Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CARNETS TOME 1
Joubert Joseph
GALLIMARD
29,50 €
Épuisé
EAN :9782070732364
Rédigées entre 1774 et 1824, les "Pensées" de Joseph Joubert (1754-1824) ne feront l'objet d'une publication qu'en 1838, grâce aux soins de Chateaubriand. Cette édition très partielle sera suivie tout au long du XIXe siècle par des parutions sans cesse enrichies, jusqu'à ce qu'André Beaunier, en 1938, offre au public ces deux tomes. L'oeuvre de Joubert accompagne l'entre-deux-siècles, tel un invisible fil d'Ariane. Elle en reflète les ombres comme le rayonnement, et ce n'est sans doute pas un hasard si sa poétique, oscillant entre les pleins et les déliés de la mémoire, et portée sans cesse au seuil de l'essai à travers l'étoffe légère du fragment, nous livre une peinture en clair-obscur de l'époque. Mais cette peinture laisse entrevoir le méandre d'une pensée qui, peu à peu, reconquiert son droit à l'introspection et à la réclusion. Les "gouttes de lumière" qu'égrène Joubert sont autant de sphères minuscules dans lesquelles la littérature, la musique ou la peinture réfléchissent une méditation de tous les instants. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, il parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer.
Joseph Joubert consigna toute sa vie des pensées qui font de lui l'un des grands moralistes de la littérature française. Comme le rappelle Chateaubriand qui l'admira, " jamais pensée n'ont excité de plus grands doutes dans l'esprit et n'ont soulevé de plus hautes questions. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, Joubert parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer. " Georges Poulet nous propose ici une anthologie et la meilleure introduction qui soit aux pensées de celui dont on a dit qu'il était une âme qui a rencontré un corps et qui s'en sort comme elle peut. Choix et introduction par Georges Poulet
Résumé : "Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise." (Joubert) Esprit libre, Joubert avait la plume alerte et le regard vif, ici ou là empreint d'un humour parfois féroce. Admiré de grands auteurs tels qu'Emil Cioran ou Elias Canetti, le moraliste doit son salut littéraire à son ami Chateaubriand qui publia ses pensées et ses observations.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.