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Les bonheurs de Sophie. Une initiation à la philosophie en 30 mini-leçons
Janicaud Dominique ; Rosset Clément ; Veyne Paul
MICHALON
12,17 €
Épuisé
EAN :9782841863495
Avant d'entrer dans une classe de philosophie, est-ce que je sais ce que je vais y faire, ce que je vais y étudier? Pas vraiment. Aucune discipline n'est aussi mystérieuse. C'est ainsi qu'est né ce petit livre: de la perplexité d'élèves de Première désireux de faire connaissance avec la Philosophie durant leurs vacances d'été. S'il existe en effet beaucoup de manuels et d'ouvrages scolaires, aucune initiation préalable ne répond à cette situation unique et singulière. L'auteur a donc tenté de combler une lacune en guidant le plus agréablement possible l'élève qui vient de terminer sa Première vers des travaux plus documentés, plus précis et, bien sûr, vers les textes fondamentaux des grands philosophes. Ces trente mini-leçons - correspondant aux trente jours d'un mois d'été - constituent, du fait des circonstances de leur composition, le testament philosophique de l'auteur à l'usage des jeunes générations. La langue claire, élégante et mesurée, le ton souriant de cet ouvrage sans pesanteur le destinent à tous ceux qui s'intéressent aux enjeux de la réflexion philosophique. Puissent-ils y prendre plaisir et tomber sous son charme. Biographie de l'auteur Dorninique Janicaud, professeur de Philosophie à l'université de Nice-Sophia Antipolis, a rédigé cette initiation à l'intention de sa fille Claire qui allait entrer en classe de Terminale, durant les mois de juillet et août 2002. Le texte, tel qu'il est, a été terminé le 17 août. Dominique Janicaud est décédé le 18 août 2002.
Deux types de temps régissent la vie humaine : l'objectif et le subjectif. Les deux grands axes de la connaissance du temps sont l'axe chronologique (temps des horloges) et l'axe phénoménologique (temps de la conscience). Ils correspondent à deux phases : celle de l'identification et celle de l'intelligence. Le partage temporel en appelle à la souplesse de notre intelligence. Il ne faut pas s'obstiner à penser le temps dans son unité. Notre rapport au temps n'est pas uniquement scindé entre approches chronologique et phénoménologique. Nous entretenons un rapport de complicité ou de sympathie et de connivence avec le temps qui relève d'une intelligence du partage temporel. Cette relation se caractérise par une recherche de résonances, de rythmes et d'harmonie. Créer des temporalisations neuves pour répondre au défi du temps. uvrer est une manière de créer des temporalités. De la même manière, par ses rythmes corporels et journaliers, et par ses activités, l'homme crée une gerbe de nouvelles temporalisations et ajoute ainsi de nouveaux visages à Chronos.
Un regain de la philosophie est-il en train de se produire ? Loin de s'éteindre sous la poussée des sciences humaines, la recherche est plus vivante et diverse que jamais ; la "mort de Dieu" et celle de la métaphysique n'ont point précipité la philosophie au tombeau ; les philosophes, pourtant de nature inquiète et portés à la mauvaise conscience, ont cessé de déserter. Retrouvant la rigueur spécifique de leur discours, ils s'attachent de nouveau à la défendre et à l'illustrer ; et même des scientifiques éminents, brisant une tradition de mépris, se tournent vers la réflexion philosophique. Toutes proportions gardées, on ne revient à la philosophie, comme à la démocratie, qu'à la mesure de la banqueroute des idéologies totalisantes et des systèmes prétendument salvateurs. Et si l'on s'enquiert des semences d'une nouvelle sagesse, c'est que s'étendent à l'horizon planétaire les dévastations culturelles et morales produites par d'incroyables régressions mentales ; fanatismes religieux, abrutissements télé-vidéo-médiatiques, intoxications activistes. L'enjeu philosophique n'est pas un lieu privilégié soustrait à l'intérêt de la communauté humaine tout entière : c'est bien le sort des hommes et l'inscription de quelque chose comme un sens dans le tumulte d'une histoire marquée par le destin de puissance de la rationalité.
Les recherches phénoménologiques d'expression Française manifestent actuellement un véritable foisonnement qui doit encourager l'interprète à s'interroger sur les raisons et les limites de cette vitalité. Tel est, en premier lieu L'objet de cet essai qui commence par dresser un bilan du débat suscité par la question de savoir si la phénoménologie française a été le théâtre d'un " tournant théologique ". Plutôt que de raviver la polémique à ce propos, on tente ensuite d'élargir et d'approfondir une réflexion critique sur la méthode en phénoménologie. D'où quelques perplexités : comment faire bon usage de " l'athéisme méthodologique " ? comment éviter les avatars et les surenchères d'une restauration de la " philosophie première " ? Comment articuler ou désarticuler phénoménologie et herméneutique ? Le dernier chapitre, en forme de manifeste " pour une phénoménologie minimaliste ", dégage les conditons d'une approche renouvelée des proximités de prime abord inaccesibles qui font la richesse de notre être-au-monde. Eclatée, la phénoménologie dispose encore de cette chance.
La techno-science est-elle en train de préparer notre mutation, permettant de dépasser nos limites actuelles, par-delà le bien et le mal? Devons-nous la laisser faire et même l?encourager? Ou, au contraire, nous mobiliser et exercer un contrôle extrêmement vigilant pour préserver la dignité de l?être humain? La protestation humaniste sous ses formes traditionnelles est-elle encore efficace? Ils ne sont pas si nombreux dans l?histoire ces moments où l?homme s?inquiète de lui-même: la Renaissance, le XVIIIe siècle et notre époque. Dominique Janicaud nous propose de saisir ce moment de déstabilisation certes mais aussi de progrès, à affronter ce risque de perte de repères et à oser une vraie réflexion sur nous-mêmes. L'auteur: Dominique Janicaud philosophe, professeur à l?Université de Nice, il vient de faire paraître Heidegger en France, 2 volumes (Albin Michel) dont la presse s?est fait largement écho. Il est décédé en août dernier.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.
Résumé : " En quelques secondes, tremblante et en pleurs, tu t'es retrouvée dans nos bras. Nous n'en menions pas large. Emotion, joie, surprise, tout se bousculait. Puis, doucement, tu t'es apaisée et tu as commencé à vraiment nous regarder, à nous dévisager, à nous interroger en silence. Des minutes magiques. Nous t'en avons montré, des photos. Des preuves en image en quelque sorte. Nous t'en avons parlé. Plusieurs fois. Toujours le même récit pour que, petit à petit, cet événement devienne une évidence. En cet instant, tu devenais notre fille et nous devenions tes parents ". Quand tu iras à Saigon est la rencontre émerveillée entre une petite orpheline vietnamienne et ses parents adoptifs. Avec les premiers souvenirs du père naissent les premières interrogations, les premières émotions, qui trouveront leur écho des années plus tard à travers le voyage de la petite fille au Viet Nam, pays qui l'aura vue naître. Le récit intime à deux voix, en deux temps, d'un père dont l'enfant est " né ailleurs ".