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Une histoire des synagogues françaises. Entre Occident et Orient, essai
Jarassé Dominique
ACTES SUD
24,50 €
Épuisé
EAN :9782742712625
Ce passionnant parcours à travers les synagogues de France et d'Afrique du Nord à partir du XVIIIe siècle constitue une importante et originale contribution à l'histoire politique, culturelle et sociale des juifs dans notre pays. Il permet en effet de déchiffrer les synagogues comme des objets relevant à la fois de l'architecture et de la sociologie, c'est-à-dire de les considérer en tant que l'expression d'une époque donnée, de ses goûts, de ses préjugés et de ses idéaux. Si le livre met un accent tout particulier sur le XIXe siècle, c'est que celui-ci représente le "siècle d'or" des synagogues de France, tant par le nombre que par la magnificence des édifices religieux qui sont alors construits. Mais cette période recèle également des éléments inquiétants qui mettent en lumière toute l'ambiguïté de la position des juifs en France. Citoyens à part entière depuis la Révolution, ils cherchent néanmoins avec acharnement à se fondre dans un paysage urbain et social dont ils sentent qu'il se refuse à eux. Cet environnement les refuse-t-il pour autant? Le style mauresque ou orientaliste qu'imposent aux synagogues architectes et administrateurs de l'Empire ou de la République semblerait l'indiquer, qui souligne les origines sémites, mythiques ou réelles, des juifs. Pourtant, et malgré les épreuves terribles traversées par la communauté juive de France, de l'affaire Dreyfus à Vichy, les synagogues, dans leur singularité, ont réussi à s'insérer dans l'architecture du pays, à la ville et à la campagne. L'histoire des synagogues de France apparaît dès lors comme l'histoire d'une intégration réussie.
Entre 1870 et 1914. plus de trois cents expositions des Beaux-Arts ont eu lieu dans le nord de la (rance réunissant prés de 5 901) exposants. Le régime républicain perçoit d'emblée dans ces manifestations le moyen idéal de mener à bien sa politique de consolidation de l'unité nationale et d'adhésion à un imaginaire commun. Il s'approprie le phénomène et en fait l'une des pierres angulaires de sa stratégie de décentralisation. Les salons septentrionaux esquissent les contours d'une de ces petites patries artistiques chères à la Troisième République et contribuent à donner corps au concept d'art français. La multiplication des expositions provinciales accompagne la démocratisation de l'art et coïncide avec les nouvelles conditions du marché. Elle participe aussi à l'invention de la figure de l'artiste moderne et à la consécration d'un médiateur désormais incontournable, le critique. Les salons de province structurent un réseau de commercialisation des oeuvres d'art qui s'étend à l'ensemble du territoire français et pallie l'engorgement des systémes traditionnels de diffusion. 1.es Salons parisiens ne peuvent à eux seuls contenir une production saris cesse croissante et satisfaire une demande grandissante provoquée par l'afflux d'une nouvelle clientèle. Les salons de province dessinent une nouvelle géographie des Beaux-Arts en France au XIXè siècle.
Au gré des âges et des cultures d'accueil, les formes de la synagogue se révèlent d'une diversité étonnante. Cet ouvrage est une présentation historique et sociologique des synagogues comme lieu d'une liturgie et type architectural. Une abondante bibliographie complète cette étude.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.