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Une philosophie provinciale : Netchaïsk. suivi de Ahasvérus, Romans
Kharitonov Mark Sergueevitch
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213593197
Le littérateur Anton Lizavine vient deux fois par semaine donner des cours à Netchaïsk, petite ville où se déroula la féerie de Prokhor Menchoutine. Nous retrouvons le chapeau du magicien au " musée " du père d'Anton, et sa fille, Cendrillon métamorphosée mais frappée de mutisme histérique, dans la demeure de Kostia le trompettiste, hurluberlu de province qui multiplie les inventions inutiles. Quant à Anton, il est déjà sur les traces du philosophe provincial, Milachévitch, qui deviendra le héros du troisième tome de cette trilogie. Au fond de chacun de nous se cache un rêve de " province " : nous vivons, tout comme Anton, à l'angle de la rue Nékrassov (la poésie) et de la rue Campanella (l'utopie). Anton développe sa philosophie en compagnie d'un rêveur un peu dérangé, Sivers, rencontré dans le train. Sivers lui dévoile l'existence d'une eau-de-vie qui fait disparaître des photographies ceux qui la boivent : une apothéose de la discrétion, quintessence même de la province... Entre la séance aux bains publics avec un petit journaliste énigmatique, l'enterrement de son père puis la lecture de ses archives, Anton se sent mis à nu et, devenu adulte, il commence à brûler de la tension qui est la vie vraie, la vie intense et cachée, celle de Netchaïsk. Ahasvérus met en scène le père de l'étudiant Sivers, vieux collectionneur de livres et grimoires, qui dialogue avec un acteur inquiétant. Le grimoire qu'ils examinent et dont ils lisent des bribes, mystérieuses comme la vie, est l'oeuvre du Juif errant, elle-même une errance d'écriture. " Heureux celui qui a des réserves d'éternité ", nous disent ces deux textes qui, sous couvert de conte, parlent d'art, de rêve et d'un certain code génétique du monde. Né en 1937, traducteur de Thomas Mann et d'autres auteurs allemands, Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, en décembre 1992. Déjà parus chez Fayard : Prokhor Menchoutine et la Mallette de Milachévitch.
Résumé : Alors qu'ils viennent d'être confiés aux soins de leur jeune Tante Léna - surnommée " Ennui Mortel " -, Tim et sa s?ur Taska découvrent au détour d'un chemin une mystérieuse annonce qui va les entraîner dans une série d'histoires enchevêtrées. Partis à la recherche d'une petite fille ensorcelée qui s'est perdue dans un pays imaginaire, l'Aristan, ils vont rencontrer Fontaine et le Petit Géant, le Chat Briss, le roi Bulle et un oiseau rêveur... sans oublier le drôle de Professeur de mensonge. Mais au fait, pourquoi tient-il tant à retrouver cette petite fille ? Une histoire pleine de rebondissements, qui chevauche allégrement la frontière souvent ténue entre mensonge et vérité, rêve et réalité : un mélange du Magicien d'Oz et d'Alice au pays des merveilles, avec l'humour et la poésie russes en plus.
