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L'or du diable suivi de Le Cercle au féminin
Konaté Moussa
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782858024490
L'or du diable est un drame social, celui de la misère réduite, tant elle est implacable, au rêve. Un ange apparaîtra à Ladji pour lui enseigner comment être maître de l'or. Et tous de se faire chercheurs : "moi, dira-t-il, j'avais cru entrevoir la fin de ma misère". Epouse vieillissante et délaissée Kadia fuit le domicile conjugal. Mais pourra-t-elle échapper au Cercle au féminin, elle qui dut "passer sa vie entière, sans avoir son mot à dire, rentrer sa juste colère, s'humilier". Nul désespoir pourtant, car en ces deux pièces la même lucidité est incarnée par Awa, fille de Ladji, Nati fille de Kadia ; c'est, par elles, un même refus de l'injustice, du traditionnel fatalisme qui se fait jour, un humour enfin qui désigne, malgré tout, l'espoir. C'est le rire entre les larmes, les pleurs mêlés d'amour qui font la force émotionnelle, la vérité sans emphase des pièces de Moussa Konaté, son acuité unique dans le cadre du théâtre africain.
Badian, mon père, je ne suis plus le petit Hamadi d'hier : j'ose exiger de savoir la vérité. Je t'interpelle par-delà la tombe. Où que tu sois, au paradis ou en enfer, je te demande la réponse à cette question : pourquoi m'as-tu fait, Badian, pourquoi ? ". Un adulte (qui n'a pas connu la période coloniale), se penche sur sa vie, sa famille, sa société. De ce face à face avec soi-même surgissent des vérités amères. Si le Père, la Mère, la Famille, les Traditions, l'Ecole sont autant de mensonges, quelle autre bouée de sauvetage ? Et lorsque cet adulte, qui est un intellectuel, tente de justifier sa vie et celle de sa génération, il éprouve l'impression de tourner en rond, jusqu'au vertige, dans un cercle infernal à mesure que s'écroulent les tabous et les illusions.
Demain, le soleil se lèvera à l'est, comme toujours. Nous mourrons tous et le soleil se lèvera... Il ne réchauffera que quelques-uns. Aux autres, ceux qui n'ont rien, à ceux qui n'attendent plus rien de la terre, à ceux qui mourront comme ils sont nés, il n'apportera encore que misère, soucis et résignation. Nous ne serons pas des héros. De par le monde, hors de chez nous, les hommes continueront à vivre... Nous voulons seulement être la graine qui éclot et donne naissance au fromager. Nous passerons comme tous ceux qui sont passés, sans tambour ni trompette : il n'y aura que les larmes des nôtres. C'est pour plus tard que nous agissons, pour mettre fin à cette immense peur qui bâillonne, pour que d'autres sachent que les hommes ne sont pas soumis à la fatalité, que le monde leur appartient, avec ses misères, avec ses richesses. A nous tous ! Pas à une poignée de parvenus, d'usurpateurs..."
A la saison sèche, au coeur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozos, s'installe sur l'îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d'une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. Dépêchés sur les lieux comme la loi l'exige, le commissaire Habib et son fidèle Sosso doivent affronter la foule des villageois et bientôt le pays entier: en dépit des preuves, tout le monde croit à une mort surnaturelle. C'est le Lamantin, le dieu du fleuve Niger, qui s'est vengé. Jamais enquête n'aura semblé aussi difficile. Les anciens, sa femme et même le directeur général de la police pressent Habib de suspendre ses investigations. Enfant du continent noir formé à l'école des Blancs, le commissaire vit un cas de conscience...
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.