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L'homme va-t-il dépasser l'humain ?
Janicaud Dominique
BAYARD CULTURE
12,35 €
Épuisé
EAN :9782227020153
La techno-science est-elle en train de préparer notre mutation, permettant de dépasser nos limites actuelles, par-delà le bien et le mal? Devons-nous la laisser faire et même l?encourager? Ou, au contraire, nous mobiliser et exercer un contrôle extrêmement vigilant pour préserver la dignité de l?être humain? La protestation humaniste sous ses formes traditionnelles est-elle encore efficace? Ils ne sont pas si nombreux dans l?histoire ces moments où l?homme s?inquiète de lui-même: la Renaissance, le XVIIIe siècle et notre époque. Dominique Janicaud nous propose de saisir ce moment de déstabilisation certes mais aussi de progrès, à affronter ce risque de perte de repères et à oser une vraie réflexion sur nous-mêmes. L'auteur: Dominique Janicaud philosophe, professeur à l?Université de Nice, il vient de faire paraître Heidegger en France, 2 volumes (Albin Michel) dont la presse s?est fait largement écho. Il est décédé en août dernier.
Les deux textes - Le tournant théologique de la phénoménologie française (1991) et La phénoménologie éclatée (1997) - qui constituent cet ouvrage ont ouvert une des plus fortes polémiques philosophiques. Dominique Janicaud y met en lumière une évolution dans le développement de la phénoménologie française que rien ne laissait apparemment présager. De Sartre à Merleau-Ponty ou au premier Derrida, celle-ci se situait dans la ligne du programme des fondateurs de la phénoménologie, soucieux des seuls phénomènes. A partir des années 1970 s'opère une singulière ouverture au transcendant, à l'absolu et à l'originaire qui, pour ne pas être entièrement étrangère à certaines orientations antérieures, n'en scellait pas moins une alliance avec des préoccupations de type théologique ou religieux. Les questions posées par ce livre ont gardé leur acuité, tant la phénoménologie demeure partagée entre la tentation d'une philosophie première et des perspectives plus modestes, plus fidèles à l'inspiration phénoménologique d'origine - être une "méthode".
Résumé : L'étonnante réception de la pensée de Heidegger en France se poursuit et ne cesse de s'enrichir de nouvelles précisions ou interprétations. Les Entretiens menés ici par Dominique Janicaud viennent compléter son Récit, premier volume de Heidegger en France. D'abord recueillis à titre d'apports documentaires, ces dialogues ont révélé leur intérêt propre, leur vivante diversité, leur portée historique et philosophique. Entre les deux cas extrêmes du doyen des interlocuteurs, Walter Biemel, étudiant de Heidegger dès les années quarante, et la cadette, Nicole Parfait, auteur d'une thèse sur l'engagement politique du Maître, le lecteur verra s'étager les représentants de générations et de sensibilités fort différentes : admirateurs, détracteurs, traducteurs, érudits, écrivains, interprètes d'aspects très variés de l'?uvre (les incidences politiques bien entendu, mais aussi l'histoire de la métaphysique, l'éthique, la poésie, la critique littéraire, l'herméneutique, l'esthétique, la théologie).
Les recherches phénoménologiques d'expression Française manifestent actuellement un véritable foisonnement qui doit encourager l'interprète à s'interroger sur les raisons et les limites de cette vitalité. Tel est, en premier lieu L'objet de cet essai qui commence par dresser un bilan du débat suscité par la question de savoir si la phénoménologie française a été le théâtre d'un " tournant théologique ". Plutôt que de raviver la polémique à ce propos, on tente ensuite d'élargir et d'approfondir une réflexion critique sur la méthode en phénoménologie. D'où quelques perplexités : comment faire bon usage de " l'athéisme méthodologique " ? comment éviter les avatars et les surenchères d'une restauration de la " philosophie première " ? Comment articuler ou désarticuler phénoménologie et herméneutique ? Le dernier chapitre, en forme de manifeste " pour une phénoménologie minimaliste ", dégage les conditons d'une approche renouvelée des proximités de prime abord inaccesibles qui font la richesse de notre être-au-monde. Eclatée, la phénoménologie dispose encore de cette chance.
