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Yaël Tautavel. Ou l'enfance de l'art
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
8,00 €
Épuisé
EAN :9782842602567
Les animaux ont fui l'île polluée : Yaël, né après ce Grand Exode, n'a jamais vu ni poule, ni grenouille, ni aucune bête à poils ou à plumes. Depuis, il questionne son grand frère Gaétan sur ses souvenirs d'animaux. Ils rencontrent un jour M. Habilis, peintre animalier vivant sur la Grande Terre, refuge de la faune en fuite. C'est décidé : ils iront sur le continent pour admirer et se régaler de ces bêtes. Là-bas, c'est le coup de foudre entre Gaétan et Kinoë, la fille du peintre. Yaël, lui, se découvre une passion pour la peinture et devient l'apprenti d'Habilis. Le chemin des deux frères se sépare alors : il est temps pour eux de grandir. Voyage initiatique, découverte de l'art et de l'amour, Stéphane Jaubertie propose cette pièce drôle et poétique dans une langue inventive et imagée.
Deux hommes, dans un parc. L'un et l'autre. Ils ne se connaissent pas, du moins l'un le pense. Mais l'autre connaît l'un (ou l'autre, cela fonctionne dans les deux sens) comme étant son alter ego humain. L'autre va pousser l'un dans ses derniers retranchements humains, justement. Au bout de la dignité, au bout de l'humanité. Un couple victime/bourreau, une réflexion sur notre barbarie intérieure, notre instinct de survie. Mais avant tout un duo de théâtre intense. Stéphane Jaubertie s'est interrogé après les attentats de janvier 2015 sur ce qu'il restait aux artistes comme espace pour parler du monde après ce drame. Et si ce texte n'évoque pas 2015 de façon frontale, c'est avec cet arrière-plan ou plus précisément cet état d'esprit qu'il traque notre barbarie intérieure, la violence, la banalité du mal.
Laughton est né entre le froid de l'hiver et la chaleur de l'été. Il grandit tant bien que mal, ignoré de la Femme, sa mère, de l'Ours, son père, et de son tout petit frère. C'est seul qu'il tente de comprendre qui il est et d'où il vient, avec tout cet amour qui déborde de lui et que personne ne ramasse. Son père ne se penche que pour ratisser les feuilles mortes du jardin, et sa mère, pour noircir de sa plume des tas de feuilles blanches qui envahissent la maison. En rencontrant Vivi, une camarade de classe téméraire qui n'a pas sa langue dans sa poche, il décide de tenter de briser le silence en faisant voler en éclat les non-dits et les secrets de famille. Stéphane Jaubertie offre ici une parabole puissante sur la condition de l'enfant. Avec adresse, il tisse un conte familial où les visages, les saisons et les noms se mêlent pour mieux se reconnaître et apprendre à s'aimer.
Lucienne Eden, une enfant à l'énergie insolente et à l'univers loufoque, vit presque seule sur une île préservée. Depuis que sa mère est partie, elle a pour unique voisin un mystérieux vieil homme. Un matin, elle découvre sur la plage un garçon de son âge rejeté par la mer au milieu de déchets plastiques. Peu à peu, ils s'apprivoisent. Lucienne lui fait découvrir son île fantastique où la nature a repris ses droits : forêt de brocolis géants, pandas mangeurs de grizzlis... Mais cet endroit idyllique aux parfums d'enfance est menacé : il va falloir se résoudre à le quitter pour le monde réel. Dans cette comédie écologique et amoureuse, Stéphane Jaubertie explore dans une langue vive les bouleversements de la preadolescence et la naissance du désir. Une apocalypse joyeuse pleine de rebondissements !
Dans une ambiance d'apocalypse, La Chevelure de Bérénice raconte le voyage d'une enfant-poubelle enfuie de la montagne d'immondices où elle vivait et d'un fou vivant de poèmes. Tous deux remontent le fleuve vers l'océan en colère: là-bas, leur destin les attend. Une pièce métaphysique et cosmique dans laquelle l'espoir vient des laissés-pour-compte et des étoiles. Sam, jeune homme un peu paumé, laisse son amoureuse et ses amis dans leur petit café pour aller au bord de la mer Noire faire la connaissance de son père mourant. Il s'égare dans l'espace immense des Falaises et rencontre une gosse solitaire et un autre monde où la survie est l'unique préoccupation. En se confrontant à l'inconnu, Sam se perd pour mieux se révéler. Deux contes initiatiques qui interrogent les marges, l'enfance et les forces de la nature.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.