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Jeux d'estampes : images étranges et amusantes au Japon
Koyama-Richard Brigitte
SCALA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782359881523
Si l?esprit ludique des peintres japonais s?est exprimé, dès le me siècle, dans les rouleaux enluminés, c?est vers la fin de l?époque d?Edo, avec la création d?estampes en grande quantité, que leur génie s?affirma dans ce domaine. C?est aussi l?époque où ils découvrent les anamorphoses et les boîtes d?optique et assimilent la perspective. Cette technique leur permet de développer un nouvel art de se jouer de l?écriture, du dessin, du pliage, du découpage. Les estampes asobi-e (ludiques) et omocha-e (estampes- jouets) s?adressent aux adultes comme aux enfants, et traduisent l?humour de cette époque. Jeux de mots, rébus, idéogrammes dissimulés dans les personnages demandent une certaine connaissance de la littérature, tandis que d?autres oeuvres sont des jeux ou jouets en papier pour amuser les enfants. Une iconographie exceptionnelle principalement issue des collections des musées japonais.
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
IntroductionLudiques, pédagogiques, parfois artistiques, les dessins animés japonais font partie intégrante de la vie des Japonais en ce début du XXIe siècle. Télévisée ou destinée au grand écran, à l'attention d'un public d'abonnés sur une chaîne câblée, sur un téléphone mobile, ou encore directement mise en vente sous forme de DVD, l'animation japonaise a, par son originalité et sa qualité, dépassé les frontières de l'archipel. Si le public occidental est désormais familier de Goldorak, Dragon Bail, One Pièce, Naruto, Pokémon, etc., il ne connaît pourtant que la partie émergée de l'iceberg, tant la production nippone est foisonnante. Pourtant, si plus rien n'étonne les spectateurs blasés que nous sommes devenus, il ne faut pas oublier que l'animation n'est pas née en un jour. Des siècles de recherches ont été nécessaires pour aboutir à cette technique qui n'a cessé d'évoluer. Les hommes ont, depuis toujours, souhaité exprimer le mouvement et donner vie aux objets qui les entouraient. Mais la pensée s'est lentement frayé un chemin avant d'y parvenir. Des rouleaux enluminés à la naissance des premiers films d'animation, en passant par les estampes, les automates, le pré-cinéma, jusqu'aux dessins animés contemporains, cet ouvrage se propose de faire découvrir les secrets artistiques ayant permis aux Japonais de développer cette sensibilité graphique et fourmillante d'imagination qui a engendré les joyaux de l'animation contemporaine. Il posera également la question du devenir du Japon dans ce domaine.
Dans les années 1860, les membres des premières missions officielles japonaises se rendent en Europe et en France. Ils sont éblouis par Paris qui est devenue, avec les travaux entrepris par le baron Haussmann, la plus belle capitale d'Europe. Elle va devenir un modèle pour les Japonais de l'ère Meiji (1868-1912) qui veulent rattraper leur retard sur les Occidentaux. Au même moment, à Paris, des artistes, collectionneurs, femmes et hommes de lettres, découvrent et s'enthousiasment pour les estampes japonaises. C'est le début de la vague du japonisme qui va déferler ensuite sur toute l'Europe et les Etats-Unis. Parallèlement, de jeunes artistes japonais se prennent de passion pour l'art occidental et choisissent de venir à Paris pour apprendre les techniques artistiques. Leur stupéfaction est immense face à l'engouement que l'art traditionnel de leur pays provoque alors. En effet, au moment où les collectionneurs s'arrachent ces estampes et ces objets d'art décoratif, le Japon est en train de rejeter ses traditions culturelles. Le Japon rêvé des japonisants n'est déjà plus qu'un souvenir nostalgique et le pays se modernise à une vitesse fulgurante. De nombreux liens d'amitié se tissèrent entre les artistes de ces deux pays si éloignés, faisant naître un intérêt culturel simultané et réciproque qui continue toujours aujourd'hui.
Quelle que soit la technique, le danseur s'impose. Il est superbe, subjuguant. On en a le souffle coupé. Il fait oublier le réel à force d'y être incontournable. Pourtant, définir sa nature représente un objectif très conséquent. Car la figure du danseur toujours s'échappe. La question n'est pas de technique ou de savoir, mais de nature : si tout le monde danse, tout le monde n'est pas danseur et si le problème s'épaissit, le danseur non, c'est la norme ! Car une instance est censée conformer les corps, les assujettir à la norme du danseur : le cours de danse. Mais cette "fabrique" du danseur elle-même s'avère complexe.
L'art chorégraphique suppose de remettre en jeu beaucoup de nos habitudes de spectateur, tant on se tromperait gravement à regarder de la danse soit comme du théâtre soit comme un tableau ou une oeuvre plastique. La danse n'a rien d'autre à promettre que d'être la danse. Le spectateur ne peut l'approcher qu'à la tenir pour ce qu'elle est, soit de la danse ; s'il y cherche les émotions du texte ou du chant, il est déçu et c'est dommage... D'où l'importance de savoir de quoi il s'agit. C'est l'ambition de ce premier volume de la série Regardez la danse !
Cette biographie gourmande, accompagnée de 30 recettes culinaires attribuées à Toulouse-Lautrec, retrace l'enfance et l'adolescence du peintre, sa vie à Paris dans l'atmosphère festive et bohème de son atelier, son talent pour l'amitié et ses passions amoureuses, et enfin son goût effréné pour la vie nocturne parisienne. Alors que son oeuvre est mondialement connue et admirée, il faut se souvenir que Toulouse-Lautrec aimait autant peindre que cuisiner, autant travailler que jouir de la vie. Comme disait de lui le poète Paul Leclercq, il "savait cuisiner aussi bien qu'il savait déguster. La cuisson d'un gigot de sept heures, la préparation d'un homard à l'américaine était sans secret pour lui". Une sélection de près de 70 de ses oeuvres fait écho à ce récit réjouissant de la vie du peintre.
Issus d'une longue tradition, les jardins du Japon sont connus dans le monde entier comme l'une des plus belles réalisations humaines. Depuis longtemps, l'art des jardins occupe une place centrale dans la culture japonaise. A partir du milieu du XXe siècle, ces jardins ont également influencé de nombreux étrangers, paysagistes et architectes bien sûr, mais aussi peintres, écrivains, philosophes et même musiciens. Ce livre revient rapidement sur l'histoire du regard occidental sur ces jardins pour tenter de comprendre à quoi correspond l'image que nous en avons aujourd'hui. Au-delà du stéréotype, il propose de sensibiliser à leur diversité, et à leurs rapports avec l'architecture et la peinture. A travers 150 photographies, il invite à regarder près d'une cinquantaine de jardins remarquables et à faire l'expérience de leur présence.