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Laughton
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842607685
Laughton est né entre le froid de l'hiver et la chaleur de l'été. Il grandit tant bien que mal, ignoré de la Femme, sa mère, de l'Ours, son père, et de son tout petit frère. C'est seul qu'il tente de comprendre qui il est et d'où il vient, avec tout cet amour qui déborde de lui et que personne ne ramasse. Son père ne se penche que pour ratisser les feuilles mortes du jardin, et sa mère, pour noircir de sa plume des tas de feuilles blanches qui envahissent la maison. En rencontrant Vivi, une camarade de classe téméraire qui n'a pas sa langue dans sa poche, il décide de tenter de briser le silence en faisant voler en éclat les non-dits et les secrets de famille. Stéphane Jaubertie offre ici une parabole puissante sur la condition de l'enfant. Avec adresse, il tisse un conte familial où les visages, les saisons et les noms se mêlent pour mieux se reconnaître et apprendre à s'aimer.
Le père et sa folie sont enfermés dans une chambre là-haut, la mère vit dans une cage de mensonges devant le téléviseur. Tous les jours, la honte s'étale un peu plus dans la tête du Fils du fou. Il voudrait être transparent pour échapper au regard des autres, il voudrait effacer les mots qui cognent contre les parois de son crâne et prennent toute la place. Cachés dans les fleurs de son jardin secret, Celle qui reste et le Fils de la baleine l'aideront à accepter la différence de son père et à vivre. Un chien dans la tête aborde le sentiment trivial et cruel de la honte à travers un témoignage émouvant. Entre théâtre et récit, parsemé des souvenirs mystérieux et merveilleux de l'enfance, Stéphane Jaubertie livre un texte poignant sur l'acceptation de soi pour vivre au milieu des autres et mieux se comprendre soi-même.
Que se passe-t-il quand une enfant de dix ans, contrainte de vivre serrée dans un corset de bois devenu trop étroit, rencontre un bûcheron un peu sauvage qui a coupé tous les arbres? Tous, pas tout à fait: à côté de son cabanon subsiste le dernier arbre du pays. Pour que l'enfant vive, il faut tailler dans son coeur un corset neuf qui lui permettra de grandir. Mais cet arbre, le bûcheron l'a promis, il ne l'abattra jamais. Pourtant l'enfant compte sur lui. Ils se racontent alors des histoires de loups, d'amour et de mères parties trop tôt. Ils se titillent, s'émeuvent et s'apprivoisent. Se mêle au dialogue la voix de la Présence, à la fois conteuse et figure maternelle. En décollant du réel, Stéphane Jaubertie tisse une fable tendre et cocasse, qui parle d'amour, de filiation et d'altérité.
Dans ce texte tendu comme un arc, Stéphane Jaubertie joue sur l'ambiguité. Qui est cette petite fille qui prétend s'extraire d'une famille pour disparaître, puis réapparaître? Une émanation irréelle chargée de révéler les choses à venir en creusant dans la mémoire des autres puis d'y semer l'oubli? Ou une petite demoiselle en fugue, enfant de parents séparés, coupée en deux, dont le trop-plein d'émotions a rejailli durant l'été? Un peu des deux, sans doute. Lecteurs et acteurs se reconnaîtront dans cette petite fable: on a tous le souvenir d'un doux été à flâner près d'un lac ou à la campagne. Mais Létée n'est pas triste: c'est un texte lumineux, lucide, qui décolle du réel. Un bonbon acidulé.
Dans une ambiance d'apocalypse, La Chevelure de Bérénice raconte le voyage d'une enfant-poubelle enfuie de la montagne d'immondices où elle vivait et d'un fou vivant de poèmes. Tous deux remontent le fleuve vers l'océan en colère: là-bas, leur destin les attend. Une pièce métaphysique et cosmique dans laquelle l'espoir vient des laissés-pour-compte et des étoiles. Sam, jeune homme un peu paumé, laisse son amoureuse et ses amis dans leur petit café pour aller au bord de la mer Noire faire la connaissance de son père mourant. Il s'égare dans l'espace immense des Falaises et rencontre une gosse solitaire et un autre monde où la survie est l'unique préoccupation. En se confrontant à l'inconnu, Sam se perd pour mieux se révéler. Deux contes initiatiques qui interrogent les marges, l'enfance et les forces de la nature.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.