Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
À nouveau la philosophie
Janicaud Dominique
ALBIN MICHEL
25,80 €
Épuisé
EAN :9782226324382
Un regain de la philosophie est-il en train de se produire ? Loin de s'éteindre sous la poussée des sciences humaines, la recherche est plus vivante et diverse que jamais ; la "mort de Dieu" et celle de la métaphysique n'ont point précipité la philosophie au tombeau ; les philosophes, pourtant de nature inquiète et portés à la mauvaise conscience, ont cessé de déserter. Retrouvant la rigueur spécifique de leur discours, ils s'attachent de nouveau à la défendre et à l'illustrer ; et même des scientifiques éminents, brisant une tradition de mépris, se tournent vers la réflexion philosophique. Toutes proportions gardées, on ne revient à la philosophie, comme à la démocratie, qu'à la mesure de la banqueroute des idéologies totalisantes et des systèmes prétendument salvateurs. Et si l'on s'enquiert des semences d'une nouvelle sagesse, c'est que s'étendent à l'horizon planétaire les dévastations culturelles et morales produites par d'incroyables régressions mentales ; fanatismes religieux, abrutissements télé-vidéo-médiatiques, intoxications activistes. L'enjeu philosophique n'est pas un lieu privilégié soustrait à l'intérêt de la communauté humaine tout entière : c'est bien le sort des hommes et l'inscription de quelque chose comme un sens dans le tumulte d'une histoire marquée par le destin de puissance de la rationalité.
Résumé : L'étonnante réception de la pensée de Heidegger en France se poursuit et ne cesse de s'enrichir de nouvelles précisions ou interprétations. Les Entretiens menés ici par Dominique Janicaud viennent compléter son Récit, premier volume de Heidegger en France. D'abord recueillis à titre d'apports documentaires, ces dialogues ont révélé leur intérêt propre, leur vivante diversité, leur portée historique et philosophique. Entre les deux cas extrêmes du doyen des interlocuteurs, Walter Biemel, étudiant de Heidegger dès les années quarante, et la cadette, Nicole Parfait, auteur d'une thèse sur l'engagement politique du Maître, le lecteur verra s'étager les représentants de générations et de sensibilités fort différentes : admirateurs, détracteurs, traducteurs, érudits, écrivains, interprètes d'aspects très variés de l'?uvre (les incidences politiques bien entendu, mais aussi l'histoire de la métaphysique, l'éthique, la poésie, la critique littéraire, l'herméneutique, l'esthétique, la théologie).
La Puissance aujourd'hui : ni le savoir ni les machines, mais le dynamisme qui les connecte et dont un autre nom est la "techno-science" . Le rationnel : plus qu'une garantie de cohérence - l'organisation de cette expansion. Irréversible, universelle, de plus en plus autonome, cette nouvelle phase de la puissance du rationnel mène au bord de l'incalculable ; son processus tend à dépasser toute volonté humaine et investit jusqu'au langage. Ce livre traite donc de la question la plus actuelle, la plus directement menaçante pour la vie et pour l'esprit : la dynamique de l'accroissement de la puissance. Il choisit d'éclairer les risques présents à partir d'une réflexion critique sur leurs origines rationnelles. Une phénoménologie du Complexe de Puissance s'y double d'une généalogie de sa rationalité. Interrogation en grande partie suscitée par Heidegger et reprise ici par un philosophe de tradition française. En rupture avec le technicisme ambiant et toutes les formes de scientisme, y compris celle qui voudrait élever la Nouvelle Science à la hauteur d'un mythe, La puissance du rationnel vient poser de front ces questions vitales : pourquoi la science a-t-elle été mise au service quasiment exclusif de la puissance ? comment éviter que la surpuissance ne capte toutes les ressources du rationnel ? y a-t-il encore des chances inédites à l'avant-garde de la pensée ?
Les deux textes - Le tournant théologique de la phénoménologie française (1991) et La phénoménologie éclatée (1997) - qui constituent cet ouvrage ont ouvert une des plus fortes polémiques philosophiques. Dominique Janicaud y met en lumière une évolution dans le développement de la phénoménologie française que rien ne laissait apparemment présager. De Sartre à Merleau-Ponty ou au premier Derrida, celle-ci se situait dans la ligne du programme des fondateurs de la phénoménologie, soucieux des seuls phénomènes. A partir des années 1970 s'opère une singulière ouverture au transcendant, à l'absolu et à l'originaire qui, pour ne pas être entièrement étrangère à certaines orientations antérieures, n'en scellait pas moins une alliance avec des préoccupations de type théologique ou religieux. Les questions posées par ce livre ont gardé leur acuité, tant la phénoménologie demeure partagée entre la tentation d'une philosophie première et des perspectives plus modestes, plus fidèles à l'inspiration phénoménologique d'origine - être une "méthode".
Se promener, c'est mener plus loin les pas mais aussi la pensée, comme l'atteste toute une tradition qui, issue de l'Antiquité - Aristote bien sûr, mais aussi Socrate aux bords de l'Illisos, Epicure en son jardin, les Scolastiques à l'ombre de leurs cloîtres - se poursuit jusqu'à Derrida en passant par Nietzsche et Heidegger. Toute promenade n'est pas philosophique. Pourtant se promener - se mettre en marche sur un chemin (et dans la méthode qu'affectionne la philosophie comme discipline, résonne la racine grecque odos, chemin) ou sortir des sentiers battus - recèle une dimension de décision et de liberté où se noue l'alliance de la philosophie et de la promenade. Certaines promenades sont liées au lieu, au travail de la mémoire ou de l'imagination ; d'autres, hors de toute topologie, plongent dans l'immémorial, affrontent la solitude, l'immensité et la mort. D'abord en compagnie de ces " ombres amies " - Aristote, Kant, Nietzsche, et Heidegger - qui vivent en nous plus intensément que nombre de nos contemporains, l'auteur s'est risqué ensuite à des " reconnaissances solitaires ", explorations entre soleil et mort, de pensées sans retour. D'un bout à l'autre, une même quête questionnante guide les pas comment concilier l'idéal d'une vie bonne, soucieuse de mesure avec la marche forcée que nous imposent, tel un destin inexorable, les avancées de la Surpuissance - mais aussi l'existence irréversible ? Comment tracer la bonne limite - celle qui va permettre de surprendre l'illimité - face à la techno-science qui tend sans cesse à les reculer ? Comment inaugurer quelque chose comme une nouvelle sagesse face à la hauteur des nouveaux pouvoirs ? face aussi à la mort. Hölderlin avait déjà pressenti que la modernité est " vacance du partage ". C'est justement cette vacance qu'il nous faut affronter. D'où l'appel final en désespoir de cause - à la plus divine des qualités humaines : l'intelligence. Ces essais pleins d'alacrité baignent dans la fraîche lumière d'un départ matinal où, à nouveau, philosophie et vie font ensemble un bout de chemin.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".