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Crève l'oseille ! Guignolade en trois actes
Jaubertie Stéphane
THEATRALES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782842607579
Crève l'oseille est un cri de rage, un cri de ralliement, mais aussi une version contemporaine de Guignol. Tout est repris par Stéphane Jaubertie de la tradition marionnettique lyonnaise : le compère Gnafron, les affreux, les gendarmes, la gouaille et le patois, les bastonnades, les spécialités culinaires de la capitale des Gaules... Mais cette joyeuse troupe est bel et bien en 2017 et devra être portée par des acteurs de chair. Ces figures sorties du XIXe siècle se heurtent à notre époque dans ce qu'elle a de plus sombre : misère sociale et alcoolisme, travailleurs exploités et patrons avides, trafics de drogue et règlements de compte... Le tout porté par une langue enjôleuse, l'efficacité du théâtre de Jaubertie et son humour, plutôt noir ici. Ce Guignol-ci est, comme à l'origine, aussi margoulin que victime, aussi retors que sentimental avec ses compagnons de soif. Et cette comédie sociale se déroule sous nos yeux de grands enfants qui ont bien du mal à ne pas crier, dans un mouvement quelque peu régressif, pour l'appeler encore : "Guignol ! Guignol !"
Laughton est né entre le froid de l'hiver et la chaleur de l'été. Il grandit tant bien que mal, ignoré de la Femme, sa mère, de l'Ours, son père, et de son tout petit frère. C'est seul qu'il tente de comprendre qui il est et d'où il vient, avec tout cet amour qui déborde de lui et que personne ne ramasse. Son père ne se penche que pour ratisser les feuilles mortes du jardin, et sa mère, pour noircir de sa plume des tas de feuilles blanches qui envahissent la maison. En rencontrant Vivi, une camarade de classe téméraire qui n'a pas sa langue dans sa poche, il décide de tenter de briser le silence en faisant voler en éclat les non-dits et les secrets de famille. Stéphane Jaubertie offre ici une parabole puissante sur la condition de l'enfant. Avec adresse, il tisse un conte familial où les visages, les saisons et les noms se mêlent pour mieux se reconnaître et apprendre à s'aimer.
Dans ce texte tendu comme un arc, Stéphane Jaubertie joue sur l'ambiguité. Qui est cette petite fille qui prétend s'extraire d'une famille pour disparaître, puis réapparaître? Une émanation irréelle chargée de révéler les choses à venir en creusant dans la mémoire des autres puis d'y semer l'oubli? Ou une petite demoiselle en fugue, enfant de parents séparés, coupée en deux, dont le trop-plein d'émotions a rejailli durant l'été? Un peu des deux, sans doute. Lecteurs et acteurs se reconnaîtront dans cette petite fable: on a tous le souvenir d'un doux été à flâner près d'un lac ou à la campagne. Mais Létée n'est pas triste: c'est un texte lumineux, lucide, qui décolle du réel. Un bonbon acidulé.
Les animaux ont fui l'île polluée : Yaël, né après ce Grand Exode, n'a jamais vu ni poule, ni grenouille, ni aucune bête à poils ou à plumes. Depuis, il questionne son grand frère Gaétan sur ses souvenirs d'animaux. Ils rencontrent un jour M. Habilis, peintre animalier vivant sur la Grande Terre, refuge de la faune en fuite. C'est décidé : ils iront sur le continent pour admirer et se régaler de ces bêtes. Là-bas, c'est le coup de foudre entre Gaétan et Kinoë, la fille du peintre. Yaël, lui, se découvre une passion pour la peinture et devient l'apprenti d'Habilis. Le chemin des deux frères se sépare alors : il est temps pour eux de grandir. Voyage initiatique, découverte de l'art et de l'amour, Stéphane Jaubertie propose cette pièce drôle et poétique dans une langue inventive et imagée.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.