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Everest ; De passage
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842606206
Né en 1970 à Périgueux, Stéphane Jaubertie s'est formé à l'école de la Comédie de Saint-Etienne. Parallèlement à sa carrière de comédien (il a, à ce jour, joué dans une trentaine de spectacles), il commence à écrire pour le théâtre en 2004, avec Les Falaises. Ses pièces suivantes sont des fables théâtrales qui s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Comme sur un palimpseste, Stéphane Jaubertie écrit, efface et réécrit des fables de parcours initiatiques. C'est de l'intime, de la chair, du plus profond de soi qu'il part pour fabriquer un théâtre qui parle au coeur et à la tête. Qu'il s'adresse à tous ou plus particulièrement aux enfants, il compose une dramaturgie toujours simple, mais intelligente et précieuse car rare dans le paysage. En 2013, Stéphane Jaubertie est auteur associé au Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon (depuis 2006) et anime à Paris et en régions des ateliers "d'écriture dynamique" pour les enfants et les adultes.
Crève l'oseille est un cri de rage, un cri de ralliement, mais aussi une version contemporaine de Guignol. Tout est repris par Stéphane Jaubertie de la tradition marionnettique lyonnaise : le compère Gnafron, les affreux, les gendarmes, la gouaille et le patois, les bastonnades, les spécialités culinaires de la capitale des Gaules... Mais cette joyeuse troupe est bel et bien en 2017 et devra être portée par des acteurs de chair. Ces figures sorties du XIXe siècle se heurtent à notre époque dans ce qu'elle a de plus sombre : misère sociale et alcoolisme, travailleurs exploités et patrons avides, trafics de drogue et règlements de compte... Le tout porté par une langue enjôleuse, l'efficacité du théâtre de Jaubertie et son humour, plutôt noir ici. Ce Guignol-ci est, comme à l'origine, aussi margoulin que victime, aussi retors que sentimental avec ses compagnons de soif. Et cette comédie sociale se déroule sous nos yeux de grands enfants qui ont bien du mal à ne pas crier, dans un mouvement quelque peu régressif, pour l'appeler encore : "Guignol ! Guignol !"
Laughton est né entre le froid de l'hiver et la chaleur de l'été. Il grandit tant bien que mal, ignoré de la Femme, sa mère, de l'Ours, son père, et de son tout petit frère. C'est seul qu'il tente de comprendre qui il est et d'où il vient, avec tout cet amour qui déborde de lui et que personne ne ramasse. Son père ne se penche que pour ratisser les feuilles mortes du jardin, et sa mère, pour noircir de sa plume des tas de feuilles blanches qui envahissent la maison. En rencontrant Vivi, une camarade de classe téméraire qui n'a pas sa langue dans sa poche, il décide de tenter de briser le silence en faisant voler en éclat les non-dits et les secrets de famille. Stéphane Jaubertie offre ici une parabole puissante sur la condition de l'enfant. Avec adresse, il tisse un conte familial où les visages, les saisons et les noms se mêlent pour mieux se reconnaître et apprendre à s'aimer.
Deux hommes, dans un parc. L'un et l'autre. Ils ne se connaissent pas, du moins l'un le pense. Mais l'autre connaît l'un (ou l'autre, cela fonctionne dans les deux sens) comme étant son alter ego humain. L'autre va pousser l'un dans ses derniers retranchements humains, justement. Au bout de la dignité, au bout de l'humanité. Un couple victime/bourreau, une réflexion sur notre barbarie intérieure, notre instinct de survie. Mais avant tout un duo de théâtre intense. Stéphane Jaubertie s'est interrogé après les attentats de janvier 2015 sur ce qu'il restait aux artistes comme espace pour parler du monde après ce drame. Et si ce texte n'évoque pas 2015 de façon frontale, c'est avec cet arrière-plan ou plus précisément cet état d'esprit qu'il traque notre barbarie intérieure, la violence, la banalité du mal.
Livère porte bien son nom : c'est une jeune fille rude qui glace son entourage par son effronterie et son désir d'indépendance. Mais quand son père l'embarque dans sa nouvelle histoire d'amour, elle se voit imposer une belle-mère méfiante et un nouveau frère temporaire. Ce dernier est tout autant effrayé par l'adolescente qui l'entraîne dans ses jeux dangereux qu'attiré par la droiture de cette soeur lumineuse. Stéphane Jaubertie, en observateur tendre et piquant de la famille, s'attache dans ce texte aux allures de conte fantastique et intimiste à creuser cet amour complexe qu'est la fratrie, qu'elle soit de sang ou d'occasion. Son théâtre poétique et plein d'images bouscule et fascine comme à son habitude.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.