Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Rodin
Jarassé Dominique
TERRAIL
19,50 €
Épuisé
EAN :9782879393179
Fasciné par le mouvement, par la vie et par le corps féminin dont il saisit le moindre frisson, Rodin a su trouver, grâce a une science inégalée du modelé et à des hardiesses de composition, les moyens d'en traduire les plus subtiles expressions. Il nous fait redécouvrir le sens même de la sculpture, au point de réussir à transmettre dans une ?uvre inachevée ou un fragment autant de force que dans un groupe entier. C'est au mépris du scandale que soulève à l'époque presque chacune de ses ?uvres qu'il ose exposer des sculptures mutilées, des statues qui ne se soucient plus de rendre la ressemblance - comme son Balzac - mais de créer un effet plastique et expressif saisissant. Avec La Porte de l'Enfer, et les ?uvres qui en découlent, avec Les Bourgeois de Calais, avec Le Baiser ou le Victor Hugo, comme avec de simples mains ou bustes modelés par Rodin, naît la sculpture moderne.
Chacun a sa géographie sensible et intime de Paris et il est rare qu'il ne s'y trouve pas quelque jardin où se mêlent les réminiscences d'une enfance, d'amours, de mélancolies ou de siècles passés... C'est la grande séduction de ces "appartements des rêves", s'offrant librement à qui veut bien y établir sa résidence poétique. Si nous sommes toujours disponibles aux plaisirs de la vue et du sentiment que les jardins parisiens nous réservent, en connaissons-nous la grammaire qui rythme leur composition, en définit l'ordre et l'imaginaire? Conquête du XIXe siècle, le jardin public hérite du modèle aristocratique et en épouse aussi les débats selon que le jardinier se voit plutôt en architecte ou en peintre: il en a résulté des compositions tendant à ordonner la nature ou à se donner l'illusion de la laisser libre... jusqu'à ce que l'on prenne conscience de leur complémentarité. Cette tension est cependant toujours sensible dans les créations contemporaines, même si d'autres influences - la philosophie, le goût de l'histoire, l'écologie... - en renouvellent les motifs. Ce guide propose aux amateurs de botanique et de flâneries dans les parcs et les squares d'ajouter au bonheur de la promenade celui de la découverte, en apprenant à regarder et à comprendre les jardins d'hier et d'aujourd'hui.
Au gré des âges et des cultures d'accueil, les formes de la synagogue se révèlent d'une diversité étonnante. Cet ouvrage est une présentation historique et sociologique des synagogues comme lieu d'une liturgie et type architectural. Une abondante bibliographie complète cette étude.
Ce passionnant parcours à travers les synagogues de France et d'Afrique du Nord à partir du XVIIIe siècle constitue une importante et originale contribution à l'histoire politique, culturelle et sociale des juifs dans notre pays. Il permet en effet de déchiffrer les synagogues comme des objets relevant à la fois de l'architecture et de la sociologie, c'est-à-dire de les considérer en tant que l'expression d'une époque donnée, de ses goûts, de ses préjugés et de ses idéaux. Si le livre met un accent tout particulier sur le XIXe siècle, c'est que celui-ci représente le "siècle d'or" des synagogues de France, tant par le nombre que par la magnificence des édifices religieux qui sont alors construits. Mais cette période recèle également des éléments inquiétants qui mettent en lumière toute l'ambiguïté de la position des juifs en France. Citoyens à part entière depuis la Révolution, ils cherchent néanmoins avec acharnement à se fondre dans un paysage urbain et social dont ils sentent qu'il se refuse à eux. Cet environnement les refuse-t-il pour autant? Le style mauresque ou orientaliste qu'imposent aux synagogues architectes et administrateurs de l'Empire ou de la République semblerait l'indiquer, qui souligne les origines sémites, mythiques ou réelles, des juifs. Pourtant, et malgré les épreuves terribles traversées par la communauté juive de France, de l'affaire Dreyfus à Vichy, les synagogues, dans leur singularité, ont réussi à s'insérer dans l'architecture du pays, à la ville et à la campagne. L'histoire des synagogues de France apparaît dès lors comme l'histoire d'une intégration réussie.
Au-delà des formes de suspension multiples que la crise sanitaire du coronavirus engendre, elle donne également lieu à des reconfigurations, dont l'avenir nous dira dans quelle mesure elles sont ou non amenées à se pérenniser, de valeurs (métriques, mais aussi morales) à partir desquelles s'organisent les sociétés. Selon quelles mesures, dans ce cadre, la technocratie - entendue ici comme un mode de gestion politique fondée sur l'expertise techno-savante - est-elle conçue comme bénéfique ou délétère ? Quels sont les effets concrets des dispositifs techniques et administratifs qu'elle engendre ? Quelles lignes morales ceux-ci redistribuent-ils ou au contraire renforcent-ils ? Ces questionnements semblent être, plus que jamais, d'actualité, et ce numéro offrira à lire une série de propositions argumentées de document permettant d'enrichir les perspectives liées au sujet.
René Passeron, historien d'art reconnu internationalement, est directeur de recherche au CNRS, membre de l'Académie internationale de philosophie de l'Art (Genève). Par ses nombreuses publications, il s'est imposé comme le spécialiste du mouvement surréaliste. Son Histoire de la peinture surréaliste (Livre de Poche) et sa vaste Encyclopédie du Surréalisme (Editions Somogy) sont devenus des ouvrages incontournables sur le sujet.
A travers près de cent vingt œuvres et une trentaine de photographies révélant le visage et le quotidien de Cézanne, cet ouvrage offre une biographie du père de l'art moderne mais aussi une superbe promenade dans les sites qui sont devenus les hauts lieux du mythe cézannien : la Montagne Sainte-Victoire, l'Estaque ou le refuge familial du Jas de Bouffan. Par le biais de ces paysages où la nature semble éternelle, par des thèmes intemporels, par ses " baigneuses " ou ses natures mortes, Cézanne incarne à lui seul la grande rupture de la peinture occidentale depuis le Quattrocento et le point de départ de toutes les innovations picturales du XXe siècle. L'inventivité du travail de Cézanne ouvrira les portes du cubisme : belle revanche pour celui dont l'œuvre fut incomprise durant une grande partie de sa vie et toujours refusée par les instances officielles.
Résumé : Et non sauvagerie du capitalisme ou capitalisme des sauvages. Ce numéro explore les altérités déroutantes produites par le capitalisme contemporain. Car la richesse n'est pas nécessairement vouée à être domestiquée pour accroître son rendement, mais peut être captée pour alimenter des formes de vie sociale différentes de la nôtre. Des Jivaros à la Chine, en passant le Tadjikistan, Dakar ou encore la Géorgie, on découvre les pratiques, les attentes, les désirs de grandeur et les contradictions de celles et ceux qui, aujourd'hui, bouleversent la logique du capital jusqu'à s'en plaindre. Il y a assurément d'autres mondes, mais ils sont dans celui-ci !