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Chronique d'une journée de répression
Konaté Moussa
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738400376
Demain, le soleil se lèvera à l'est, comme toujours. Nous mourrons tous et le soleil se lèvera... Il ne réchauffera que quelques-uns. Aux autres, ceux qui n'ont rien, à ceux qui n'attendent plus rien de la terre, à ceux qui mourront comme ils sont nés, il n'apportera encore que misère, soucis et résignation. Nous ne serons pas des héros. De par le monde, hors de chez nous, les hommes continueront à vivre... Nous voulons seulement être la graine qui éclot et donne naissance au fromager. Nous passerons comme tous ceux qui sont passés, sans tambour ni trompette : il n'y aura que les larmes des nôtres. C'est pour plus tard que nous agissons, pour mettre fin à cette immense peur qui bâillonne, pour que d'autres sachent que les hommes ne sont pas soumis à la fatalité, que le monde leur appartient, avec ses misères, avec ses richesses. A nous tous ! Pas à une poignée de parvenus, d'usurpateurs..."
Après avoir chassé l'ignoble roi Coeur ténébreux, Kanuden et ses amis profitent de leur nouvelle liberté. Mais de trop nombreux tyrans continuent de maltraiter leurs populations à travers le monde. Kanuden est sollicité de toutes parts pour mener la lutte. Courageux, il ne fuira pas ses responsabilités.
Le colonisateur français est aux portes du Khasso. Le frère du roi, parti à la tête de l'armée pour le repousser, aurait préféré la fuite à la lutte. Les adversaires comptent s'emparer de l'affaire p pour faire trembler le monarque. Comment doit-il se comporter : bannir son propre frère pour sauvegarder l'honneur de la famille ou faire front en ignorant les rumeurs ? Au-delà de l'évocation historique, l'auteur, dans la grande tradition des griots, se fait conteur d'un huis clos. Secrets de famille, honneur, coulisses du pouvoir : la tension monte dans cette évocation poétique du passé de l'Afrique.
Résumé : Un jeune Touareg est retrouvé mort au pied d'un figuier, non loin de Tombouctou. Quelques heures plus tard, devant un hôtel de la ville, un cavalier enturbanné tire trois coups en l'air en proférant: " Sales mécréants de Français, vous allez tous mourir. Qu'Allah vous maudisse !" Il n'en faut pas plus pour que Bamako dépêche sur place le commissaire Habib, flanqué de son adjoint Sosso et d'un agent du Renseignement français. A Tombouctou on a le sang chaud, et la famille a tôt fait d'accuser un clan rival, tandis que tout le monde tente d'écarter Habib de l'enquête : les notables lui conseillent fermement de repartir chez lui sans faire de vagues, le gouverneur lui propose de confier l'enquête à un marabout-devin très puissant. Mais Habib est un vieux sage, entre le silence des uns et les mensonges des autres, il se fraye le seul chemin valable : celui de la vérité. Juste avant l'arrivée des intégristes, aux portes du désert malien, Moussa Konaté met en scène un peuple qui défend farouchement ses traditions; loin des clichés sur l'Afrique mystérieuse ou l'islamisme rampant, il livre un roman policier efficace et juste, où l'on découvre que, dans les tribus touareg, les femmes ne disent rien mais n'en pensent pas moins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.