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Penser le monde. De Kant à aujourd'hui
Krause Pamela ; Dreidemie Guillaume
KIME
29,00 €
Épuisé
EAN :9782380721249
En instaurant un écart transcendantal entre la subjectivité et son monde, en dépouillant l'idée de toute fondation (Grund) transcendante ou rationnelle, Kant invite la philosophie à abandonner tout regard objectivant et totalisateur et à poser le problème d'une habitation pétrie de finitude. Loin de prétendre à l'exhaustivité, le présent volume explore des postures diverses d'habitation au monde par la pensée. Réparti en trois temps, il permet de cheminer dans l'histoire de la pensée et de rendre sensible la manière dont diverses épistémè ont oeuvré à déjouer, à dépasser, voire même à subvertir l'interdit avancé par la Critique. Les acquis de la Critique ne cessent de hanter notre vision de la phénoménalité, du monde et de la subjectivité. La pensée kantienne a durablement imprégné la phénoménologie : le monde se décloisonne en un horizon - celui, latent, de notre expérience - qui ne cesse de relancer notre désir d'écrire le monde. Chaque proposition avance donc une manière de penser, d'habiter le monde en flirtant avec son impossible idéalisation, avec le rêve de sa totalisation. Chaque article témoigne, à sa manière, du désir qui est au coeur même de la philosophie - de cet élan qui ne cesse d'unir en séparant la pensée et son monde.
Pour les voyageurs intéressés par l'histoire et la culture du pays, une visite de sa capitale, Phnom Penh, et d'Angkor, le cour de l'ancien Empire Khmer s'impose. Nous avons voyagé au Cambodge en partant de Phnom Penh pour ensuite traverser le pays par Siam Reap et le lac Tonlé Sap. Les calendriers Calvendo sont des produits haut de gamme - avec ces plus qui font la différence : nos calendriers présentent bien toute l'année grâce à leur papier de qualité supérieure et leur reliure à spirales pour une manipulation des pages plus aisée et une tenue parfaitement droite contre le mur. Un film plastique transparent protège la couverture de ces calendriers toujours plus solides, qui se déclinent désormais en cinq langues. Offrez-vous un calendrier Calvendo qui reste beau tout au long de l'année. Dieser erfolgreiche Kalender wurde dieses Jahr mit gleichen Bildern und aktualisiertem Kalendarium wiederveröffentlicht.
4e de couverture : «Assis par terre avec mon magnétophone, m'efforçant de me faire le plus discret possible, j'étais stupéfait par chaque son nouveau. L'ambiance sonore prenait du relief dans ses moindres détails : le bruit de ma respiration, le léger mouvement de mon pied, un oiseau qui se posait tout près en dérangeant les feuilles mortes puis s'envolait, alarmé. Jusqu'à ce moment précis, je n'avais jamais perçu le merveilleux babillage qui remplissait la nature...» C'est par hasard que Bernie Krause, musicien dans la Californie des années 1960-1970 - les Doors, la musique de Rosemary's Baby et d'Apocalypse Now -, découvre la richesse des sons de la nature. Depuis, il consacre sa vie à enregistrer les animaux du monde entier. Revenant sur son parcours et ses travaux, il offre une merveilleuse plongée dans l'univers sonore du monde sauvage. Et nous invite à célébrer, malgré le vacarme des activités humaines, la somptueuse symphonie de la nature.
Bernie Krause (né en 1938) est à la fois musicien et naturaliste, docteur en bioacoustique. Il est à l'origine du terme « biophonie » et a contribué à définir le concept d'écologie du paysage sonore et d'écologie dans le champ musical. Dans les années 1950 et 1960, il s'est consacré à la musique et a remplacé Pete Seeger à la guitare dans le groupe les Weavers. Il a ensuite rejoint Paul Beaver en Californie et a introduit avec lui le synthétiseur dans la pop music et au cinéma (ils ont notamment écrit les musiques de Rosemary's Baby, Apocalypse Now, Love Story, Dr Folamour). Il a également joué avec les Byrds, les Doors, Stevie Wonder et George Harrison.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.