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ENTRE VOSGES ET FORET NOIRE
KAMMERER
PUB SORBONNE
34,00 €
Épuisé
EAN :9782859444297
L'histoire médiévale du Saint Empire Romain Germanique offre une séquence à la fois emblématique et singulière dans sa partie sud-ouest, l'Oberrhein, espace englobant l'Alsace et le Brisgau. Cette partie du fossé rhénan entre Vosges et Forêt-Noire n'offrait aucune unité politique durant le siècle qui sépara la disparition des Staufen et la reconstruction impériale de Charles IV (entre 1250 et 1350 environ). Ce paysage politique émietté correspondait parfaitement à la géographie impériale. En revanche, trait plus original, l'Oberrhein offrait une véritable cohérence dans son mode de vie, sa langue et sa dynamique économique. D'où vient cet étonnant paradoxe d'une entité de vie sans unité politique ? L'analyse des pouvoirs princiers, ecclésiastiques ou laïques, qui formaient mosaïque, tente d'expliquer dans un premier temps pourquoi il n'y eut pas de comte de l'Oberrhein. Puis l'étude se porte sur la richesse des terroirs et surtout le vin qui ont modelé une distribution et une occupation de l'espace caractérisées par la densité, l'abondance et les libertés multiples. Le réseau des petites villes, enfin, évoluant d'alliances informelles en ligues, permet de comprendre l'originalité de cette région aux campagnes urbanisées et aux cités rurales. Cette séquence de l'histoire se termine par la réussite du regroupement territorial des Habsbourg et le retour d'un pouvoir impérial plus efficace qui, pour se faire entendre, va instrumentaliser en 1354 le réseau des villes en créant la Décapole.
Résumé : La plupart de ceux qui traversent leur vie de manière sacrifiée le font à bas bruit. Certains se tuent au travail ou vont s'accidenter régulièrement, d'autres vont échouer en amour ou en amitié, souvent en semblant se mettre dans leur tort, d'autres encore vont s'anéantir silencieusement dans l'alcool ou diverses autres drogues. Ces parcours sacrifiés, sous l'effet du discours social dominant et sous celui d'un Surmoi mortifère, ne sont pas l'apanage d'une catégorie précise. Pierre Kammerer relate les moments forts de dix psychanalyses à travers lesquels les sujets se sont dégagés des positions sacrificielles auxquelles ils ou elles avaient cru devoir consentir pour sauver, à tout prix, un peu de "vivant". "Car le propos du psychanalyste n'est pas de chercher à garantir une vie heureuse [...] mais de soutenir une vie "vivante". Enfin l'auteur revient sur les attentats de 2014 et 2015 (Toulouse, Montauban, Bruxelles, Paris) et aborde la question du sacrifice des meurtriers dont plus de la moitié avait été suivie par l'Aide sociale à l'enfance et la Protection judiciaire de la jeunesse. Il essaye de mieux identifier ce qu'il aurait fallu prévenir ou soigner psychiquement.
Revue de presse Pierre Kammerer est psychanalyste à Grenoble et supervise des équipes soignantes. Il a écrit notamment Adolescentes et mères (Érès, 2006), Adolescents dans la violence (2000) et L'enfant et ses traumatismes (2010) parus dans la collection «Sur le champ» (Gallimard).
Cet atlas réunit 57 cartes inédites qui mettent en lumière le fonctionnement d'un espace transfrontalier dont les configurations ont connu de nombreuses mutations du Paléolithique à nos jours. Ce faisant, l'ouvrage innove pour rendre accessible à tous l'histoire complexe du Rhin supérieur. Les cartes accompagnées de leur notice et de leur légende renouvellent la compréhension des phénomènes historiques, reconsidèrent de fausses évidences et mettent en lumière les dynamiques territoriales a l'oeuvre dans les espaces où voisinent aujourd'hui l'Allemagne, la France et la Suisse. Cet atlas propose des points de repères essentiels pour dépasser tes frontières dans la recherche comme au quotidien.
Pierre Kammerer, psychanalyste formé à l'ethnologie, a choisi de s'intéresser, dans sa pratique, aux adolescents violents et à tous ceux qui vivent auprès d'eux dans des foyers, des centres de réadaptation sociale ou même des prisons. Il s'est particulièrement penché sur leurs psychothérapies individuelles, et sur la structuration de leur environnement relationnel. Il a tenté de rendre efficaces, dans le champ clinique individuel ou institutionnel, les concepts des grands psychanalystes d'enfants (Freud, Winnicott, Dolto, Lacan, Diatkine, Balier). Rarement ces concepts relatifs aux troubles du narcissisme et aux traumatismes psychiques, illustrés par de nombreuses vignettes cliniques, auront été rendus aussi vivants. Dans ce livre, Pierre Kammerer articule la question des soins et des besoins psychiques des adolescents violents avec celle des interdits humanisants indispensables pour leur socialisation. Il insiste sur la nécessité de mettre à leur disposition un cadre de vie qui contienne leur angoisse et les dispense progressivement du passage à l'acte.Aux éducateurs qui s'inquiètent de ne pas avoir été formés pour soigner, il montre sur quoi peut reposer le soin psychique au quotidien. Il s'adresse aussi aux soignants qui ont prix conscience de la nécessité, parallèlement à la cure, de mettre à la disposition de ces jeunes en danger des procédures susceptibles de les renarcissiser en les déculpabilisant, de leur faire intégrer des interdits et de soutenir leur idéal.Au sein de l'institution, Pierre Kammerer tient une position indispensable: il est le garant des possibilités de penser la pratique. Il a pris la mesure du pouvoir des mots quand ceux-ci arrivent enfin à se dire, et des incroyables efforts qu'il fait déployer pour substituer les mots aux coups.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.