Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nouvelle histoire de Mulhouse
Kammerer Odile ; Jacqué Bernard ; Vitoux Marie-Cla
MEDIAPOP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782491436735
La nouvelle histoire de Mulhouse est le fruit d'un projet collectif initié en 2010 par trois enseignants chercheurs rodés au travail d'équipe. Il s'agissait pour eux de fabriquer la suite du volume écrit sous la direction de Raymond Oberlé en 1977. Ces trois auteurs ont apporté au projet leurs recherches menées en partie dans le cadre de la Société d'histoire et de géographie de Mulhouse. S'appuyant sur leurs compétences de spécialistes de telle ou telle période, ils ont observé et analysé le développement de Mulhouse dans la longue durée et dans un large contexte historique. L'enquête est résolument nouvelle par ses problématiques : l'eau puis les flux d'interconnexion de Mulhouse avec le monde et le système de gouvernance marqué au sceau de la liberté de décision. Elle est nouvelle par les illustrations et les techniques mobilisées. Marie-Claire Vitoux est maître de conférences honoraire en histoire contemporaine à l'Université de Haute-Alsace et membre du Centre de recherches sur les économies, les sciences, les arts et les techniques (CRESAT). Ses travaux ont porté d'une part sur les relations patrons-ouvriers au XIXe siècle à partir de l'exemple de Mulhouse et, d'autre part, sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en Alsace. Odile Kammerer, archiviste paléographe puis professeur honoraire d'histoire médiévale à l'université de Haute-Alsace (membre du CRESAT), a mené essentiellement ses recherches sur l'Oberrhein des villes (Entre Vosges et Forêt-Noire : pouvoirs, terroirs et villes de l'Oberrhein, 1250-1350, Publications de la Sorbonne, 2001), et sur la cartographie historique (Atlas historique du Rhin supérieur / Der Oberrhein : ein historischer Atlas (dir.), Presses universitaires de Strasbourg, 2019). Bernard Jacqué est maître de conférences honoraire en histoire des arts industriels à l'université de Haute-Alsace (membre du CRESAT) après avoir fondé et dirigé le musée du Papier peint de Rixheim. Ses travaux ont porté sur l'histoire du décor et celle des arts industriels, en particulier mulhousiens. Il a présidé la Société d'histoire de géographie de Mulhouse pendant plus de vingt-cinq ans.
Nouvel-Kammerer Odile ; Mension-Rigau Eric ; Marko
Entre 1856 et 1866 fut édifié, sur l'avenue des Champs-Elysées, ce qui devait rester comme un chef-d'oeuvre de l'architecture et du décor du second Empire : l'hôtel Païva, construit par l'architecte Pierre Manguin pour la marquise de Païva, courtisane riche et accomplie, devenue dame de goût enviée de l'élite parisienne. Manifeste de cette métamorphose, l'hôtel est pensé comme un écrin exceptionnel accueillant les réalisations des meilleurs artistes et artisans de l'époque. Des peintures de Paul Baudry côtoient des sculptures de Jules Dalou et d'Albert Emest Carrier-Belleuse, des céramiques de Théodore Deck et de superbes cheminées de Barbedienne. A la faveur d'archives récemment découvertes et d'un fonds photographique datant de la construction de l'hôtel, conservé au musée des Arts décoratifs, l'histoire de cette demeure et de sa propriétaire peuvent aujourd'hui être appréhendés sous un nouveau regard.
La comparaison diachronique s'imposait pour mieux saisir, entre les XVe et XVIIIe siècles la stratégie de partage qui sous-tend l'élaboration des normes de police et leur application entre seigneurs, princes, villes et État au profit d'une concentration royale. Du Moyen Age et l'époque moderne, le présent ouvrage permet de souligner la continuité des problèmes posés par la police, en la saisissant, d'une part, dans une phase décisive de mise en place d'un État - phase où les princes se sont trouvés dans la nécessité de poser de nouvelles normes - et en l'appréhendant, d'autre part, au moment où se désagrège la monarchie. Il leur a semblé commode d'envisager comme espace politique celui du royaume de France et de ses proches voisins de même langue vernaculaire. Le XVIIIe siècle et les Cours souveraines constituent un observatoire privilégié pour apprécier cette mutation. La complexité de la notion de police, tant du fait de la polysémie du terme que de la polyvalence de la fonction policière, est ici abordée à travers une confrontation entre une histoire juridique. une histoire sociale, et la philosophie dont on présente ici les actes.
Résumé : L'histoire médiévale du Saint Empire Romain Germanique offre une séquence à la fois emblématique et singulière dans sa partie sud-ouest, l'Oberrhein, espace englobant l'Alsace et le Brisgau. Cette partie du fossé rhénan entre Vosges et Forêt-Noire n'offrait aucune unité politique durant le siècle qui sépara la disparition des Staufen et la reconstruction impériale de Charles IV (entre 1250 et 1350 environ). Ce paysage politique émietté correspondait parfaitement à la géographie impériale. En revanche, trait plus original, l'Oberrhein offrait une véritable cohérence dans son mode de vie, sa langue et sa dynamique économique. D'où vient cet étonnant paradoxe d'une entité de vie sans unité politique ? L'analyse des pouvoirs princiers, ecclésiastiques ou laïques, qui formaient mosaïque, tente d'expliquer dans un premier temps pourquoi il n'y eut pas de comte de l'Oberrhein. Puis l'étude se porte sur la richesse des terroirs et surtout le vin qui ont modelé une distribution et une occupation de l'espace caractérisées par la densité, l'abondance et les libertés multiples. Le réseau des petites villes, enfin, évoluant d'alliances informelles en ligues, permet de comprendre l'originalité de cette région aux campagnes urbanisées et aux cités rurales. Cette séquence de l'histoire se termine par la réussite du regroupement territorial des Habsbourg et le retour d'un pouvoir impérial plus efficace qui, pour se faire entendre, va instrumentaliser en 1354 le réseau des villes en créant la Décapole.
