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Boxon(s) jusqu'à n'en plus pouvoir. Grand manège
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842607630
Dans Boxon(s) jusqu'à n'en plus pouvoir, Stéphane Jaubertie présente la vie comme une succession de rounds au cours desquels les individus reçoivent davantage de coups qu'ils n'en donnent. Cependant, tant dans la sphère intime que dans la sphère de l'entreprise et à tous les échelons du pouvoir, par contamination ultralibérale ou "servitude participative", les coups bas fusent, les perfidies sont légion... Tout cela aux dépens de l'estime de soi et du bien-être de chacun, quand la société nous commande d'aller à l'encontre de notre humanité profonde et de devenir le bourreau de l'autre. Et comme dans un carrousel infernal, la situation empire dans Grand manège, pièce d'anticipation où l'auteur s'amuse à jouer les démiurges en attribuant tous les matins de nouveaux rôles sociaux à chacun : qui l'amoureuse ou l'enseignante déprimée ; qui le suicidaire ou le commercial sûr de lui... Avec un humour glaçant et une saisissante maîtrise des situations théâtrales, Stéphane Jaubertie offre aux acteurs un terrain de jeu foisonnant et des figures aux nuances burlesques, absurdes et cyniques. Deux textes aux métaphores éminemment politiques qui nous mettent face à cette société du spectacle où le "vrai est un moment du faux".
Les animaux ont fui l'île polluée : Yaël, né après ce Grand Exode, n'a jamais vu ni poule, ni grenouille, ni aucune bête à poils ou à plumes. Depuis, il questionne son grand frère Gaétan sur ses souvenirs d'animaux. Ils rencontrent un jour M. Habilis, peintre animalier vivant sur la Grande Terre, refuge de la faune en fuite. C'est décidé : ils iront sur le continent pour admirer et se régaler de ces bêtes. Là-bas, c'est le coup de foudre entre Gaétan et Kinoë, la fille du peintre. Yaël, lui, se découvre une passion pour la peinture et devient l'apprenti d'Habilis. Le chemin des deux frères se sépare alors : il est temps pour eux de grandir. Voyage initiatique, découverte de l'art et de l'amour, Stéphane Jaubertie propose cette pièce drôle et poétique dans une langue inventive et imagée.
Le père et sa folie sont enfermés dans une chambre là-haut, la mère vit dans une cage de mensonges devant le téléviseur. Tous les jours, la honte s'étale un peu plus dans la tête du Fils du fou. Il voudrait être transparent pour échapper au regard des autres, il voudrait effacer les mots qui cognent contre les parois de son crâne et prennent toute la place. Cachés dans les fleurs de son jardin secret, Celle qui reste et le Fils de la baleine l'aideront à accepter la différence de son père et à vivre. Un chien dans la tête aborde le sentiment trivial et cruel de la honte à travers un témoignage émouvant. Entre théâtre et récit, parsemé des souvenirs mystérieux et merveilleux de l'enfance, Stéphane Jaubertie livre un texte poignant sur l'acceptation de soi pour vivre au milieu des autres et mieux se comprendre soi-même.
Dans une ambiance d'apocalypse, La Chevelure de Bérénice raconte le voyage d'une enfant-poubelle enfuie de la montagne d'immondices où elle vivait et d'un fou vivant de poèmes. Tous deux remontent le fleuve vers l'océan en colère: là-bas, leur destin les attend. Une pièce métaphysique et cosmique dans laquelle l'espoir vient des laissés-pour-compte et des étoiles. Sam, jeune homme un peu paumé, laisse son amoureuse et ses amis dans leur petit café pour aller au bord de la mer Noire faire la connaissance de son père mourant. Il s'égare dans l'espace immense des Falaises et rencontre une gosse solitaire et un autre monde où la survie est l'unique préoccupation. En se confrontant à l'inconnu, Sam se perd pour mieux se révéler. Deux contes initiatiques qui interrogent les marges, l'enfance et les forces de la nature.
Deux hommes, dans un parc. L'un et l'autre. Ils ne se connaissent pas, du moins l'un le pense. Mais l'autre connaît l'un (ou l'autre, cela fonctionne dans les deux sens) comme étant son alter ego humain. L'autre va pousser l'un dans ses derniers retranchements humains, justement. Au bout de la dignité, au bout de l'humanité. Un couple victime/bourreau, une réflexion sur notre barbarie intérieure, notre instinct de survie. Mais avant tout un duo de théâtre intense. Stéphane Jaubertie s'est interrogé après les attentats de janvier 2015 sur ce qu'il restait aux artistes comme espace pour parler du monde après ce drame. Et si ce texte n'évoque pas 2015 de façon frontale, c'est avec cet arrière-plan ou plus précisément cet état d'esprit qu'il traque notre barbarie intérieure, la violence, la banalité du mal.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.