Se promener, c'est mener plus loin les pas mais aussi la pensée, comme l'atteste toute une tradition qui, issue de l'Antiquité - Aristote bien sûr, mais aussi Socrate aux bords de l'Illisos, Epicure en son jardin, les Scolastiques à l'ombre de leurs cloîtres - se poursuit jusqu'à Derrida en passant par Nietzsche et Heidegger. Toute promenade n'est pas philosophique. Pourtant se promener - se mettre en marche sur un chemin (et dans la méthode qu'affectionne la philosophie comme discipline, résonne la racine grecque odos, chemin) ou sortir des sentiers battus - recèle une dimension de décision et de liberté où se noue l'alliance de la philosophie et de la promenade. Certaines promenades sont liées au lieu, au travail de la mémoire ou de l'imagination ; d'autres, hors de toute topologie, plongent dans l'immémorial, affrontent la solitude, l'immensité et la mort. D'abord en compagnie de ces " ombres amies " - Aristote, Kant, Nietzsche, et Heidegger - qui vivent en nous plus intensément que nombre de nos contemporains, l'auteur s'est risqué ensuite à des " reconnaissances solitaires ", explorations entre soleil et mort, de pensées sans retour. D'un bout à l'autre, une même quête questionnante guide les pas comment concilier l'idéal d'une vie bonne, soucieuse de mesure avec la marche forcée que nous imposent, tel un destin inexorable, les avancées de la Surpuissance - mais aussi l'existence irréversible ? Comment tracer la bonne limite - celle qui va permettre de surprendre l'illimité - face à la techno-science qui tend sans cesse à les reculer ? Comment inaugurer quelque chose comme une nouvelle sagesse face à la hauteur des nouveaux pouvoirs ? face aussi à la mort. Hölderlin avait déjà pressenti que la modernité est " vacance du partage ". C'est justement cette vacance qu'il nous faut affronter. D'où l'appel final en désespoir de cause - à la plus divine des qualités humaines : l'intelligence. Ces essais pleins d'alacrité baignent dans la fraîche lumière d'un départ matinal où, à nouveau, philosophie et vie font ensemble un bout de chemin.
Ce livre est le fruit d'une longue maturation, en compagnie d'un jeune écrivain et journaliste, François-Xavier Maigre. Jean Vanier voulait s'adresser à tous, et particulièrement aux jeunes générations, pour partager l'élan qui l'a conduit à prendre soin des plus faibles. Libérons-nous ! est un appel bouleversant à l'engagement de chacun à faire de sa vie un don, une rencontre avec celles et ceux que nous n'attendions pas.
L'observation du rapport des enfants à l'image, et notamment du tout petit, est un laboratoire sans équivalent : la conviction qu'un des défis de notre temps réside dans l'éducation aux imagesEt l'éducation aux images concerne tout d'abord les parents. Si l'on souhaite qu'ils accompagnent leurs enfants dans l'appréhension des images, il faut leur expliquer ce qu'est une image, comment elle se crée, comment elle fonctionne et comment on la maîtrise.Fort de cette mise au point théorique, Serge Tisseron répond aux questions que se posent les parents, du plus jeune âge de leur enfant jusqu'à l'adolescence. Comment le petit enfant exprime-t-il les images qu'il a dans la tête, avant même de savoir parler ?- Quand peut-on regarder les photos de famille avec lui ?- Quelle impression a un enfant devant un objectif ?- Que dire à un enfant de trois ans qui a vu les images du 11 Septembre ?- Quand fait-il la distinction entre fiction et réalité ?- À quel âge amener un enfant au cinéma ?- Quelle surveillance possible à l'âge de l'adolescence et de l'indépendance ?L'éducation aux images trouve ici son premier manuel, avec ses mises en garde indispensables mais aussi ses idées originales pour profiter des images : faire du premier cinéma une fête et une véritable séance d'initiation, respecter la presse enfantine comme un domaine réservé à l'enfant...
Présentation de l'éditeur Chaplin invente le témoin précaire de son temps, celui qui, au bord de la désintégration, parvient néanmoins à survivre. Charlot appartient à une humanité vulnérable qui déroule sous nos yeux une vie minuscule. Et pour- tant, que l'on regarde Les Temps modernes, The Kid ou Le Dictateur, c'est bien lui qui remet en question tous les partages sociaux entre le grand et le petit, le centre et la périphérie, le dedans et le dehors, le normal et le pathologique : faut-il vraiment vivre en travaillant ? Qu'est-ce qu'être amoureux, être père ? Sommes-nous tenus d'être des citoyens patriotes ? L'hypothèse Charlot, c'est cela : contester les normes du monde commun pour le rendre plus partageable, redonner vie à la démocratie. Et n'est-ce pas finalement la force ultime de Chaplin et de son personnage de nous éloigner du nihilisme qui semble à nouveau guetter notre époque ?