Résumé : La plupart de ceux qui traversent leur vie de manière sacrifiée le font à bas bruit. Certains se tuent au travail ou vont s'accidenter régulièrement, d'autres vont échouer en amour ou en amitié, souvent en semblant se mettre dans leur tort, d'autres encore vont s'anéantir silencieusement dans l'alcool ou diverses autres drogues. Ces parcours sacrifiés, sous l'effet du discours social dominant et sous celui d'un Surmoi mortifère, ne sont pas l'apanage d'une catégorie précise. Pierre Kammerer relate les moments forts de dix psychanalyses à travers lesquels les sujets se sont dégagés des positions sacrificielles auxquelles ils ou elles avaient cru devoir consentir pour sauver, à tout prix, un peu de "vivant". "Car le propos du psychanalyste n'est pas de chercher à garantir une vie heureuse [...] mais de soutenir une vie "vivante". Enfin l'auteur revient sur les attentats de 2014 et 2015 (Toulouse, Montauban, Bruxelles, Paris) et aborde la question du sacrifice des meurtriers dont plus de la moitié avait été suivie par l'Aide sociale à l'enfance et la Protection judiciaire de la jeunesse. Il essaye de mieux identifier ce qu'il aurait fallu prévenir ou soigner psychiquement.
Fasciné par Les Détectives sauvages, roman fleuve de Roberto Bolano, Julien Allouf décide de partir au Mexique emboîter le pas aux poètes réalviscéralistes dont il a suivi les errances à travers les rues de Mexico tout le long de sa lecture. Il décide de partir vivre leurs aventures, de retrouver les bars qu'ils avaient fréquentés, les bancs, les parcs, les trottoirs qu'ils avaient arpentés... Et, par une suite de heureux hasards, il croise le chemin des poètes infraréalistes qui ont inspirés à Bolano les personnages de son livre : Peau Divine, Ulises Lima, les soeurs Font... Il découvre leurs poèmes, leurs manifestes, leur quête : vivre la vie comme l'art et l'art comme la vie. "Convulsivement" . Et, petit à petit, il abandonne le livre pour se laisser gagner par la vie qui s'offre, un appareil photo à la main... Le journal de cette traversée se déploie entres lettres inédites, poèmes, manifestes et photographies et laisse apparaître, en filigrane, un portrait en creux de Roberto Bolano.
Je couche toujours le premier soir et dans mon esprit, c'est souvent pour la vie". Quand un homme lui plaît, Chloé Mons aime sans mesure. Fondamentalement partante, pour une nuit, pour la vie. Qu'est-ce que la vie de celle qui est à la fois profondément romantique et qui n'a pas froid aux yeux ? Elle avait trente-six ans quand son mari a disparu. Avec lui, elle a connu l'amour fou. Lui, le chanteur. Après le deuil est venu l'éveil. Le renouveau. Le retour à la vie. Le désir retrouvé. Dix ans de solitude qui sont aussi dix ans de romances éphémères et d'interrogations. Chloé Mons est repartie à la découverte de l'autre. En exploratrice. En aventurière. Chasseuse et chassée. Ce livre est-il une balade autobiographique qui chaloupe et qui swingue ? Est-ce une réflexion charnelle sur l'époque ? Est-ce un journal ? Tout cela à la fois, le pouls d'une vie et ça bat fort. Dans ce portrait en mouvement, Chloé Mons invente son propre discours amoureux. Celui d'une femme libre.
C'est l'histoire d'un homme qui a grandi dans un petit village perdu au coeur de la forêt de Brocéliande. Un homme vivant chaque jour de sa vie comme si c'était le dernier. C'est l'histoire d'un homme aux mille facettes, photographe, bâtisseur, voyageur, et surtout amoureux fou de rock'n'roll et de vieilles bagnoles. Un chevalier des temps modernes venu secouer au tournant des années soixante et soixante-dix les torpeurs d'une ruralité endormie. Où l'on retrouve les charmes de la campagne bretonne, ses terrains de foot cabossés, ses bistrots où le temps n'existe plus, ses légendes immémoriales, comme le poids de traditions cisaillées par les riffs de Keith Richards. C'est l'histoire (illustrée de photos de concerts millésimées et inédites) d'un homme épris d'émotions fortes et de liberté, disparu prématurément sous l'effet d'un cruel tour du destin. Et c'est aussi l'histoire d'un enfant qui, grâce à cet homme, devint lui-même épris de musiques, d'émotions fortes et de liberté.
Résumé : Le 12 septembre 2019, Philippe Pascal disparaissait brutalement, alors que son groupe Marquis de Sade, séparé depuis 1981 et qui venait de se reformer pour une série de concerts, préparait un troisième album inespéré. Pour rendre hommage au chanteur magnétique qu'il rêvait d'approcher à ses débuts, Dominique Ané, connu sous son nom d'artiste Dominique A, nous livre le récit sobre et délicat de leurs rencontres souvent manquées, de ce qui a eu lieu et de ce qui aurait pu avoir lieu. Au fil des pages, ce sont les destins croisés de deux chanteurs liés à deux villes voisines, Rennes et Nantes, que nous raconte l'auteur sans enjoliver ou cacher ses sentiments.