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Une chenille dans le coeur
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842602673
Que se passe-t-il quand une enfant de dix ans, contrainte de vivre serrée dans un corset de bois devenu trop étroit, rencontre un bûcheron un peu sauvage qui a coupé tous les arbres? Tous, pas tout à fait: à côté de son cabanon subsiste le dernier arbre du pays. Pour que l'enfant vive, il faut tailler dans son coeur un corset neuf qui lui permettra de grandir. Mais cet arbre, le bûcheron l'a promis, il ne l'abattra jamais. Pourtant l'enfant compte sur lui. Ils se racontent alors des histoires de loups, d'amour et de mères parties trop tôt. Ils se titillent, s'émeuvent et s'apprivoisent. Se mêle au dialogue la voix de la Présence, à la fois conteuse et figure maternelle. En décollant du réel, Stéphane Jaubertie tisse une fable tendre et cocasse, qui parle d'amour, de filiation et d'altérité.
Dans ce texte tendu comme un arc, Stéphane Jaubertie joue sur l'ambiguité. Qui est cette petite fille qui prétend s'extraire d'une famille pour disparaître, puis réapparaître? Une émanation irréelle chargée de révéler les choses à venir en creusant dans la mémoire des autres puis d'y semer l'oubli? Ou une petite demoiselle en fugue, enfant de parents séparés, coupée en deux, dont le trop-plein d'émotions a rejailli durant l'été? Un peu des deux, sans doute. Lecteurs et acteurs se reconnaîtront dans cette petite fable: on a tous le souvenir d'un doux été à flâner près d'un lac ou à la campagne. Mais Létée n'est pas triste: c'est un texte lumineux, lucide, qui décolle du réel. Un bonbon acidulé.
Lucienne Eden, une enfant à l'énergie insolente et à l'univers loufoque, vit presque seule sur une île préservée. Depuis que sa mère est partie, elle a pour unique voisin un mystérieux vieil homme. Un matin, elle découvre sur la plage un garçon de son âge rejeté par la mer au milieu de déchets plastiques. Peu à peu, ils s'apprivoisent. Lucienne lui fait découvrir son île fantastique où la nature a repris ses droits : forêt de brocolis géants, pandas mangeurs de grizzlis... Mais cet endroit idyllique aux parfums d'enfance est menacé : il va falloir se résoudre à le quitter pour le monde réel. Dans cette comédie écologique et amoureuse, Stéphane Jaubertie explore dans une langue vive les bouleversements de la preadolescence et la naissance du désir. Une apocalypse joyeuse pleine de rebondissements !
Né en 1970 à Périgueux, Stéphane Jaubertie s'est formé à l'école de la Comédie de Saint-Etienne. Parallèlement à sa carrière de comédien (il a, à ce jour, joué dans une trentaine de spectacles), il commence à écrire pour le théâtre en 2004, avec Les Falaises. Ses pièces suivantes sont des fables théâtrales qui s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Comme sur un palimpseste, Stéphane Jaubertie écrit, efface et réécrit des fables de parcours initiatiques. C'est de l'intime, de la chair, du plus profond de soi qu'il part pour fabriquer un théâtre qui parle au coeur et à la tête. Qu'il s'adresse à tous ou plus particulièrement aux enfants, il compose une dramaturgie toujours simple, mais intelligente et précieuse car rare dans le paysage. En 2013, Stéphane Jaubertie est auteur associé au Théâtre Nouvelle Génération - CDN de Lyon (depuis 2006) et anime à Paris et en régions des ateliers "d'écriture dynamique" pour les enfants et les adultes.
Dans Boxon(s) jusqu'à n'en plus pouvoir, Stéphane Jaubertie présente la vie comme une succession de rounds au cours desquels les individus reçoivent davantage de coups qu'ils n'en donnent. Cependant, tant dans la sphère intime que dans la sphère de l'entreprise et à tous les échelons du pouvoir, par contamination ultralibérale ou "servitude participative", les coups bas fusent, les perfidies sont légion... Tout cela aux dépens de l'estime de soi et du bien-être de chacun, quand la société nous commande d'aller à l'encontre de notre humanité profonde et de devenir le bourreau de l'autre. Et comme dans un carrousel infernal, la situation empire dans Grand manège, pièce d'anticipation où l'auteur s'amuse à jouer les démiurges en attribuant tous les matins de nouveaux rôles sociaux à chacun : qui l'amoureuse ou l'enseignante déprimée ; qui le suicidaire ou le commercial sûr de lui... Avec un humour glaçant et une saisissante maîtrise des situations théâtrales, Stéphane Jaubertie offre aux acteurs un terrain de jeu foisonnant et des figures aux nuances burlesques, absurdes et cyniques. Deux textes aux métaphores éminemment politiques qui nous mettent face à cette société du spectacle où le "vrai est un moment du faux".
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.