Lucain Kasongo Mwadiavita se demande quel aperçu général avoir de l'état actuel du droit positif congolais ? Le droit épouse la mentalité, la culture et le comportement d'un peuple. Quelle est dès lors la spécificité du droit positif congolais par rapport aux autres Etats ? Par une démarche historique, juridique, réflexive et critique l'auteur montre que le droit positif congolais est dualiste car constitué des règles écrites et celles non écrites émanant des us et coutumes. Il aborde d'une part, les matières se rapportant au droit objectif, relatives à la notion et à la nature de la règle de droit, à sa subdivision, à ses relations avec les autres branches des sciences humaines ainsi que ses sources. D'autre part, les questions liées au droit subjectif : la classification, les sujets de ce droit, ses sources, les modes d'extinction et les preuves, l'administration de justice.
La République démocratique du Congo est lancée dans un processus de réforme de toutes ses institutions depuis l'avènement du nouvel ordre politique institué parla constitution du 18 février 2006. Cette constitution prévoit en ses articles 2 et 3 : que les provinces et les entités territoriales décentralisées (ville, commune, secteur, chefferie), ou ETD, soient dotées d'une personnalité juridique et gérée par les organes locaux. La réforme en vigueur est certes riche en matière de production législative mais recèle également des contraintes de mise en oeuvre. Des défis d'ordres politique, administratif et financier menacent comme une épée de Damoclès risquant de mettre en péril le processus décentralisateur. Emmanuel Kasongo Mungongo se concentre ici sur les défis relatifs au financement de la décentralisation à l'échelon des ETD et livre à travers cet ouvrage, les fruits de son expérience du terrain, particulièrement dans les communes de la ville de Kinshasa, capitale de la RDC et miroir de la réalité de toutes les ETD du pays.
Qu'est-ce que l'Homme ? Si pour certains, l'Homme est défini comme un animal rationnel et politique, composé d'un corps, d'une âme et d'un esprit, pour d'autres il est une créature de Dieu faite à son image et à sa ressemblance. Cependant, dans sa folie de grandeur, l'Homme veut désormais devenir Dieu et dépasser sa finitude en recherchant l'élixir d'immortalité. Si les religions lui promettent la continuation de son existence après la mort, les techno-prophètes lui proposent d'augmenter ses capacités grâce aux avancées scientifiques et à la convergence croissante entre les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives. Comment comprendre cette identité polycéphale de l'homme depuis la nuit des temps jusqu'à aujourd'hui ? A quels enjeux éthiques, soulevés par ces nouvelles technologies, les transhumanistes ont-ils recours ?
Ce livre est une réflexion sur les aléas de l'introduction et de l'émergence des technologies modernes de la communication au Zaïre-Congo, à partir d'un support : la télévision, La question centrale concerne la place des publics dans l'organisation du système de communication télévisuel et les conséquences sociales du phénomène. L'auteur explore trois champs : la télévision, ses enjeux et ses publics. Il analyse la télévision non seulement comme moyen de communication de masse, implanté dans le pays depuis plus de trente ans, mais tel que ce média fonctionne depuis 1990. Les enjeux sont multiples : outil d'émancipation et de domination politique, création de souveraineté nationale qui participe au processus d'affirmation de l'identité "authentiquement" congolaise et zaïroise... Quant aux publics de la télévision au Congo-Zaïre. l'auteur en retient trois : des publics urbains. des publics scolarisés ou à tout le moins sachant s'exprimer en français (la langue majoritaire de la télévision). enfin, des publics plus ou moins nantis, vu la pauvreté de la majorité des gens et le coût prohibitif d'un poste de télévision.
Si la culture se définit comme une somme des connaissances, des croyances, des normes morales et des formes d'habitudes acquises par l'homme, l'interculturalité, quant à elle, se veut une prise en compte de la diversité des cultures, des croyances et des visions du monde qu'elle comprend non pas comme une menace, mais plutôt comme une richesse. Car toutes les cultures apprennent les unes des autres, elles sont complémentaires et interdépendantes. C'est pourquoi le principe fondamental de la philosophie de l'interculturel est de lutter contre toute forme de suprémacisme, d'ethnocentrisme, de repli identitaire, de "xéno-culturo-phobie" et de favoriser l'échange entre les cultures.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.