Où en sont les lettres persanes, alors que près de 40 ans se sont écoulés après la chute du régime de Mohammad Reza Pahlavi, dernier roi d'Iran, et que le pays devrait sortir de l'embargo qui le frappe depuis ? Terre de paradoxes, la monarchie dite " éclairée " du Chah, largement ouverte au marché occidental, preneuse du way of life made in USA, a enfanté une république islamique qui n'a eu de cesse de fustiger le " grand satan " américain et ses alliés. Or, durant toutes les années où la rigueur islamique a régné sur le pays, la société iranienne n'a cessé de se moderniser et le peuple iranien est devenu un des plus cultivés du monde oriental. Quels reflets de ces changements et de ces évolutions peut-on constater aujourd'hui dans la culture iranienne ? Il y eut certes, durant les années de braise, où l'Iran s'est retrouvé seul face à la coalisation soutenant l'invasion de l'Iran par l'Irak, une littérature et un art de la propagande. Il y eut sans doute aussi des oeuvres mystiques prisées par un lectorat en quête de sens dans un monde bouleversé par la violence et les privations. Mais il y eut également des courants artistiques alternatifs agissant sur le mode underground, en marge des genres officiels. C'est à une découverte de ces différentes strates que convie cet ouvrage. A un voyage culturel à travers la spécificité persane désormais aux portes de la mondialisation. Qu'en sera-t-il demain ? Le peuple perse, si jaloux de ses racines historiques, saura-t-il résister aux sirènes de l'uniformisation mondiale ? La question demeure entière.
Résumé : Vent de révolte ou souffle de liberté ? Le monde arabomusulman, de la Méditerranée à l'Orient, semble sortir dans un même mouvement d'un long hiver de toutes les formes possibles d'autoritarisme social, civil, policier, militaire, idéologique ou féodal, où la diversité des pays, des régimes et des situations, des histoires et des cultures se fond dans l'apparence d'une contagion commune et dont la mécanique serait une. S'agit-il de l'émergence de nouvelles générations qui aspirent à un rôle plus précis dans des sociétés figées dans leur passé ? S'agit-il de la rupture des barrages entre les groupes restreints qui, à leur façon dans chacun des pays, accaparent les richesses, la parole et le pouvoir, et les masses populaires jusqu'alors clouées dans le silence, la médiocrité et l'indigence, voire la misère ? Pour ce numéro de la revue, l'équipe de Riveneuve Continents s'est muée en orpailleurs pour tenter de retenir dans ses rets jetés aux quatre points de l'horizon arabe, du Golfe à l'Océan atlantique et au-delà, les perles et les mots autant que le souffle littéraire de ces événements qui se poursuivent dans le sang et les angoisses autant que dans l'espoir fou et les aspirations légitimes. Elle les a cherché partout où ils affleurent : chez les écrivains confirmés comme chez les novices, au centre comme à la périphérie et jusqu'aux lointaines diasporas toujours en phase avec l'origine de l'exil, dans la rue, sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et les portes de la blogosphère, les carnets de voyages, les carnets de notes, les journaux intimes, les affiches et les graffitis éphémères...
Résumé : Si la littérature d'un peuple de voyageurs tels que les Tunisiens - né déjà d'une épopée phénicienne - s'est de longue date nourrie des échanges entre la mère patrie et les territoires d'exils, des dialogues entre le pays d'origine et la diaspora, des débats entre les "cousins" d'ici et ceux de là-bas, saura-t-on aujourd'hui mesurer leur démultiplication ? On retrouve des traits bien connus : la littérature de l'exil, la nostalgie du pays perdu si présente dans les lettres maghrébines et arabes, l'obsession du retour ou, au contraire, l'expression de l'étouffement et l'appel du large. Mais l'exil peut aussi être intérieur - recherché ou imposé - qui illustre souvent le statut-même de l'écrivain dans une société qu'il interroge. Et le nomadisme de certains, toujours entre deux avions ou deux bateaux, deux vies et deux pays, accompagne aussi la littérature. La libération des paroles et l'accélération de la circulation des écrits aujourd'hui créent-elles une nouvelle forme d'expression ? Peut-on déjà parler de "genres littéraires" ou de "courants" alors que semblent exploser le "tag" et le "rap" auxquelles la littérature n'est pas tout à fait étrangère ? Pour ce numéro de la revue, l'équipe de Riveneuve Continents et ses relais se lancent dans une quête avec pour seule boussole l'aiguille aimantée qui oscille entre la Tunisie et sa diaspora. Elle tache de déceler cette dualité, ce déséquilibre créateur, ce dedans et dehors, chez les écrivains confirmés comme chez les novices.
