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Fils du chaos
Konaté Moussa
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782858027675
Badian, mon père, je ne suis plus le petit Hamadi d'hier : j'ose exiger de savoir la vérité. Je t'interpelle par-delà la tombe. Où que tu sois, au paradis ou en enfer, je te demande la réponse à cette question : pourquoi m'as-tu fait, Badian, pourquoi ? ". Un adulte (qui n'a pas connu la période coloniale), se penche sur sa vie, sa famille, sa société. De ce face à face avec soi-même surgissent des vérités amères. Si le Père, la Mère, la Famille, les Traditions, l'Ecole sont autant de mensonges, quelle autre bouée de sauvetage ? Et lorsque cet adulte, qui est un intellectuel, tente de justifier sa vie et celle de sa génération, il éprouve l'impression de tourner en rond, jusqu'au vertige, dans un cercle infernal à mesure que s'écroulent les tabous et les illusions.
A la saison sèche, au coeur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozos, s'installe sur l'îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d'une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. Dépêchés sur les lieux comme la loi l'exige, le commissaire Habib et son fidèle Sosso doivent affronter la foule des villageois et bientôt le pays entier: en dépit des preuves, tout le monde croit à une mort surnaturelle. C'est le Lamantin, le dieu du fleuve Niger, qui s'est vengé. Jamais enquête n'aura semblé aussi difficile. Les anciens, sa femme et même le directeur général de la police pressent Habib de suspendre ses investigations. Enfant du continent noir formé à l'école des Blancs, le commissaire vit un cas de conscience...
Le colonisateur français est aux portes du Khasso. Le frère du roi, parti à la tête de l'armée pour le repousser, aurait préféré la fuite à la lutte. Les adversaires comptent s'emparer de l'affaire p pour faire trembler le monarque. Comment doit-il se comporter : bannir son propre frère pour sauvegarder l'honneur de la famille ou faire front en ignorant les rumeurs ? Au-delà de l'évocation historique, l'auteur, dans la grande tradition des griots, se fait conteur d'un huis clos. Secrets de famille, honneur, coulisses du pouvoir : la tension monte dans cette évocation poétique du passé de l'Afrique.
Résumé : Un jeune Touareg est retrouvé mort au pied d'un figuier, non loin de Tombouctou. Quelques heures plus tard, devant un hôtel de la ville, un cavalier enturbanné tire trois coups en l'air en proférant: " Sales mécréants de Français, vous allez tous mourir. Qu'Allah vous maudisse !" Il n'en faut pas plus pour que Bamako dépêche sur place le commissaire Habib, flanqué de son adjoint Sosso et d'un agent du Renseignement français. A Tombouctou on a le sang chaud, et la famille a tôt fait d'accuser un clan rival, tandis que tout le monde tente d'écarter Habib de l'enquête : les notables lui conseillent fermement de repartir chez lui sans faire de vagues, le gouverneur lui propose de confier l'enquête à un marabout-devin très puissant. Mais Habib est un vieux sage, entre le silence des uns et les mensonges des autres, il se fraye le seul chemin valable : celui de la vérité. Juste avant l'arrivée des intégristes, aux portes du désert malien, Moussa Konaté met en scène un peuple qui défend farouchement ses traditions; loin des clichés sur l'Afrique mystérieuse ou l'islamisme rampant, il livre un roman policier efficace et juste, où l'on découvre que, dans les tribus touareg, les femmes ne disent rien mais n'en pensent pas moins.
Flics à la Brigade Criminelle de Bamako, le commissaire Habib et son fidèle adjoint Sosso, sont confrontés à trois meurtres au cyanure dans le quartier pauvre de Banconi, à l'apparition d'une vague de faux billets et à une émeute populaire. Dans L'honneur des Kéita, c'est le meurtre d'un marabout qui expédiera nos deux limiers au fin fond de la brousse malienne... Comme tous les flics du monde, Habib et Sosso affrontent quotidiennement le lucre, le crime et la misère humaine, mais, jusque dans le meurtre, l'Afrique Noire reste unique. La misère s'y étale en pleine rue avec son cortège de violence et de corruption et, comme si ça ne suffisait pas, la hiérarchisation traditionnelle des rapports sociaux, l'influence des castes et des rapports familiaux et la toute puissance d'un rapport magique au monde, viennent encore compliquer la tâche de nos deux flics.Et pourtant, ils s'en sortent... Comme les deux policiers navajos de Tony Hillerman, ils débusquent la tragédie derrière l'enquête policière et donnent au monde l'image, idéale certes, de ce que serait la police si elle n'était pratiquée que par des humanistes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.