En 1837, à Paris, pendant le carnaval, Gogol, le maître absolu du grotesque et du fantastique russe, parcourt les rues de la rive gauche, se mêle à la foule, perd ses deux compagnons ukrainiens, se retrouve seul et entre dans un restaurant. Là il s'assoit à la table d'un gros monsieur qui s'avère être un compatriote, et même un écrivain, et même... Gogol en personne. Le réalisme magique de cette oeuvre enchantera les quêteurs d'insolite, les esthètes et ceux qui se posent la question : sur quelle illusion repose l'art ? Né en 1937, l'écrivain moscovite Mark Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, en décembre 1992. Sont parus chez Fayard : la trilogie "Une philosophie provinciale", Un mode d'existence, Les Deux Ivan et Etude sur les masques. A propos de "Une philosophie provinciale" : "Une oeuvre puissamment mystérieuse" (Claire Devarieux, Libération) "Quelle simplicité, quelle humanité, que de poésie et de pitoresque ! En somnme, que de beauté ! " (Christian Combaz, Le Figaro) "On se laisse emporter... par la musique d'une langue qui foisonne, par le parti pris d'une ironie qui vous fait éclater de rire. . ". (Nicole Zand, Le Monde)
Résumé : Un orphelin sourd-muet, échappé d'un asile, a trouvé une mère en Maria. Son ancien mari passe prendre un outil qu'il a laissé là avant leur séparation et il se moque d'elle : jamais ils n'ont eu d'enfants, lui était impuissant et elle ne l'a jamais trompé. Alors pourquoi se berce-t-elle de rêves ? Peu à peu, ou plutôt par instillation, le lecteur se prend à penser qu'il s'agit sans doute de Marie et Joseph, et que leur fils est Jésus... Le guide d'un musée consacré à un grand personnage qui ressemble étrangement à Staline mène un monologue où se dessine une vie d'aliénation, de souffrance ainsi que d'admiration... Une file d'attente sans fin, en boucle, où personne ne sait ce que l'on attend, se métamorphose petit à petit en attente eschatologique, en attente de Messie... Casanova est à la recherche de la solution d'un problème qui le hante comme les équations de Tartini. L'érotisme devient un travail de logique et de prédiction, un cauchemar pour le cerveau... Pour atteindre la perfection harmonique, des musiciens ne jouent plus que dans leurs têtes et réussissent ainsi à former un " orchestre muet ". Le fantastique de Kharitonov émerge du social, lentement, inexorablement, dans ces récits à la tonalité assourdie et troublante.
Anton Lizavine, chercheur littéraire, retrouve dans les archives de la petite ville de Netchaïsk le dossier d'un philosophe local, Milachévitch, disparu dans les années trente. Milachévitch ne disposait en guise de papier que de papillotes pour enrober les bonbons, sur lesquelles il griffonnait des pensées très fragmentaires, presque " présocratiques ", qu'Anton, fasciné, va tenter de reconstituer. Bribes philosophiques ou triviales, paradoxes liés à l'actualité, simples mots à réutiliser, Milachévitch accompagne de ses rébus une intrigue mouvementée, mi-fantastique, mi-policière, mais qui recèle aussi tout le tragique de l'époque stalinienne. Que penser si notre organisation de l'esprit n'est pas la seule possible et si la succession des nombres est conventionnelle ? Entre la montagne de papillotes du philosophe et la montagne des faits et gestes qui créent une vie, ou une époque, Anton devine un lien mouvant et secret. Bientôt, les lignes des destins du Maître de la Philosophie et de son disciple se croisent et s'entrecroisent : ici quête d'une femme mystérieuse, rentrée d'émigration, et enfermement dans une de ces villes hallucinées par la famine où, en 1933, on ne laissait pas entrer les morts vivants venus de la campagne ; là recherche d'une autre femme, la fille de Prokhor Menchoutine, la muette, devenue fille de salle à l'hôpital, dérision des hommes, et qui échouera sans doute chez les fous. Nous sommes à Moscou ce que Jérusalem est à Rome, dit une autre des papillotes. Tous les chemins mènent à nous. Paris ? c'est à quelle distance de nous ? Cinq mille verstes ? Dieu, quelle province ! Maître du leurre stylistique, Kharitonov rénove en virtuose la tradition gogolienne et, dans son croisement de filigranes mystérieux, pose les questions des fins dernières de l'homme, " ce mince écoulement d'encre, cet assemblage de lettres ". Né en 1937, traducteur de Thomas Mann et d'autres auteurs allemands, Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, qui lui a été décerné, en décembre 1992, pour la Mallette de Milachévitch. Déjà parus chez Fayard : Prokhor Menchoutine et Netchaïsk, suivi de Ahasvérus.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.