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Le désert. Le vivant et le sacré
Kalaora Bernard ; Moro A.
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782747596770
Cet ouvrage souligne le caractère à la fois paradoxal et multiple de la relation des hommes au désert. Celle-ci ne saurait être unique, elle n'est pas la même selon la géographie (il y a des déserts chauds et des déserts froids par exemple), le " génie des lieux ", les hommes (selon qu'ils sont gens du désert, voyageurs, touristes, nationaux ou étrangers) ou les cultures en présence. Mais ces singularités ne sauraient nous faire oublier l'existence de figures ou motifs idéaux-typiques caractérisant l'expérience du désert dont la signification, le sens et la place varient selon le contexte historique. Le désert comme lieu du divin et du sacré et du monothéisme est sans doute l'une des modalités les plus partagées de l'imaginaire collectif. L'avènement de l'environnement et la prise de conscience de la biodiversité redéfinissent le statut et la place du désert au sein de la planète terre. Plutôt que de la détruire et de la domestiquer, il revient à l'homme d'en comprendre les enjeux environnementaux, en préservant un lieu relevant à la fois du vivant et du sacré.
Pays voisins, moteurs historiques de la dynamique européenne, l'Allemagne et la France présentent cependant de profondes différences dans leurs modèles et leurs cultures socio-politiques et économiques. Cela est aussi très net dans le domaine de l'environnement, lui-même en pleine mutation. L'Allemagne s'y est affirmée leader mondial, en particulier en ce qui concerne l'innovation et les écotechnologies, sur fond d'une puissante dynamique collective. La France donne le sentiment d'une évolution plus incertaine, plus contrainte par ses configurations socio-institutionnelles et culturelles, moins en prise sur le monde et en phase avec la société. Ce sont ces perspectives et ces différences que nous avons cherché à mettre à jour et à interroger en réunissant un panel de chercheurs en sciences sociales, essentiellement sociologues, mais aussi politistes français et allemands de l'environnement à l'occasion d'un colloque à Strasbourg. Le présent ouvrage constitue la suite éditoriale, amplement revue et complétée, de ce colloque. Il offre un panorama large et ouvert des principaux travaux, champs et courants de recherche à l'oeuvre dans les deux pays et de leurs arrière-plans. Il propose une exploration en profondeur de la thématique environnementale et des modalités d'appréhension divergentes qu'ont empruntées ces deux sociétés pour y faire face.
La forêt n'échappe pas aux déterminismes sociaux, elle est le reflet des styles et modes de vie, de l'air du temps. Le public y vient moins pour rencontrer la nature que pour y retrouver les marques de son environnement social, de ses rêves, de ses nostalgies. Les loisirs apparaissent d'excellents révélateurs des valeurs d'une société .Si durant les "trente glorieuses" régnaient la consommation de biens et le plaisir d'acquérir, aujourd'hui, l'accroissement des richesses économiques et symboliques ne peut plus être le seul déterminant d'une bonne vie. L'empathie avec la nature, la soumission à son égard, sont les nouveaux idéaux qui renvoient à une éthique fondée sur la reconnaissance des droits de la nature et non plus du droit à la nature. Sommes-nous à la veille de l'avènement d'une culture environnementaliste ? La forêt ne serait-elle plus seulement un support de pratiques de consommation mais un espace fréquenté pour ses attributs écologiques ? L'adhésion à ces valeurs implique-t-elle une modification en profondeur des comportements ou n'est-elle qu'un effet passager de la mode verte ? Du musée vert à la forêt-écosystème, cet ouvrage montre combien les modes de fréquentation de la forêt reflètent l'esprit du temps et racontent l'évolution des valeurs d'une société.
L'environnement est de plus en plus médiatisé dans la société française contemporaine. Pour autant un hiatus existe entre cette présence médiatique et la place qu'il occupe dans les sciences humaines et sociales. Seul un petit nombre de chercheurs, sociologues, politistes, juristes, historiens, pour certains engagés, ont fait de la question environnementale leur thème de prédilection sans jamais toutefois réussir à mobiliser leurs communautés respectives. Cette résistance des sciences sociales à se saisir de cette question apparaît comme une spécificité française liée aux préjugés scientifiques, aux découpages institutionnels et aux conflits disciplinaires. L'environnement y est considéré comme un domaine relevant des sciences biologiques, climatiques, écologiques, géomorphologiques et non des sciences sociales. En partie, ces raisons expliquent sa relégation au rang d'objet périphérique. Rien de tel dans les pays anglo-saxons où l'environnement a dans les sciences sociales une place majeure comme processus dynamique d'interaction entre des facteurs naturels et sociaux Cet ouvrage explore les causes à l'origine de cette relégation de l'environnement en France et les difficultés à faire valoir son existence dans la recherche sociologique et dans l'espace public. Ses auteurs explorent les arcanes de la construction sociale et politique de l'environnement, fouillant les coulisses de la recherche, des ministères et des grands corps d'Etat pour comprendre ce particularisme français et les conséquences tant cognitives que pratiques qui en découlent. Unique en son genre, ce livre est un outil indispensable à tous ceux, étudiants, chercheurs, experts, décideurs, qui s'interrogent sur les relations entre Société, Politique et Environnement.
Au tournant du siècle, dans les régions de montagne, des agents de l'administration forestière prennent conscience des implications économiques et sociales de leur mission sylvicole. S'inspirant des travaux sociologiques de Le Play et de son Ecole dont ils partagent l'idéologie de paix sociale, ils forgent pour les besoins de leur pratique des méthodes d'analyse originales et élaborent des stratégies de développement. Véritables experts sociaux, ils proposent et mettent en oeuvre des moyens d'action pour concilier la conservation des forêts et la sauvegarde des sociétés pastorales. Loin des universités où Durkheim et ses disciples élaborent la sociologie abstraite, ces praticiens chercheurs, à l'épreuve des hommes et des faits, expérimentent une sociologie concrète préfigurant par bien des aspects les pratiques actuelles d'économie sociale.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.