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L'héritage baconien au XVIIe et au XVIIIe siècles
Jaquet Chantal
KIME
14,80 €
Épuisé
EAN :9782841742073
Homme d'une intelligence divine " pour Leibniz, " homme de génie sublime " pour d'Alembert, Francis Bacon fut considéré comme un précurseur par les philosophes des Lumières qui voient en lui le père e la méthode expérimentale et le fondateur de la science moderne. Dans son Dictionnaire, Bayle estime que l'illustre auteur du Novum Organum " a été un des plus grands esprits de son siècle et l'un de ceux qui connurent le plus doctement l'imperfection où était la philosophie ". Kant place la Critique de la Raison pure sous son égide et salue son entreprise de restauration, qui permet de mettre légitimement fin à une erreur infinie. Il importe donc de comprendre la manière dont Bacon a pesé sur son siècle et sur la postérité afin de pouvoir mesurer la puissance et la fécondité de son ?uvre encore trop souvent ignorée aujourd'hui. Le présent ouvrage se propose ainsi de rendre compte de la réception de la pensée baconienne au XVIIe et XVIIIe siècles, en étudiant notamment l'impact du Novum Organum chez Descartes et Spinoza, en évaluant la dette que les Encyclopédistes confessent à l'endroit du philosophe anglais et en analysant la querelle au sujet de son christianisme, qui éclata à la suite de son rejet des causes finales.
Selon Bacon, l'homme doit régner sur la nature, et pour cela, il se doit de la connaître. Savoir, c'est pouvoir. L'empire de l'homme sur les choses repose donc sur les arts et les sciences. Voilà pourquoi la promotion du savoir est au coeur des travaux de Bacon aussi bien dans Du progrès et de la promotion des savoirs, que dans De la dignité et l'accroissement des sciences. Dans les deux ouvrages, Bacon dresse un état des lieux de la connaissance en mettant en avant les tâches accomplies, en recensant les manques et les progrès à réaliser pour parvenir à la perfection. Il établit une division des sciences en trois parties: histoire, poésie et philosophie. L'originalité de cette division ne tient pas tant au rôle central dévolu à la philosophie quà la mise en avant de l'histoire et de la poésie, généralement reléguées à l'arrière plan. C'est cette tripartition inédite du savoir qu'il s'agit d'examiner et de commenter en prenant en compte l'évolution de la pensée de Bacon de la version anglaise à la version latine de son projet.
Résumé : Pourquoi de la part de nos modernes chercheurs, neurobiologistes mais aussi psychomotriciens, un tel engouement pour la conception spinoziste de l?union du corps et de l?esprit ? Cette actualité du modèle spinoziste invite à la réflexion ainsi qu?à reprendre la question des rapports entre l?esprit et le corps et de leurs modalités affectives chez Spinoza, sous un angle philosophique.
Découvrir la noblesse de l'odorat, tel est le but de ce livre, qui fait d'un sens négligé un objet de réflexion à part entière. Chantal Jaquet remet en cause les préjugés sur l'odorat comme sa prétendue faiblesse, son caractère primitif ou immoral et met au jour la manière dont l'esprit nous vient aussi du nez. Le rôle décisif des odeurs dans la constitution de la mémoire et de l'affectivité ainsi que dans la construction de l'identité et de l'altérité est rappelé. Cette réhabilitation de l'odorat vise la promotion d'un véritable art olfactif qui dépasse le simple usage cosmétique des parfums et substitue le " sentir beau " au " sentir bon ". L'élaboration d'une esthétique olfactive repose sur la recherche des expressions artistiques de l'odeur, aussi bien dans la littérature de Huysmans, Balzac et Proust, que dans la musique de Debussy, la peinture de Gauguin ou la sculpture de Rodin. Elle s'appuie également sur les tentatives historiques de création pure de parfums ou les installations dans l'art contemporain.
Découvrir la noblesse de lodorat et apprendre à être un philosophe nez: tel est le but de ce livre, qui fait dun sens négligé un objet de réflexion à part entière. Lentreprise de réhabilitation de la sensibilité olfactive passe par la remise en cause des préjugés sur lodorat, sa prétendue faiblesse ou son caractère primitif, incommode et immoral. Elle se fonde sur la découverte du rôle décisif des odeurs dans la constitution de la mémoire et de laffectivité ainsi que dans la construction de lidentité et de laltérité. Elle implique aussi la promotion dun véritable art olfactif dépassant le simple usage cosmétique des parfums. Lélaboration dune esthétique olfactive repose à la fois sur la recherche des expressions artistiques de lodeur dans la littérature, la musique ou les arts plastiques, et sur lexamen des tentatives passées et présentes de créer un pur art des parfums. Exprimant lidée dans lodeur, cette esthétique olfactive sous-tend également la spéculation philosophique en offrant des modèles de pensée dont Lucrèce, Condillac et Nietzsche, se sont inspirés. Preuve sil en est que philosopher, cest avoir du nez.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.