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Vie et éthique, de Bergson à nous
Njoh Mouelle Ebénézer ; Kenmogne Emile
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782343060644
Les 21 et 22 novembre 2013, en partenariat avec le département de philosophie de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines de l'Université de Yaoundé-I, le Cercle camerounais de philosophie (Cercaphi) a organisé son deuxième colloque international, après celui de novembre 2007 qui avait porté sur le thème de "La philosophie et les interprétations de la mondialisation en Afrique". "Vie et éthique, de Bergson à nous" a été le thème de ce second colloque dont voici le livre des Actes. Dans l'esprit des organisateurs, il ne s'agissait pas d'une rencontre consacrée exclusivement à ce philosophe français. Il n'empêche que les bergsoniens, ceux de Yaoundé et un grand nombre venus de l'extérieur, ont marqué le contenu de ce livre par des communications témoignant d'un souci manifeste de "prolongement en renouvellement de la pensée de Bergson". Tout à fait au coeur du thème de la vie et de l'éthique, d'autres communications ont porté sur la procréation médicalement assistée, l'ingénierie génétique, et même sur la question de la brevetabilité des produits des recherches sur le patrimoine génétique humain. C'est alors que l'une des contributions constate, pour le regretter, que : "L'humanité bégaie devant les carences juridiques."
L'auteur du présent ouvrage propose une synthèse des idées du "transhumanisme", assortie d'analyses critiques inspirées par un bergsonisme rafraîchissant. Il écrit pour participer au débat sur l'avenir de l'humanité, suscité par le mouvement scientifico-philosophique qui porte ce nom, démarré aux Etats-Unis et qui commence à faire bouger l'intelligentsia européenne. Il écrit aussi pour sensibiliser une opinion africaine éloignée de ces préoccupations qui concernent pourtant l'humanité entière : on promet à l'homme longévité éternelle, superintelligence, augmentation de toutes ses capacités, autant physiques que mentales. Njoh Mouelle a-t-il raison de stigmatiser le mercantilisme des commanditaires des recherches menées dans le cadre de la fameuse convergence des Nanotechnologies, Biotechnologies, Intelligence artificielle, et Sciences cognitives (NBIC), au point de considérer que l'étiquette philosophique dont se pare ce mouvement scientifico-culturel lui sert de simple slogan commercial ?
Ndzomo-Molé Joseph ; Njoh Mouelle Ebénézer ; Mono-
Le néologisme "ploutomanie" désigne le désir immodéré de la richesse et des honneurs publics, et la "mentalité digesto-festive" renvoie à l'éthique du jouisseur, à la tournure d'esprit du "goinfro-fêtard". A l'échelle de l'individu, ces deux pathologies représentent deux maladies qui vont ensemble, comme le diabète et l'hypertension artérielle... A l'échelle sociale, elles apparaissent comme des phénomènes de société, des types de comportement global que les individus d'une société croient devoir ratifier, une mode à laquelle l'homme soi-disant ou prétendument normal a tendance à adhérer. Ce sont des formes liées de délinquance et de déviance, des avatars de la société de consommation, des sous-produits d'une communauté minée par la corruption, allergique à la pensée, dominée par l'éthique du banquet, diminuée par l'anomie, et où seul le riche a pignon sur rue et voix au chapitre. Ce livre propose une réforme des mentalités, un retour à la pensée et à la morale.
Le Cercle camerounais de philosophie a franchi un nouveau palier dans son épanouissement en organisant le colloque international de philosophie qu'il a baptisé " Rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé " dont voici les actes. Autour du thème général de " la philosophie et les interprétations de la mondialisation en Afrique ", les participants venus du Canada, d'Allemagne, d'Italie, de France, du Gabon, du Niger et bien sûr du Cameroun ont donné du phénomène de la mondialisation des lectures certes différentes, mais des lectures qui ne pouvaient pas ne pas reconnaître la centralité de l'idée de solidarité dans celle de mondialisation. Le phénomène de la mondialisation a toujours commencé à se mettre en mouvement, même s'il ne s'est pas appelé du même nom. Et si la pensée doit toujours précéder l'action, la véritable question consisterait à se demander quelle pensée a de tout temps précédé la mondialisation ? Mais parler de pensée précédant l'action n'est pas parler de philosophie précédant l'action, tant il est vrai que si toute philosophie est de la pensée, toute pensée n'est pas de la philosophie. Peut-être la philosophie a-t-elle toujours été en retard sur l'action ? La philosophie, en demeurant cet oiseau de Minerve qui ne se lève qu'à la tombée de la nuit, serait-elle donc condamnée à venir après le cours des événements pour en dégager le sens, sans jamais prétendre imprimer sa marque sur leur cours ? En ce sens on ne sera pas surpris de lire ce qu'a écrit Dominique Folscheid : " la mondialisation a déjà suffisamment changé le monde, il est urgent de la penser ", sous-entendu en philosophes. C'est ce que les Premières rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé ont tenté de faire.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.