Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dona
Moses Emmanuel ; Couraillon Frédéric
OBSIDIANE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782381460017
DONA (du latin Donum, don, présent, offrande) est une série de 46 poèmes dédiés principalement à des personnes, mais aussi à des lieux et des heures. Ce sont des envois, des hommages, à des vivants et des défunts, commémorés avec une certaine "piété" . Les destinataires peuvent être des amis chers, des parents, des poètes aimés (contemporains et classiques), des prophètes, des philosophes admirés ; mais aussi bien une nuit parisienne et un matin de février, un quartier de Lyon ou une station balnéaire normande ou un village breton... Tous et toutes m'ont parlé, inspiré, ouvert à une réalité autre qui est celle de la poésie, produit d'une interaction entre l'espace intérieur et le monde extérieur. Un va-et-vient incessant parcourt ce livre, entre la sphère de l'intime, du présent, et le murmure du passé, que nous transmettent la tradition et la mémoire". Gravures de Frédéric Couraillon
Résumé : Ce nouveau recueil d'Emmanuel Moses devrait faire du bien à ceux qui ont l'âme morose. L'auteur en verve y retourne comme un gant les images d'un quotidien "sombre comme le temps" et nous les rend colorées comme des cornets de glace qu'il déguste à la file avec une joie réjouissante. L'ensemble éclabousse d'allégresse et de trouvailles. On dirait du Chagall en poésie.
Le Présent marque un tournant dans l'oeuvre d'Emmanuel Moses. Construit sur un principe polyphonique où alternent des séquences de tonalités très diverses, ce nouveau recueil laisse également transparaître une déchirure plus secrète, que la discrète ironie de l'auteur maintient à distance, sans en voiler la gravité. Et si l'on retrouve dans la première partie du livre les motifs qui lui sont chers - poèmes narratifs à la lisière du prosaïque, aphorismes elliptiques, ombres anciennes aggravant le présent - le second pan de l'ouvrage réserve quelques surprises: on y découvrira notamment une suite de poèmes récrivant des nouvelles de William Irish, au milieu d'inscriptions plus sévères ouvrant comme un murmure longtemps retenu sur une pénombre muette, à l'aube ou à l'issue d'une défaite: vers brisés, portraits déchus, destins désemparés...
Résumé : Ce recueil comporte neuf nouvelles. Il s'ouvre sur les souvenirs flous d'un vieil écrivain et s'achève avec la description d'une rupture. Entre ces deux récits, sept autres qui mettent en scène des couples plus ou moins satisfaits, un hôpital où il se passe d'étranges choses, un homme qui rajeunit dangereusement, pour n'en citer que quelques-uns. Si ce livre a un thème récurrent, c'est, tantôt évoqué en filigrane, tantôt exposé ouvertement, celui de l'Histoire, telle qu'elle peut apparaître à un écrivain né dans la seconde moitié de ce siècle, pleine "de bruit et de fureur" , avec son cortège d'horreurs. S'il a un héros, c'est la littérature. Nous ne livrerons aucun nom. Au lecteur de découvrir allusions, hommages et clins d'oeil. Les nouvelles qui le composent en sont truffées.
Papernik s'approcha de la porte coulissante vitrée qui donnait sur un petit balcon et contempla les pelouses du Jardin Sacker et au-dessus, la Knesset, entourée d'une dense couronne de sapins qu'illuminait à ce moment un large rayon de soleil, le premier de la journée, et traversé soudain par un froid intense, qui glaçait en particulier ses pieds, il eut la certitude que Sherry, sous prétexte de préparer le café, était en réalité allée se déshabiller dans sa chambre et qu'elle reviendrait dans quelques instants et se présenterait à lui toute nue et il fut saisi par un irrépressible tremblement de nervosité et d'anxiété, se montrerait-il à la hauteur des attentes de la jeune femme ? Parviendrait-il à se maîtriser assez longtemps pour la faire jouir ?"
Poursuivant son " enquête " poétique monumentale sur l'aventure de la poésie à travers les cultures et les langues, par le prisme élocutoire du créole, Monchaochi présente ainsi, ce troisième volume de son cycle Lémistè : " Fugue vs Fug ouvre ainsi sur la circonstance décisive en Grèce antique, de l'avènement des voyelles ("Les Saintes Filles") dans une écriture alphabétique jusqu'alors consonantique, par conséquent sans voix. Ce "sans voix" loin d'être une carence, appelle au contraire le répondeur, le juste de voix, l'homme dont la vocation est de bailler à hauteur la voix égale, d'être un entretien avec le monde et, plus encore, un chant (Hölderlin). Là où il existe par conséquent dans l'écriture, le sans voix est cela même qui ménage et aménage le lieu de l'homme. Captant et captivant ainsi la voix, l'écriture alphabétique gréco-latine ouvre à une totalité insigne, suffisante, qui menace à terme de taire l'entretien en faisant retraire le répondeur. Ce terme, c'est cette nuit épaisse en laquelle présentement sont noyées les solitudes fébriles, tâtonnant sans fin sur la toile leurres et simulacres. "
C'est un chant clair, au rythme généreux et à la scansion brève, alerte. Le poète fustige les conflits identitaires et religieux, il fait aussi l'éloge de Tombouctou, la cité médiévale où s'est inventé pour l'Afrique le discours sur l'amour, ainsi que celui sur le savoir. La Saigne est un chant d'amour charnel et filial, car le poète offre son coeur " sans reddition ".