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Littérature et sociétés coloniales (1850-1960)
Jalabert Laurent
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846544696
L'ouvrage est la restitution d'une journée d'études proposée par les centres de recherche en histoire (ITEM) et en lettres (CRPHL) de l'Université de Pau et des pays de l'Adour. Il explore le regard des écrivains qui ont utilisé le monde colonial comme sujet d'écriture. L'objectif de cette journée a été de croiser les regards, les expériences en étudiant et comparant les grandes régions colonisées (Indochine, Algérie, Afrique portugaise, Afrique francophone, Caraïbe, Guyane) afin de faire émerger les représentations, ou imaginaires autour de ces mondes par des approches pluridisciplinaires : littéraires, historiens, géographes... ont ici croisé leurs analyses. La littérature est en effet rarement neutre sur les colonies, engagée dans un sens colonialiste ou d'autres fois anticolonialiste ; et elle est parfois ambiguë. Les auteurs étudiés sont issus de divers mondes : un gouverneur, des écrivains issus des colonies, des regards venus de la littérature coloniale, des essayistes anticoloniaux.
Jalabert Laurent ; Czubak Nicolas ; König Diemut ;
En France, au contraire de l'Allemagne, le Centenaire de la Première Guerre mondiale a donné lieu à de nombreuses manifestations, à la fois scientifiques, muséales, éditoriales, comme aussi commémoratives, tant à l'échelle locale que nationale. Cette période a également favorisé des rencontres internationales de jeunes européens sous l'impulsion de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) qui a accompagné la mise en oeuvre d'une centaine de projets au fil des années du Centenaire. Ces rencontres, fondées sur des projets éducatifs et faisant intervenir des jeunes gens de France, d'Allemagne mais aussi d'autres pays, étaient motivées par la question essentielle de la transmission du souvenir et de la mémoire de la Grande Guerre chez des élèves, des jeunes apprentis et des étudiantes et étudiants. En regard, un projet de recherche x 100 ans après la Première Guerre mondiale - 100 projets pour la paix en Europe " - a réuni des chercheuses et chercheurs allemands et français, sociologues et historiens, afin d'observer et d'analyser les pratiques et modalités de la transmission d'un objet historique au sein de jeunes générations. A travers une approche à la fois théorique et de terrain, les chercheuses et chercheurs livrent ici leurs regards sur la construction du souvenir et de la mémoire historique, entre pratiques scolaires et extra-scolaires. Le croisement de cultures nationales et scientifiques différentes offre des apports stimulants à même de dépasser la réponse à une question comme " Cent ans après, que reste-t-il de la Grande Guerre " pour aider à la poursuite de nouvelles rencontres entre jeunes sur d'autres objets historiques afin de travailler à une approche partagée et pacifiée des discours historiques.
Espace-clef de l'histoire franco-allemande, la rive gauche du Rhin offre un exemple peu connu de cohabitation confessionnelle : dominée par le protestantisme, cette zone connaît de profonds bouleversements politiques et religieux après 1648, tant en raison des princes d'Empire que du roi de France. Le tumultueux XVIIe siècle s'achève avec le traité de Ryswick (1697), qui consacre une forte progression du catholicisme. Les fondements de la paix d'Osnabrück (1648) doivent alors cohabiter avec une nouvelle règle confessionnelle qui reconnaît le culte public aux catholiques. Le XVIIIe siècle apparaît ainsi comme une longue phase de normalisation et d'approfondissement des identités confessionnelles qui se renforcent dans l'opposition mais qui coexistent également au quotidien. Cet ouvrage s'attache ainsi à démonter les mécanismes de survie des minorités catholiques et surtout à montrer les conditions de l'implantation durable du catholicisme et ses modalités d'expression dans des territoires où la religion romaine était bannie depuis plus d'un siècle. L'étude, menée au plus près des populations rurales, permet de montrer la réalité complexe du paradigme de frontière confessionnelle. Au fil de l'enquête se dévoilent des éléments qui nuancent l'idée d'une confessionnalisation subie pour dévoiler une lecture plus fidèle de la vie religieuse et sociale hors des villes libres d'Empire.
La thématique des prisonniers de guerre reste peu connue pour l'époque moderne, au moment où les armées connaissent massification et nationalisation de leurs effectifs. Le présent livre aborde divers aspects de cette question et le cheminement jusqu'au moment où se développent et s'institutionnalisent droits et statuts des prisonniers de guerre. L'analyse des évolutions dans le traitement de ces prisonniers à partir du Moyen Age permet ainsi de montrer les réalités de cette condition avant l'émergence des conventions internationales et l'entrée dans le XXe siècle. Afin de jeter les bases d'une réflexion d'ensemble, plusieurs thèmes sont évoqués. Celui de la capture, moment clef qui détermine le passage du soldat en capacité de se défendre et de se battre à celui de prisonnier. Logiquement, ce sont alors les conditions de la captivité qui sont abordées, ce qui permet de se diriger vers la question du droit et du statut. Pour ne pas se limiter à ces aspects formels et institutionnels, il a semblé utile d'ouvrir le champ d'analyse aux représentations sur les prisonniers et de ces derniers sur eux-mêmes.
Au début de la Ve République, le gaullisme trouve dans les six régions du grand Ouest atlantique (Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie) un ancrage électoral majoritaire pendant les premières législatures (1958-1981). En outre, ces régions accueillent de grandes figures du mouvement gaulliste : Olivier Guichard, Jacques Chaban-Delmas, Jean Foyer, Yvon Bourges, Robert Boulin, Vincent Ansquer, Robert Buron, etc., autant de personnalités, qui ont pu, durant les vingt premières années du régime, jouer un rôle central dans la vie politique locale et nationale. L?ouvrage cherche à mieux cerner par une analyse d?histoire électorale la profondeur de cet ancrage politique. Il s?interroge sur l?implantation et la durabilité du gaullisme dans ces régions plutôt attachées en 1958 aux cultures politiques de droite, à une époque où leur hégémonie dans le pays est peu contestée par une gauche affaiblie et qui ne se recomposera qu?au coeur des années 1970. Les conclusions montrent que le gaullisme y pénètre de façon inégale et ne peut empêcher le basculement à gauche de la Bretagne, ou de certains départements, notamment dans les deux régions les plus méridionales. Son implantation y est donc partielle, parfois de circonstances. La France de l?Ouest, en 1981 n?est plus une terre de droite, elle y conserve des bastions, mais elle connaît un rééquilibrage politique durable, que l?ouvrage cherche à comprendre et expliquer.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.