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Nietzsche ou les enjeux de la fiction
Kremer-Marietti Angèle
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296106093
Nietzsche a toujours cherché à comprendre une " histoire de la genèse de la pensée ", une histoire de la genèse du comportement, avec la perception adéquate des événements - c'est-à-dire une histoire qui serait susceptible de déboucher sur une connaissance des conditions qui rendirent possible toute " vérité ". Sur les traces du concept de réflexion chez Kant, Nietzsche débouche sur la fiction (Erdichtung) qui nous abuse. Il constate que la réflexion peut donner à voir une " vérité " multiple ; aussi le perspectivisme nietzschéen dénonce-t-il la nullité de toute question sur la vérité qui serait indépendante des évaluations. Nietzsche tendit ainsi à édifier une " connaissance au second degré ", réalisée dans la découverte des divers processus de métaphorisation, liés à la formation des concepts, à la saisie des actions ou des séries événementielles. Il aperçut l'édification des choses par les mots et tout autant la chosification des mots eux-mêmes.
A bien des égards, Nietzsche est le premier philosophe de la modernité à avoir réhabilité la rhétorique. La crise de la raison et de ses fondements s'accompagne d'une crise du sens, de l'univocité, comme si l'Histoire obligeait à penser la différence qui frappe les concepts et leur réalité. L'ouvrage d'Angèle Kremer-Marietti est le premier à nous offrir une vision systématique et extrêmement fouillée du rapport de Nietzsche à la rhétorique. Que ce soit au travers de la tragédie ou du dialogue avec les penseurs grecs en général, le langage et la dialectique vont apparaître comme des éléments essentiels du dépassement de la philologie dans le développement de Nietzsche. Ses premiers écrits - pour certains, encore inédits - sont analysés à la lumière de la rhétorique et du rôle central de la métaphore. La philosophie de Nietzsche émerge ainsi comme une vaste entreprise herméneutique, où se nouent le jeu et le symbole, le signe et l'image, transférant l'attention de la perception à la signification comme source de possibilité. Finalement, pour Nietzsche, tout langage et toute pensée sont rhétoriques par essence, comme toute cognition passe nécessairement par la dénomination. C'est dire combien le travail que nous livre ici A. Kremer-Marietti est actuel et original. Il fait ressortir Nietzsche non pas comme un simple précurseur, mais comme l'un des grands analystes du langage, une contribution que son développement ultérieur a pu parfois éclipser. . . Angèle Kremer-Marietti a publié aux Ed L'Harmattan (Paris) La philosophie cognitive (2001), Epistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006) Ed Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006) , Ed Buenos Book America (New York) : Seven Epistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Le projet global d'Auguste Comte, celui de constituer une science sociale, s'est initialement manifesté dans le projet de constituer une science politique (et cela, explicitement dans les premiers opuscules), puis s'est diversifié en projet d'une science sociologique et même d'une science anthropologique - pour finalement déboucher sur une religion dans le système de politique positive, qui va bien au-delà du projet initial en le refermant définitivement sur une totalité que ses prémisses n'impliquaient pas nécessairement. Posant la notion d'Humanité au-dessus des peuples, des religions et des gouvernements, il semble que Comte ait apporté le résultat le plus original de sa philosophie : faire accéder à une religion dont l'essentiel est d'honorer l'humain au-delà de toutes les divinités ! Ayant refusé la souveraineté du peuple, la liberté illimitée de la conscience, et même souhaité retirer de la devise républicaine la mention de l'égalité (représentant à ses yeux autant le pur individualisme que l'envie et la cupidité), Comte répond finalement à la question démocratique par un seul mot, altruisme.Angèle Kremer-Marietti a publié aux Éditions L'Harmattan (Paris), La philosophie cognitive (2001), Épistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006). Le kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments Images Signes (2007): Ed. Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006): Ed. Buenos Books America (New York) : Seven Épistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Interrogées les capacités poïétiques de l'art, du langage et de la science concourent à nous faire réfléchir sur les voies multiples de la symbolisation, puisque tous les domaines sont touchés par la question symbolique. Comment pensons-nous, croyons-nous et connaissons-nous ? Chaque réalité, scientifique, mais aussi narrative, artistique, mystique, n'ajoute pas seulement du signe mais aussi un point de vue, au sens d'une perception, d'une réalité idéelle, à la vision d'ensemble et contribue à la réalité humaine. Connaître ou créer des symboles provient d'un travail intellectuel à partir de nos sens : point de départ de notre modification du monde brut en un monde symbolisé. Cette modification acquiert une intensité d'évidence dans la mécanique quantique, dans laquelle on voit manifestement que le genre de perception modifie et différencie les échelles de phénomènes et les régions d'expérience auxquelles il s'applique. Grâce à son examen de la faculté de juger, il faut reconnaître à Kant le mérite d'avoir mis à découvert une terre sur laquelle le philosophe pouvait aventurer des sentiments de plaisir et de peine, ouvrant le passage du domaine des concepts de nature au seul et unique concept de liberté. Des voies philosophiques diverses et décisives permettent d'examiner le soubassement du paradigme cognitif et d'approcher les ressorts du symbolique.
La philosophie positive d'Auguste Comte était fondée sur l'hypothèse de la science sociale, et elle se développerait au fur et à mesure que se développerait la science sociale. Auguste Comte pensait régénérer notre espèce dans la " sociocratie ", une forme de gouvernement, fondée sur le consentement de tous ; l'idée en a été annoncée dans l'Introduction fondamentale du Système de politique positive. Sur les traces d'Aristote, Auguste Comte a étudié l'homme en tant qu'animal politique ; et son analyse a montré que l'homme est également un animal symbolique. A travers nos trois logiques (des sentiments, des images et des signes), Comte a indiqué comment se constituent nos symbolisations, individuelles et collectives, dans la perspective historique d'une anthropologie totale.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.