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Un chien dans la tête
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842606350
Le père et sa folie sont enfermés dans une chambre là-haut, la mère vit dans une cage de mensonges devant le téléviseur. Tous les jours, la honte s'étale un peu plus dans la tête du Fils du fou. Il voudrait être transparent pour échapper au regard des autres, il voudrait effacer les mots qui cognent contre les parois de son crâne et prennent toute la place. Cachés dans les fleurs de son jardin secret, Celle qui reste et le Fils de la baleine l'aideront à accepter la différence de son père et à vivre. Un chien dans la tête aborde le sentiment trivial et cruel de la honte à travers un témoignage émouvant. Entre théâtre et récit, parsemé des souvenirs mystérieux et merveilleux de l'enfance, Stéphane Jaubertie livre un texte poignant sur l'acceptation de soi pour vivre au milieu des autres et mieux se comprendre soi-même.
Deux hommes, dans un parc. L'un et l'autre. Ils ne se connaissent pas, du moins l'un le pense. Mais l'autre connaît l'un (ou l'autre, cela fonctionne dans les deux sens) comme étant son alter ego humain. L'autre va pousser l'un dans ses derniers retranchements humains, justement. Au bout de la dignité, au bout de l'humanité. Un couple victime/bourreau, une réflexion sur notre barbarie intérieure, notre instinct de survie. Mais avant tout un duo de théâtre intense. Stéphane Jaubertie s'est interrogé après les attentats de janvier 2015 sur ce qu'il restait aux artistes comme espace pour parler du monde après ce drame. Et si ce texte n'évoque pas 2015 de façon frontale, c'est avec cet arrière-plan ou plus précisément cet état d'esprit qu'il traque notre barbarie intérieure, la violence, la banalité du mal.
Dans une ambiance d'apocalypse, La Chevelure de Bérénice raconte le voyage d'une enfant-poubelle enfuie de la montagne d'immondices où elle vivait et d'un fou vivant de poèmes. Tous deux remontent le fleuve vers l'océan en colère: là-bas, leur destin les attend. Une pièce métaphysique et cosmique dans laquelle l'espoir vient des laissés-pour-compte et des étoiles. Sam, jeune homme un peu paumé, laisse son amoureuse et ses amis dans leur petit café pour aller au bord de la mer Noire faire la connaissance de son père mourant. Il s'égare dans l'espace immense des Falaises et rencontre une gosse solitaire et un autre monde où la survie est l'unique préoccupation. En se confrontant à l'inconnu, Sam se perd pour mieux se révéler. Deux contes initiatiques qui interrogent les marges, l'enfance et les forces de la nature.
Né en 1970 à Périgueux, Stéphane Jaubertie s'est formé à l'école de la Comédie de Saint-Etienne. Parallèlement à sa carrière de comédien (il a, à ce jour, joué dans une trentaine de spectacles), il commence à écrire pour le théâtre en 2004, avec Les Falaises. Ses pièces suivantes sont des fables théâtrales qui s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Comme sur un palimpseste, Stéphane Jaubertie écrit, efface et réécrit des fables de parcours initiatiques. C'est de l'intime, de la chair, du plus profond de soi qu'il part pour fabriquer un théâtre qui parle au coeur et à la tête. Qu'il s'adresse à tous ou plus particulièrement aux enfants, il compose une dramaturgie toujours simple, mais intelligente et précieuse car rare dans le paysage. En 2013, Stéphane Jaubertie est auteur associé au Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon (depuis 2006) et anime à Paris et en régions des ateliers "d'écriture dynamique" pour les enfants et les adultes.
Crève l'oseille est un cri de rage, un cri de ralliement, mais aussi une version contemporaine de Guignol. Tout est repris par Stéphane Jaubertie de la tradition marionnettique lyonnaise : le compère Gnafron, les affreux, les gendarmes, la gouaille et le patois, les bastonnades, les spécialités culinaires de la capitale des Gaules... Mais cette joyeuse troupe est bel et bien en 2017 et devra être portée par des acteurs de chair. Ces figures sorties du XIXe siècle se heurtent à notre époque dans ce qu'elle a de plus sombre : misère sociale et alcoolisme, travailleurs exploités et patrons avides, trafics de drogue et règlements de compte... Le tout porté par une langue enjôleuse, l'efficacité du théâtre de Jaubertie et son humour, plutôt noir ici. Ce Guignol-ci est, comme à l'origine, aussi margoulin que victime, aussi retors que sentimental avec ses compagnons de soif. Et cette comédie sociale se déroule sous nos yeux de grands enfants qui ont bien du mal à ne pas crier, dans un mouvement quelque peu régressif, pour l'appeler encore : "Guignol ! Guignol !"
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.