double nature du racisme ? " développe la thèse selon laquelle le racisme se compose de deux tendances ? : outre des images stéréotypées de l'étranger, il comprend également des images de soi dans lesquelles sont formulées des affirmations sur la manière dont le lien entre les individus et la société moderne est ou devrait être constitué. Tant l'origine historique de ces représentations que leur signification pour les sujets racistes diffèrent considérablement. Ces deux pôles du racisme se trouvent également liés à la société capitaliste en crise. Car même si les racistes revendiquent leur droit à l'arbitraire, ils ne sont pas en mesure de composer leur pensée à leur guise. Ces transformations du racisme sont mis en évidence tant par l'analyse des principales images et théories racistes, que par l'analyse des problèmes rencontrés par les antiracismes
Résumé : Ecrits dans un langage clair, dépourvu de tout jargon, ces dix "essais d'hérésie" , mettent à nu la nature essentiellement théologique du système économique. Dans ces dix "essais d'hérésie" , Luis Andrés Bredlow entreprend une analyse et une dénonciation des divers fétiches qui ont succédé au Dieu monothéiste dans notre monde : l'Etat et l'argent, le travail et le marché, le progrès et le futur, par la voie plutôt indirecte de l'attaque contre quelques-unes de leurs manifestations les plus immédiatement palpables et fâcheuses : la barbarie urbanistique , la manie de tout réformer et restructurer en permanence , la substitution de l'air par son succédané chimique , le fléau du tourisme (qui est le contraire du voyage) , le culte démentiel voué à la grande vitesse , la superstition de la majorité qui prend le nom aujourd'hui de démocratie , l'assimilation des traditions populaires vivantes au spectacle des identités culturelles.
Résumé : Le sol de la démocratie victorieuse liée à l'économie de marché se révèle être un morne désert, et c'est sur ce sol même que le nouvel extrémisme de droite se développe. Comme Saturne, le totalitarisme démocratique de l'économie de marché dévore ses propres enfants. La logique de domination interne du système de marché démocratique s'extériorise de manière répressive et elle ne génère tout d'abord pas, en réaction, une nouvelle critique émancipatrice, mais un écho meurtrier d'elle-même. La démocratie et l'extrémisme de droite vont ensemble comme des jumeaux siamois, liés intérieurement par la circulation sanguine du processus de valorisation abstrait et de ses contraintes muettes.