Et si on retrouvait enfin le tombeau d'Alexandre le Grand, le conquérant de l'Orient et de l'Occident, dont on a perdu la trace depuis le IV, macle après J.-C ? Le journaliste Omar Le-Chéri mène l'enquête dans la cite d'Alexandrie. Et l'archéologue Jean-Yves Empereur enrichit cette bande dessinée d'aventure en passant en revue les différentes hypothèses sur l'emplacement de la fameuse tombe "dont la découverte serait l'équivalent de la mise au jour du trésor de Toutankhamon...".
Tout un numéro de la revue Riveneuve Continents dédié aux Lettres sénégalaises avec pour thématique la jeunesse pour explorer, avec de nombreux écrivains et écrivants connus ou inconnus, du pays ou de la diaspora, le vague à l'âme des nouvelles générations entre blocage et mondialisation. - Le 31e numéro de la revue RIveneuve Continents née en 2004. - Des contributions prestigieuses comme le philosophe Souleymane Bachir Diagne ou des jeunes rappeurs de Dakar en passant par des écrivains confirmés ou novices - Les thèmes qui préoccupent la jeunesse sénégalaise aujourd'hui et qui se retrouvent dans tous les types d'écriture ; déconstruction décoloniale et patriarcale, blocage de la société, identités fermées ou ouvertes, citoyenneté en crise comme l'emploi ou l'éducation, modernité et tradition, rester et partir... - Des illustrations d'artistes contemporains en N&B et en couleurs
Le maréchal de Vauban a toujours la mauvaise joui d'une , immense popularité, avec sa théorie du "pré carré" conscience du roi qui a aidé à fixer les frontières de la France ou ses fortifications en étoile inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pourtant c'est un commissaire général au tempérament méconnu : loin d'être soumis au tout puissant Louis XIV, Vauban est un esprit libre et audacieux, généreux et tolérant. Ce maréchal proche du pouvoir, nécessaire au pouvoir, fidèle au pouvoir, interpella avec vigueur le plus puissant monarque que la France ait jamais connu. Contre l'indigne oppression religieuse et l'expulsion des protestants, au nom de la liberté d'opinion et de conscience qu'il revendiqua avec fermeté. Contre les iniquités et les injustices qui frappaient un peuple plongé dans la misère. Vauban défendit un projet de réforme de la fiscalité fondée sur une contribution générale éliminant tous les "traitants" et autres intermédiaires véreux. Portrait d'un personnage résolument moderne, en marche, tout botté et encuirassé, vers le siècle des Lumières et le temps d'une Révolution dont il craignait la fatale conclusion.
Résumé : Un essai plein d'érudition sur le destin croisé de deux grands textes de la littérature de voyage européenne : le livre des merveilles de Marco Polo et L'Histoire de ma vie de Casanova : deux grands Vénitiens qui dictait et écrivait ... en français. Les deux manuscrits sont à la BNF d'ailleurs. Un essai plein d'érudition sur deux textes majeurs de la littérature de voyage européenne L'analyse brillante du destin croisé de Marco Polo et son Livre des Merveilles et Casova et son Histoire de ma vie La description et l'analyse riche de la civilisation de Venise sur les 5 siècles d'or qui séparent les deux auteurs (XIIIe-XVIIIe siècles) Une écriture sous forme d'enquête historique qui se lit comme un roman Le 18e titre de la collection de poche Pépite
Un sujet presque tabou : l'abus sexuel par des agents ayant autorité pour la portection du public comme les pompiers. Un traitement fin et percutant, bien avant l'affaire #metoo. Une pièce promise au succès comme la précédente : Darius, le succès en 2017 de la pièce portée par Clémentine Célarié. Une pièce qui a marqué le off d'Avignon en 2016. Un ouverture pour deux mois au Théâtre du Rond-Point à Paris.