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Une philosophie provinciale : La mallette de Milachévitch
Kharitonov Mark Sergueevitch
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213031552
Anton Lizavine, chercheur littéraire, retrouve dans les archives de la petite ville de Netchaïsk le dossier d'un philosophe local, Milachévitch, disparu dans les années trente. Milachévitch ne disposait en guise de papier que de papillotes pour enrober les bonbons, sur lesquelles il griffonnait des pensées très fragmentaires, presque " présocratiques ", qu'Anton, fasciné, va tenter de reconstituer. Bribes philosophiques ou triviales, paradoxes liés à l'actualité, simples mots à réutiliser, Milachévitch accompagne de ses rébus une intrigue mouvementée, mi-fantastique, mi-policière, mais qui recèle aussi tout le tragique de l'époque stalinienne. Que penser si notre organisation de l'esprit n'est pas la seule possible et si la succession des nombres est conventionnelle ? Entre la montagne de papillotes du philosophe et la montagne des faits et gestes qui créent une vie, ou une époque, Anton devine un lien mouvant et secret. Bientôt, les lignes des destins du Maître de la Philosophie et de son disciple se croisent et s'entrecroisent : ici quête d'une femme mystérieuse, rentrée d'émigration, et enfermement dans une de ces villes hallucinées par la famine où, en 1933, on ne laissait pas entrer les morts vivants venus de la campagne ; là recherche d'une autre femme, la fille de Prokhor Menchoutine, la muette, devenue fille de salle à l'hôpital, dérision des hommes, et qui échouera sans doute chez les fous. Nous sommes à Moscou ce que Jérusalem est à Rome, dit une autre des papillotes. Tous les chemins mènent à nous. Paris ? c'est à quelle distance de nous ? Cinq mille verstes ? Dieu, quelle province ! Maître du leurre stylistique, Kharitonov rénove en virtuose la tradition gogolienne et, dans son croisement de filigranes mystérieux, pose les questions des fins dernières de l'homme, " ce mince écoulement d'encre, cet assemblage de lettres ". Né en 1937, traducteur de Thomas Mann et d'autres auteurs allemands, Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, qui lui a été décerné, en décembre 1992, pour la Mallette de Milachévitch. Déjà parus chez Fayard : Prokhor Menchoutine et Netchaïsk, suivi de Ahasvérus.
Résumé : " Kharitonov coud ses récits comme les Parques cousent les destins, lentement, opiniâtrement... Ce sont des exercices en existence, c'est-à-dire en survie. Survivre à l'envahissement du vide, à l'effacement du souvenir, au brouillage des signes du destin. " Paumés heureux d'avoir tout largué, nouveaux riches en survie dangereuse, partouzes dans de riches datchas ou de fétides sous-sols, carrières fulgurantes à la télévision, studios de cinéma à l'abandon où l'on envoie un nouveau metteur en scène remplacer au pied levé celui qui a tout laissé en plan... Savons-nous dans les studios de Kharitonov si le ciel au-dessus de nous est le vrai ou un pavillon de décor ? si l'esprit de Pouchkine qui vient frapper est le bon ou le faux ? et si nous sommes encore vivants, pour de bon ? La voix d'en haut annonce : "On rembobine !" Les ombres sur la caverne kharitonovienne se précipitent en sens inverse. " (Georges Nivat.)
