Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parcours philosophiques
Kermer-Marietti Angèle
ELLIPSES
18,80 €
Épuisé
EAN :9782729847357
L'auteur a conçu ce livre comme une ouverture : entrer dans la philosophie, c'est permettre le passage du virtuel à l'actuel dans le libre domaine de l'esprit : c'est rendre actuelle une liberté d'esprit qui ne demande qu'à se déployer dans la rigueur de sa rationalité. Qu'est-ce que philosopher ? C'est apprendre à distinguer les fins et les moyens, les tenants et aboutissants. C'est assurément y voir plus clair dans tous les domaines, parce qu'on s'interroge sérieusement et qu'on interroge autrui de même. Dans le domaine de la spéculation, philosopher c'est disposer du pouvoir de considérer méthodiquement toutes les données en fonction des raisonnements les agençant. Dans le domaine de l'action, philosopher c'est prendre conscience des valeurs universelles à réaliser dans l'existence, mais encore des arguments les justifiant. Chercher à reconnaître formes et contenus, dans le domaine empirique comme dans le domaine théorique, constitue une première définition de la philosophie.
Interrogées les capacités poïétiques de l'art, du langage et de la science concourent à nous faire réfléchir sur les voies multiples de la symbolisation, puisque tous les domaines sont touchés par la question symbolique. Comment pensons-nous, croyons-nous et connaissons-nous ? Chaque réalité, scientifique, mais aussi narrative, artistique, mystique, n'ajoute pas seulement du signe mais aussi un point de vue, au sens d'une perception, d'une réalité idéelle, à la vision d'ensemble et contribue à la réalité humaine. Connaître ou créer des symboles provient d'un travail intellectuel à partir de nos sens : point de départ de notre modification du monde brut en un monde symbolisé. Cette modification acquiert une intensité d'évidence dans la mécanique quantique, dans laquelle on voit manifestement que le genre de perception modifie et différencie les échelles de phénomènes et les régions d'expérience auxquelles il s'applique. Grâce à son examen de la faculté de juger, il faut reconnaître à Kant le mérite d'avoir mis à découvert une terre sur laquelle le philosophe pouvait aventurer des sentiments de plaisir et de peine, ouvrant le passage du domaine des concepts de nature au seul et unique concept de liberté. Des voies philosophiques diverses et décisives permettent d'examiner le soubassement du paradigme cognitif et d'approcher les ressorts du symbolique.
Le principe général de l'épistémologie comtienne est la nécessité du passage du concret à l'abstrait, représenté par l'analyse mathématique. Dans les mathématiques - et surtout dans l'analyse infinitésimale - Auguste Comte reconnaît des systèmes de signes qui détiennent leur force de l'emploi de signes généraux représentant des idées générales. Du point de vue des signes des langages scientifiques, la classification comtienne des sciences peut ainsi s'ordonner aux trois classes de signes de Peirce : signes abstraits, signes concrets et signes collectifs. Auguste Comte rapporte les systèmes de signes scientifiques à leur origine dans la " logique des signes " du monothéisme, qu'il rattache à la vision complète de la " logique positive " comprenant également les deux autres logiques premières que sont la " logique des images " du polythéisme et la " logique des sentiments " du fétichisme.
Nietzsche a toujours cherché à comprendre une " histoire de la genèse de la pensée ", une histoire de la genèse du comportement, avec la perception adéquate des événements - c'est-à-dire une histoire qui serait susceptible de déboucher sur une connaissance des conditions qui rendirent possible toute " vérité ". Sur les traces du concept de réflexion chez Kant, Nietzsche débouche sur la fiction (Erdichtung) qui nous abuse. Il constate que la réflexion peut donner à voir une " vérité " multiple ; aussi le perspectivisme nietzschéen dénonce-t-il la nullité de toute question sur la vérité qui serait indépendante des évaluations. Nietzsche tendit ainsi à édifier une " connaissance au second degré ", réalisée dans la découverte des divers processus de métaphorisation, liés à la formation des concepts, à la saisie des actions ou des séries événementielles. Il aperçut l'édification des choses par les mots et tout autant la chosification des mots eux-mêmes.
Le projet global d'Auguste Comte, celui de constituer une science sociale, s'est initialement manifesté dans le projet de constituer une science politique (et cela, explicitement dans les premiers opuscules), puis s'est diversifié en projet d'une science sociologique et même d'une science anthropologique - pour finalement déboucher sur une religion dans le système de politique positive, qui va bien au-delà du projet initial en le refermant définitivement sur une totalité que ses prémisses n'impliquaient pas nécessairement. Posant la notion d'Humanité au-dessus des peuples, des religions et des gouvernements, il semble que Comte ait apporté le résultat le plus original de sa philosophie : faire accéder à une religion dont l'essentiel est d'honorer l'humain au-delà de toutes les divinités ! Ayant refusé la souveraineté du peuple, la liberté illimitée de la conscience, et même souhaité retirer de la devise républicaine la mention de l'égalité (représentant à ses yeux autant le pur individualisme que l'envie et la cupidité), Comte répond finalement à la question démocratique par un seul mot, altruisme.Angèle Kremer-Marietti a publié aux Éditions L'Harmattan (Paris), La philosophie cognitive (2001), Épistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006). Le kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments Images Signes (2007): Ed. Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006): Ed. Buenos Books America (New York) : Seven Épistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.
Résumé : 23 notions fondamentales pour acquérir l'essentiel et bien démarrer en philosophie : l'art autrui le bonheur la conscience la culture le désir le devoir l'Etat et la société l'expérience l'histoire l'imagination l'interprétation la justice et le droit le langage la liberté la matière et l'esprit la perception la religion la souveraineté théorie et expérience le travail, la technique et les échanges la vérité le vivant.
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.