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Auguste Comte et la science politque
Kremer-Marietti Angèle
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296036642
Le projet global d'Auguste Comte, celui de constituer une science sociale, s'est initialement manifesté dans le projet de constituer une science politique (et cela, explicitement dans les premiers opuscules), puis s'est diversifié en projet d'une science sociologique et même d'une science anthropologique - pour finalement déboucher sur une religion dans le système de politique positive, qui va bien au-delà du projet initial en le refermant définitivement sur une totalité que ses prémisses n'impliquaient pas nécessairement. Posant la notion d'Humanité au-dessus des peuples, des religions et des gouvernements, il semble que Comte ait apporté le résultat le plus original de sa philosophie : faire accéder à une religion dont l'essentiel est d'honorer l'humain au-delà de toutes les divinités ! Ayant refusé la souveraineté du peuple, la liberté illimitée de la conscience, et même souhaité retirer de la devise républicaine la mention de l'égalité (représentant à ses yeux autant le pur individualisme que l'envie et la cupidité), Comte répond finalement à la question démocratique par un seul mot, altruisme.Angèle Kremer-Marietti a publié aux Éditions L'Harmattan (Paris), La philosophie cognitive (2001), Épistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006). Le kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments Images Signes (2007): Ed. Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006): Ed. Buenos Books America (New York) : Seven Épistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Liberté de dire parce que tel est l'apanage de l'humain, et qu'il feint parfois curieusement de l'ignorer. Avec cet ouvrage, est recherchée et dégagée la profonde et permanente "intention de signification" qui, au coeur des sociétés, anime tout langage et toute pensée de la philosophie de l'esprit dans son travail authentique de cognition et de communication, parti du peu probable ou du probable pour envisager et actualiser le certain, édifiant l'action humaine pleinement réussie.
Aujourd'hui, la question qu'est-ce que la nature ? prend une envergure gigantesque, car la nature ne consiste pas seulement dans l'environnement " naturel " ou " vivant ", tel que l'ensemble des plantes ou des animaux que nous pouvons immédiatement observer et qui nous entourent dans l'écosystème. L'immensité de l'univers constitue notre nature environnante. Pour connaître " la " nature, nous devons nous introduire dans plusieurs domaines scientifiques fondamentaux, tels que la mécanique classique ou la mécanique quantique, et l'astronomie, complétée actuellement par la cosmologie. Les sciences de la nature dépassent notre entourage direct : elles nous font bondir jusqu'au fin fond de l'univers. Là se posent des questions fondamentales que les philosophes se sont toujours posées : le temps a-t-il commencé ? Qu'y avait-il auparavant ? Autrefois métaphysiques, ces questions sont devenues physiques et scientifiques ; elles préoccupent physiciens, astrophysiciens, astronomes, cosmologistes. Il y a présente l'ambition de réaliser une " science totale de la nature ", même si la science est diverse et multiple dans la variété de ses disciplines. C'est pourquoi Angèle Kremer-Marietti a tenté de dégager du cours de l'histoire des sciences et de ses mutations la philosophie dont les sciences ont été et sont encore porteuses.
A bien des égards, Nietzsche est le premier philosophe de la modernité à avoir réhabilité la rhétorique. La crise de la raison et de ses fondements s'accompagne d'une crise du sens, de l'univocité, comme si l'Histoire obligeait à penser la différence qui frappe les concepts et leur réalité. L'ouvrage d'Angèle Kremer-Marietti est le premier à nous offrir une vision systématique et extrêmement fouillée du rapport de Nietzsche à la rhétorique. Que ce soit au travers de la tragédie ou du dialogue avec les penseurs grecs en général, le langage et la dialectique vont apparaître comme des éléments essentiels du dépassement de la philologie dans le développement de Nietzsche. Ses premiers écrits - pour certains, encore inédits - sont analysés à la lumière de la rhétorique et du rôle central de la métaphore. La philosophie de Nietzsche émerge ainsi comme une vaste entreprise herméneutique, où se nouent le jeu et le symbole, le signe et l'image, transférant l'attention de la perception à la signification comme source de possibilité. Finalement, pour Nietzsche, tout langage et toute pensée sont rhétoriques par essence, comme toute cognition passe nécessairement par la dénomination. C'est dire combien le travail que nous livre ici A. Kremer-Marietti est actuel et original. Il fait ressortir Nietzsche non pas comme un simple précurseur, mais comme l'un des grands analystes du langage, une contribution que son développement ultérieur a pu parfois éclipser. . . Angèle Kremer-Marietti a publié aux Ed L'Harmattan (Paris) La philosophie cognitive (2001), Epistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006) Ed Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006) , Ed Buenos Book America (New York) : Seven Epistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Nietzsche a toujours cherché à comprendre une " histoire de la genèse de la pensée ", une histoire de la genèse du comportement, avec la perception adéquate des événements - c'est-à-dire une histoire qui serait susceptible de déboucher sur une connaissance des conditions qui rendirent possible toute " vérité ". Sur les traces du concept de réflexion chez Kant, Nietzsche débouche sur la fiction (Erdichtung) qui nous abuse. Il constate que la réflexion peut donner à voir une " vérité " multiple ; aussi le perspectivisme nietzschéen dénonce-t-il la nullité de toute question sur la vérité qui serait indépendante des évaluations. Nietzsche tendit ainsi à édifier une " connaissance au second degré ", réalisée dans la découverte des divers processus de métaphorisation, liés à la formation des concepts, à la saisie des actions ou des séries événementielles. Il aperçut l'édification des choses par les mots et tout autant la chosification des mots eux-mêmes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.