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Les couleurs de l'amitié. Choix de lettres
Joubert Joseph ; Dauphin Jean-Luc ; Marrey Gilles
OBSIDIANE
14,20 €
Épuisé
EAN :9782916447247
Mes lettres, écrivait en 1845 Madame de Chateaubriand à un ami, n'ont d'autre valeur que de n'être ni revues ni corrigées comme l'étaient celles de notre pauvre ami Joubert qui lui, par exemple, écrivait de premier jet avec la grâce et le laissé-aller de la conversation, mais qui n'aurait pas envoyé un billet à son tailleur sans l'avoir, gratté et raturé jusqu'à extinction de style naturel... " La présente anthologie, établie et présentée par Jean-Luc Dauphin, nous offre bien de quoi nuancer ce jugement de la Vicomtesse, en nous révélant le mélange subtil de franchise, de finesse, de fantaisie et de générosité qui, dans la correspondance de Joubert, est le mode d'expression de toutes les émotions de l'amitié vraie et donne à sa vie les dimensions d'une oeuvre. A partir des documents d'époque, Gilles Marrey a pour cette édition réinterprété le portrait de Joseph Joubert et de chacun de ses six correspondants.
Résumé : Rédigées entre 1774 et 1824, les "Pensées" de Joseph Joubert (1754-1824) ne feront l'objet d'une publication qu'en 1838, grâce aux soins de Chateaubriand. Cette édition très partielle sera suivie tout au long du XIXe siècle par des parutions sans cesse enrichies, jusqu'à ce qu'André Beaunier, en 1938, offre au public ces deux tomes. L'oeuvre de Joubert accompagne l'entre-deux-siècles, tel un invisible fil d'Ariane. Elle en reflète les ombres comme le rayonnement, et ce n'est sans doute pas un hasard si sa poétique, oscillant entre les pleins et les déliés de la mémoire, et portée sans cesse au seuil de l'essai à travers l'étoffe légère du fragment, nous livre une peinture en clair-obscur de l'époque. Mais cette peinture laisse entrevoir le méandre d'une pensée qui, peu à peu, reconquiert son droit à l'introspection et à la réclusion. Les "gouttes de lumière" qu'égrène Joubert sont autant de sphères minuscules dans lesquelles la littérature, la musique ou la peinture réfléchissent une méditation de tous les instants. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, il parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer.
Le sel de la pensée de Joseph Joubert, de cette pensée "de carnet" qui papillonne, faussement volage, vraiment profonde, d'oeuvre en oeuvre du temps humain, tient peut-être en ceci qu'établissant un lien entre empire rationaliste en désuétude et règne sensualiste renaissant elle subordonne sans ambages, superbe de se savoir moderne, toute conception édifiante des choses au mouvement relatif à la solution de continuité, forcément singulière, de l'"état d'âme".
Qu'est-ce que la poésie? Peut-on tenter de la définir? Peut-on en cerner les formes? Personnelle et collective, sacrée et profane, pure et impure, populaire et hermétique, la poésie prend, à travers les siècles, les continents, les langues, tous les visages possibles et contradictoires. Comme aucune définition ne semble pouvoir renfermer cette diversité, on se réfugie dans le bavardage. Paul Valéry ironise sur ceux "qui se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie".Le présent ouvrage se propose de montrer que la poésie est d'abord un art du langage: organisation particulière des mots, pour susciter des effets que l'on peut décrire avec quelque rigueur. Mais la poésie est en même temps une expérience du langage: attitude particulière envers les mots, par laquelle le poète comme le lecteur se donnent le pouvoir d'expérimenter leur condition d'homme.Cette édition, qui s'interroge sur la notion même de poème et sur la versification, constitue un instrument de travail indispensable pour les étudiants du premier cycle de lettres et les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles.
DONA (du latin Donum, don, présent, offrande) est une série de 46 poèmes dédiés principalement à des personnes, mais aussi à des lieux et des heures. Ce sont des envois, des hommages, à des vivants et des défunts, commémorés avec une certaine "piété" . Les destinataires peuvent être des amis chers, des parents, des poètes aimés (contemporains et classiques), des prophètes, des philosophes admirés ; mais aussi bien une nuit parisienne et un matin de février, un quartier de Lyon ou une station balnéaire normande ou un village breton... Tous et toutes m'ont parlé, inspiré, ouvert à une réalité autre qui est celle de la poésie, produit d'une interaction entre l'espace intérieur et le monde extérieur. Un va-et-vient incessant parcourt ce livre, entre la sphère de l'intime, du présent, et le murmure du passé, que nous transmettent la tradition et la mémoire". Gravures de Frédéric Couraillon
C'est un chant clair, au rythme généreux et à la scansion brève, alerte. Le poète fustige les conflits identitaires et religieux, il fait aussi l'éloge de Tombouctou, la cité médiévale où s'est inventé pour l'Afrique le discours sur l'amour, ainsi que celui sur le savoir. La Saigne est un chant d'amour charnel et filial, car le poète offre son coeur " sans reddition ".
Un seul poème, trente-trois rebonds le long des rives du fleuve-frontière Amour (par exemple) où s'embusque le léopard des neiges. Trente-trois salutations aux forces sauvages qui donnent élan et s'arrachent aux méandres de la mélancolie. Une voix souple et prudente s'adresse au fauve aux aguets, salue à sa splendeur menacée de capture et de disparition, concentré dans sa chasse, loin de la solitude des dangereuses foules humaines... En contrepoint, le dessin espiègle de Sébastien Pignon, s'épèle comme on jette par-dessus l'épaule ce qui entravait la marche et le saut". Dessins de Sébastien Pignon