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Théophile-Alexandre Steinlen. L'oeil de la rue
Kaenel Philippe ; Lepdor Catherine
CINQ CONTINENTS
42,00 €
Épuisé
EAN :9788874395033
D'origine suisse, naturalisé français, Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) fut tout à la fois dessinateur, graveur, caricaturiste, illustrateur, affichiste, peintre et sculpteur. Bien qu'autodidacte, il est l'héritier d'une riche tradition artistique de Delacroix à Degas en passant par Daumier ou Manet (scènes de genre et de cabaret, sujets politiques, nus et natures mortes, portraits divers ou encore témoignages de la Première Guerre mondiale). La diffusion de son ?uvre à l'âge d'or de l'affiche et des grands périodiques illustrés fait de l'artiste montmartrois l'une des figures centrales de la cultures visuelles européenne. Steinlen, l'?il de la rue, réunit pour la première fois les ?uvres des principales collections publiques et privées de l'artiste. Première monographie sur l'artiste depuis plus de vingt ans, cet ouvrage apporte une documentation riche et inédite. Il propose un ensemble d'interprétations nouvelles sur Steinlen, sur son ?uvre et sur l'histoire artistique et culturelle de la troisième république.
A? travers les portraits de trois grands illustrateurs du XIXe sie?cle, Philippe Kaenel livre ici une histoire sociale de ce me?tier en pleine expansion a? partir de 1830, pourtant conside?re? comme un sous-art par ses contemporains. Les vignettistes du XVIIIe sie?cle ont pour he?ritiers les illustrateurs qui se multiplient a? partir de 1830, alors que se renouvellent le monde de l'e?dition et les arts de la gravure. Au XIXe sie?cle, presque tous les artistes ont travaille? pour la librairie. L'illustration, ve?ritable journalisme du crayon selon The?ophile Gautier, devient pour beau- coup un lieu de passage, un tremplin pour la notorie?te? et le plus souvent un lieu de rele?gation. Car l'illustration, juge?e populaire, industrielle et mercantile, a mauvaise presse. L'illustrateur, quant a? lui, se voit souvent accuse? de trahir la pense?e de l'e?crivain, tandis qu'il souffre a? son tour d'e?tre trahi par les graveurs de reproduction.
Résumé : La neige, dans ses dimensions optiques, chromatiques et plastiques, dans ses états instables et variables, constitue l?un des enjeux centraux de l?esthétique contemporaine. À partir d?elle s?est pensée une limite entre un imaginaire de l?évanescence et la matérialité du support, la transitivité de la représentation et la consistance de l?oeuvre, le signe et le non-signe. Élément intermédiaire par excellence, elle emblématise dès le tournant du 20e siècle un nouvel ut pictura poesis où le discours poétique déploie des aspects intermédiaux de sa réalité: la surface lumineuse de la page, l?épaisseur de l?empreinte typographique, le filigrane du papier, le relief feuilleté du livre scandé et sculpté par son dépliement. Ce volume fait l?historiographie des esthétiques de la neige, de la quête d?un art pur, affranchi de toute contrainte illustrative, littéraire, voire représentative, à la construction de formes expressives où se réinvente un langage-espace. Y sont explorés des stratégies de production et d?exposition des livres et des images, des tractations éditoriales autour de l?illustration des oeuvres poétiques, des conflits entre chromophobie et chromatisme dans l?impression de l?estampe, des techniques de fabrication du livre d?artiste. Au coeur du volume, le calepin d?artiste réalisé par la plasticienne Catherine Bolle, Inhumaine neige lunel, concrétise à son tour l?imaginaire poétique de la neige dans la matérialité esthétique du livre.
Ruffa Astrid ; Kaenel Philippe ; Chaperon Danielle
Si l'excentricité avec laquelle Salvador Dali s'est mis publiquement en scène a contribué à sa réputation internationale, elle lui a aussi nui en masquant la profondeur de ses vues et l'originalité de son imaginaire comme de sa production. Parmi les hommes les mieux informés de son temps, Dali fait preuve d'un esprit créatif, puisant sans cesse dans les connaissances et les découvertes de son époque.Cette singularité d'une ?uvre qui s'enracine dans une multitude de savoirs est étudiée à la lumière des écrits de l'artiste qui, par-delà ses intérêts picturaux, photographiques ou cinématographiques, traduisent sa fascination pour l'optique, les mathématiques ou la physique nucléaire.Quelques-uns des meilleurs spécialistes de l'?uvre du maître catalan ont contribué à cette publication, à la suite du centenaire de la naissance de celui qui reste, dans la mémoire du XXe siècle, comme l'artiste surréaliste par excellence dont l'?uvre transgresse sans cesse les frontières entre le rêve et la science.
Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l?ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l?intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L?ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l?édition originale.
Résumé : Ce catalogue, accompagnant l?exposition au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, présente un ensemble de quelque soixante-dix oeuvres majeures en provenance de la galerie nationale Trétiakov, à Moscou, et retrace ainsi les grandes heures de l?école de paysage russe au xixe siècle. En se concentrant sur les rapports entre peinture de paysage et affirmation de l?identité nationale, l?ouvrage décrit l?émergence dans les années 1860 d?une génération d?artistes qui tournent le dos à l?académisme et se mettent en quête d?un art national. Rejetant les paysages italianisants en vogue jusqu?alors à l?Académie impériale de Saint-Pétersbourg, la nouvelle école de paysage russe revient aux paysages hollandais du XVIIe siècle, pour une vision de la nature réaliste, à forte dimension narrative et symbolique, proche dans ses sources d?inspiration de la littérature et de la musique russes contemporaines. Les oeuvres commentées dans l?ouvrage traduisent cette nouvelle sensibilité et cette aspiration au renouveau. Elles illustrent les tendances romantique, lyrique, naturaliste et symboliste du grand mouvement réaliste avec des oeuvres, entre autres, d?Ivan Aïvazovski, Ivan Chichkine, Arkhip Kouïndji, Isaak Lévitan, Mikhail Nestérov, Ilia Répine, Alekseï Savrassov, Valentin Sérov et Vassili Vérechtchaguine.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d?artistes, d?écrivains, d?intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu?il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu?il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l?agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d?Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d?artistes d?une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd?hui d?être mise en lumière.