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Le Kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments, images, signes
Kremer-Marietti Angèle
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782296036635
Le principe général de l'épistémologie comtienne est la nécessité du passage du concret à l'abstrait, représenté par l'analyse mathématique. Dans les mathématiques - et surtout dans l'analyse infinitésimale - Auguste Comte reconnaît des systèmes de signes qui détiennent leur force de l'emploi de signes généraux représentant des idées générales. Du point de vue des signes des langages scientifiques, la classification comtienne des sciences peut ainsi s'ordonner aux trois classes de signes de Peirce : signes abstraits, signes concrets et signes collectifs. Auguste Comte rapporte les systèmes de signes scientifiques à leur origine dans la " logique des signes " du monothéisme, qu'il rattache à la vision complète de la " logique positive " comprenant également les deux autres logiques premières que sont la " logique des images " du polythéisme et la " logique des sentiments " du fétichisme.
En quelques pages, la philosophe Angèle Kremer-Marietti décrypte l'originalité du grand phénoménologue se posant au-delà de la représentation, dans le monde immense d'un univers qui nous échappe dans son pur objet.
La destruction de l'Autre est la plus déplorable constatation qui soit. Elle contredit l'avènement de ce que nous pouvons désigner comme étant un homme nouveau, certes, encore inachevé, l'homme moderne. Une réflexion philosophique respectant les différences doit constituer la référence obligée à la fois de toute phénoménologie quelle qu'elle soit.
A bien des égards, Nietzsche est le premier philosophe de la modernité à avoir réhabilité la rhétorique. La crise de la raison et de ses fondements s'accompagne d'une crise du sens, de l'univocité, comme si l'Histoire obligeait à penser la différence qui frappe les concepts et leur réalité. L'ouvrage d'Angèle Kremer-Marietti est le premier à nous offrir une vision systématique et extrêmement fouillée du rapport de Nietzsche à la rhétorique. Que ce soit au travers de la tragédie ou du dialogue avec les penseurs grecs en général, le langage et la dialectique vont apparaître comme des éléments essentiels du dépassement de la philologie dans le développement de Nietzsche. Ses premiers écrits - pour certains, encore inédits - sont analysés à la lumière de la rhétorique et du rôle central de la métaphore. La philosophie de Nietzsche émerge ainsi comme une vaste entreprise herméneutique, où se nouent le jeu et le symbole, le signe et l'image, transférant l'attention de la perception à la signification comme source de possibilité. Finalement, pour Nietzsche, tout langage et toute pensée sont rhétoriques par essence, comme toute cognition passe nécessairement par la dénomination. C'est dire combien le travail que nous livre ici A. Kremer-Marietti est actuel et original. Il fait ressortir Nietzsche non pas comme un simple précurseur, mais comme l'un des grands analystes du langage, une contribution que son développement ultérieur a pu parfois éclipser. . . Angèle Kremer-Marietti a publié aux Ed L'Harmattan (Paris) La philosophie cognitive (2001), Epistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006) Ed Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006) , Ed Buenos Book America (New York) : Seven Epistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Le projet global d'Auguste Comte, celui de constituer une science sociale, s'est initialement manifesté dans le projet de constituer une science politique (et cela, explicitement dans les premiers opuscules), puis s'est diversifié en projet d'une science sociologique et même d'une science anthropologique - pour finalement déboucher sur une religion dans le système de politique positive, qui va bien au-delà du projet initial en le refermant définitivement sur une totalité que ses prémisses n'impliquaient pas nécessairement. Posant la notion d'Humanité au-dessus des peuples, des religions et des gouvernements, il semble que Comte ait apporté le résultat le plus original de sa philosophie : faire accéder à une religion dont l'essentiel est d'honorer l'humain au-delà de toutes les divinités ! Ayant refusé la souveraineté du peuple, la liberté illimitée de la conscience, et même souhaité retirer de la devise républicaine la mention de l'égalité (représentant à ses yeux autant le pur individualisme que l'envie et la cupidité), Comte répond finalement à la question démocratique par un seul mot, altruisme.Angèle Kremer-Marietti a publié aux Éditions L'Harmattan (Paris), La philosophie cognitive (2001), Épistémologiques Philosophiques Anthropologiques (2005), Le positivisme d'Auguste Comte (2006). Le kaléidoscope épistémologique d'Auguste Comte. Sentiments Images Signes (2007): Ed. Ellipses (Paris), avec Jean Dhombres : L'épistémologie, état des lieux et positions (2006): Ed. Buenos Books America (New York) : Seven Épistemological Essays from Hobbes to Popper (2007).
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.