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Les estampes japonaises
Koyama-Richard Brigitte
SCALA
15,50 €
Épuisé
EAN :9782359881271
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.
Les mangas rencontrent dans le monde entier, mais tout particulièrement en France, un succès considérable qui ne se dément pas. Fruits d'une longue tradition artistique, ils trouvent leur origine dans les peintures anciennes comme celles du temple Shôsôin ou du plafond du kondô du temple Hôryûji (fin du VIIe siècle). Des personnages comiques des paravents et rouleaux de peinture emaki (de la fin du VIIIe siècle au XIIe siècle) aux démons peuplant les récits de Mizuki Shigeru aujourd'hui, de la Manga d'Hosukai (1814) à Tesuka Osamu, le dieu du manga moderne , de la naissance des gekiga dans les années 1950 aux dernières créations de Taniguchi Jirô, c'est toute l'histoire de cette forme d' expression si vivante qu'il nous ait donné d'approcher dans sa richesse et sa diversité. Cette plongée au coeur des sources visuelles des mangas permet de nous faire comprendre combien cette production de masse, média privilégié à destination des adultes comme des enfants, constitue un pan essentiel de la culture nippone, traitant de thèmes variés, légers ou plus profonds, allant des sagas de samouraï ou du shôjo manga (manga pour filles) aux productions alternatives de la revue Garo, en passant par les aventures du célèbre Astro Boy ou de Lady Oscar.Brigitte Koyama-Richard est professeur à l'université Musashi de Tokyo où elle enseigne la littérature comparée et l'histoire de l'art. Elle a publié plusieurs ouvrages sur le Japon dont Japon rêvé, Edmond de Goncourt, et Hayashi Tadamasa (Hermann, 2001), La magie des estampes japonaises (Hermann, 2003), Komodo-e, L'estampe japonaise et l'univers des enfants (Hermann, 2004).
Bons et mauvais esprits, diables, monstres et revenants en tous genres n'ont cessé de hanter l'imagination des hommes à travers le temps et les cultures. Le Japon, après s'être inspiré de la Chine, de l'Inde puis, plus tardivement, de l'Occident, est parvenu à créer un monde fantastique où le surnaturel, l'étrange, le merveilleux, le mythique ne font qu'un. Ce monde fantastique, peuplé de croyances ancestrales et animistes, n'a jamais été aussi présent qu'aujourd'hui dans l'archipel. Manga et dessins animés, créateurs de jeux vidéo et de figurines ne sont pas les seuls à captiver le public avec des oeuvres sur ce sujet. Les expositions sur les yôkai, oni et yûrei n'ont jamais été aussi nombreuses dans l'archipel et des artistes japonais contemporains de renom n'hésitent pas à puiser leur inspiration aux sources de la culture ancestrale et traditionnelle de leur pays. Cet ouvrage entraînera le lecteur dans le monde fantastique et merveilleux de l'art japonais à travers les rouleaux enluminés, les paravents, les estampes, puis les oeuvres picturales contemporaines.
Au faîte de sa gloire, Léonard de Vinci est invité par François Ier à Amboise. Bien qu'âgé et malade, il traverse les Alpes à l'automne 1516. Or, durant ce voyage, la caisse contenant la Sainte Anne (aujourd'hui au Louvre) disparaît. De qui peut être alors le tableau, reproduit sur la couverture de ce livre et qui ressemble si fort à l'oeuvre perdue ? Pourquoi, dans ces mêmes années, voit-on surgir une version de la Joconde nue ? Autant de mystères, autant d'hypothèses. En romancière et en historienne, l'auteure ressuscite le quotidien de Léonard, pénètre les secrets de son atelier et observe les rapports complexes que le vieil artiste noue avec le jeune François Ier.
Dix ans après la disparition de Pina Bausch, Rosita Boisseau propose de revisiter l'oeuvre de celle qui incarne aujourd'hui, plus que jamais, la danse contemporaine. Avec sa compagnie, le Tanztheater Wuppertal, elle crée, entre les années 1970 et 2009, plus de 40 spectacles qu'elle présentera dans le monde entier. Depuis sa célèbre version du Sacre du printemps (1975), en passant notamment par Café Müller (1978), Viktor (1986), Palermo Palermo (1989), Le Laveur de vitres (1997), Pour les enfants (2002), Vollmond (2006), Pina Bausch, mêlant danse et théâtre, déploie une des plus importantes oeuvres chorégraphiques du XXe siècle. Ce livre est organisé autour des principales thématiques qui constituent l'univers de Pina Bausch, et présente un choix de onze spectacles-clés de cette artiste majeure. Une iconographie exceptionnelle, réunie depuis près de 30 ans parle photographe Laurent Philippe, lui donne une dimension visuelle unique.
Situé au coeur de la ville de Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse, le Delta est un lieu de vie où la culture se veut accessible à tous. Rénové en 2019, le bâtiment est paré de verre et de bois, mêlant matériaux d'origine et contemporains. Le jardin-terrasse donne à voir un panorama exceptionnel renforçant la position unique du site. Le Tambour, élément phare de l'extension, s'impose sur l'esplanade. Rayonnant sur son territoire provincial, le Delta est un espace ouvert à l'ensemble des disciplines artistiques et des nouvelles technologies. Il propose une programmation de qualité, encourage l'émergence et aide à la diffusion des artistes. Découvertes, rencontres, plaisir vous attendent au Delta. Venez les découvrir !
Cette biographie gourmande, accompagnée de 30 recettes culinaires attribuées à Toulouse-Lautrec, retrace l'enfance et l'adolescence du peintre, sa vie à Paris dans l'atmosphère festive et bohème de son atelier, son talent pour l'amitié et ses passions amoureuses, et enfin son goût effréné pour la vie nocturne parisienne. Alors que son oeuvre est mondialement connue et admirée, il faut se souvenir que Toulouse-Lautrec aimait autant peindre que cuisiner, autant travailler que jouir de la vie. Comme disait de lui le poète Paul Leclercq, il "savait cuisiner aussi bien qu'il savait déguster. La cuisson d'un gigot de sept heures, la préparation d'un homard à l'américaine était sans secret pour lui". Une sélection de près de 70 de ses oeuvres fait écho à ce récit réjouissant de la vie du peintre.