Les deux Ivan sont le tsar Ivan IV le Terrible et un simple d'esprit qui se rencontrent dans un monde tout gluant de terreur, où les bourreaux, les chiens, les gens d'armes, les bandes de pillards ou d'enfants voleurs de Moscou, qui ont appris d'emblée à vivre avec la terreur, composent un tissu humain compact, haut en couleur et profondément poétique. Kharitonov manie le coloris historique comme une pâte de rêve, love son récit dans les psychologies frustes et anxieuses d'autrefois, dont celle du tsar qui, entre beuveries et massacres, court les monastères pour soulager son âme. Ces esclaves de boue, qu'Ivan pétrit à son aise, dont il détruit les pauvres isbas pour se faire un chemin de bois à travers les marais, sont comme hallucinés ; ils ont, comme des chiens, goûté au sang humain et contracté une sorte de rage. Mirages et sortilèges sont magnifiquement ourdis dans le récit. Ivan finit par ressentir tout ce peuple et cet espace dévasté de son pays comme son propre corps. Monté par les échafaudages au sommet de la cathédrale aux sept bulbes qu'il fait ériger près du Kremlin, il voit l'espace s'ouvrir béant, il distingue Kazan et l'Oural, la mer et les vaisseaux, l'abîme et les marais, cependant qu'un ouvrier, pris de terreur en apercevant le tsar à cette hauteur prodigieuse, tombe dans le vide. Maître des hommes, Ivan l'est aussi de la mémoire, il dicte l'histoire à son diacre, se fait relire les chroniques de ses guerres. Le Khan tatar parvient aux portes de la capitale de bois et d'or, incendie les premiers quartiers de Moscou, puis, changeant d'avis, s'éclipse, cependant que l'autre Ivan, Ivan l'imbécile, berce un enfant enflé par la faim et extrait de sa chapka un oiseau magique qui ne renaît que lorsque apparaît sur terre " un martyr dément susceptible de se mettre en quête de mémoire et de sens ". Sans jamais disserter, fidèle à sa poétique de la magie, Kharitonov est aussi un quêteur de sens : que signifie tant de tourment sur les terres arides de l'histoire humaine ? Né en 1937, traducteur de Thomas Mann et d'autres auteurs allemands, Kharitonov est sorti sous les feux de la rampe avec l'attribution du premier Booker Prize russe, en décembre 1992. Déjà parus chez Fayard : Prokhor Menchoutine, Netchaïsk, suivi de Ahasvérus, la Mallette de Milachévitch et Un mode d'existence.
Résumé : Le narrateur, un adolescent maladif, arrive avec ses parents dans une ville dont l'accès est strictement réglementé. La rumeur dit qu'on y élabore un aliment secret capable d'apporter le bonheur à l'humanité. Dans cette atmosphère énigmatique, la vie qui pour les autres reste naturelle, ordinaire, semble au narrateur chose absurde et complètement insensée. Son imagination projette ses propres interprétations et permet à son esprit ultrasensible de détecter dans la réalité quelque chose d'insoupçonné par ceux qui se croient doués de sens et de raison. " Sans l'imagination, écrit l'auteur, que pourrions-nous vraiment savoir de nous-mêmes ? " On retrouve dans ce texte l'atmosphère magique et suffocante de la prose romanesque de Kharitonov. Toujours renouvelé et toujours aux prises avec le surnaturel incrusté dans notre nature, l'écrivain ne cesse d'intriguer et de subjuguer, tressant la grande tradition gogolienne avec des éléments de science-fiction et ses propres envoûtements.
Résumé : Victime d'un accident de travail alors qu'il était moniteur de plongée, Storoj est devenu le gardien d'une machine top-secrète en forme d'?uf, immergée dans le lac artificiel d'une petite ville provinciale, Iam. Sa mission consiste à plonger deux fois par jour afin de remplacer une mystérieuse boîte, " le Point stratégique n° 1 " - officiellement, il s'agirait d'une expérience destinée à modifier le climat. Entre Iam-le-Bas, à moitié inondé par le lac, et Iam-le-Haut, tout neuf et déjà délabré, les différences sont nombreuses, mais ici et là règnent les toqués, les originaux. Svetlana, elle, est venue dans cette petite ville, attirée par une annonce matrimoniale et les messages énigmatiques de son auteur. Un jour, tous les habitants de Iam sont secoués par une première explosion, puis par une deuxième. Svetlana s'enfuit en compagnie du gardien... Mark Kharitonov poursuit avec ce roman mi-philosophique mi-fantastique une ?uvre étrange et belle, d'où Gogol n'est jamais totalement absent.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!